Plus l'échéance approche, plus je m'interroge sur la réalité du scrutin de mai prochain.
Les annonces du Président de la République, d'augmentation de la TVA, de baisse massive des charges patronales, de bras tordu au Droit du Travail, sont toutes à échéance postérieure à l'élection présidentielle.
C'est une démarche qui est autant politique que psychologique. Personne n'est dupe de la posture du chef de l'Etat candidat de l'UMP, qui veut à la fois donner l'image du Président qui intervient jusqu'au bout et conjurer des sondages très défavorables depuis des mois, que rien ne semble infléchir.
Il fait comme si les élections n'existaient pas, en projetant des réformes pour l'automne. C'est une attitude de banalisation, voire de déni, qui en dit long, par contraste, sur la fébrilité qui le gagne, plus le rendez-vous démocratique se précise. La tentative d'instrumentalisation du Parlement ne masquera pas cette initiative désespérée d'effacer par ces annonces le bilan de cinq années funestes pour les Français.
La perspective tracée est terrible pour notre peuple, qui verrait tous ces acquis, son modèle social, totalement détruits par les mesures envisagées. C'est sur une stratégie du tout ou rien, du bluff ultime, que Nicolas Sarkozy entend jouer sa réélection.
Avec le Général de Gaulle, on savait que la politique de la France ne se fait pas à la corbeille. Avec Nicolas Sarkozy, on comprend qu'elle se fait à la table de jeu.

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