Reconstructeurs !

Communiqué d'Arnaud Montebourg, président délégué de Rénover Maintenant.

transmis à l'AFP ce dimanche 18 mai

Le courant Rénover Maintenant issu des rénovateurs du Congres du Mans a réuni ses cadres, élus, parlementaires et représentants des fédérations cet après midi au Centre d'Accueil International de Paris dans le 12eme arrondissement de Paris.

Il a pris la résolution ferme d'éviter à tout prix la guerre des présidentiables qui menace de s'installer dans le parti socialiste au risque de l'achever. Les rénovateurs ont décidé au contraire de s'engager dans la reconstruction du parti, en participant à la réconciliation des courants qui se sont affrontés dans le passé, dans l'objectif de construire le futur parti de toute la gauche.

A cette fin, ils lutteront dans le congrès des socialistes contre la présidentialisation abusive et abêtissante du parti, comme ils luttent depuis longtemps contre la présidentialisation du régime et du pouvoir sarkozyste.

Ils défendront dans le Congrès l'établissement de primaires ouvertes à toute la société pour la désignation du candidat de la gauche rassemblée.

En conséquence, les rénovateurs ont décidé de s'associer avec le courant "Socialisme et Démocratie". Les militants des deux sensibilités écriront ensemble une contribution destinée à rassembler autour de propositions communes la majorité des socialistes. L'objectif commun de ces deux sensibilités est de reconstruire les fonctions vitales du PS, notamment sa capacité à proposer un projet de gauche, ambitieux et crédible, pour la France.

Voilà pourquoi ils ont décidé de s'intituler "les reconstructeurs".

Les maires de la Creuse s'opposent à la fermeture de l'agence de La Montagne à Aubusson

Le voeu suivant a été adopté à l'unanimité lors de l'Assemblée Générale de l'association des Maires et Adjoints de la Creuse, sans aucune abstention.

« Les Creusois ont appris avec stupéfaction l’annonce de la fermeture de l’agence d’Aubusson de « La Montagne » en septembre prochain.

Nous, les Maires et Adjoints de la Creuse ne comprenons pas, nous non plus, cette décision , dont nous avons entendu dire par les responsables du journal qu’elle n’est pas dictée par des impératifs économiques.

En effet, les ventes du quotidien ont progressé de 6% ces derniers mois. La décision prise autoritairement par la direction du quotidien nous parait préjudiciable pour tous, autant pour le journal que pour ses lecteurs. La relation de proximité instaurée avec l’agence d’Aubusson permet et facilite les démarches des collectivités et des élus, des commerçants et artisans du bassin de vie, des responsables culturels et associatifs et, bien sûr, de la population.

Se rendre à l’agence fait partie des actes de la vie courante, et il y a fort à parier que sa disparition aura également des conséquences économiques pour le journal.

C’est pleins de doutes que nous entendons nous dire que va s’améliorer la proximité, en concentrant les journalistes à Guéret. Nous ne connaissons que trop ce discours, qui accompagne chaque disparition de service, et nous n’oublions pas que La Montagne s’est toujours faite un relais fidèle de nos combats pour éviter que tout ne disparaisse ici.

C’est aussi pour cela que nous ressentons douloureusement la fermeture annoncée, qui récompense bien mal la fidélité des lecteurs.

Un journal appartient avant tout à ses lecteurs.

Chacun aura compris que nous ne nous battons pas contre La Montagne, mais pour préserver ce lien tout à la fois si particulier et si fragile qui existe entre le journal et ses lecteurs.

Réunie en assemblée générale le 17 mai 2008, l’association des maires et adjoints de la Creuse apporte son soutien aux démarches engagées sur le terrain, et considère impératif le maintien de l’agence d’Aubusson du journal La Montage, agence du sud et de l’est de la Creuse.»

Pétition pour le maintien de La Montagne et réunion publique

PetitionlamontagneJe vous invite à signer la pétition pour le maintien de l'agence de la Montagne à Aubusson.

A signer en ligne ici

ou en téléchargeant et en diffusant largement ce document

Ce vendredi 16 mai, j'organise à la salle de la Bourse du Travail à 19h, une réunion de mobilisation et d'information. Cette réunion est ouverte à tous. Il y sera question des moyens à mettre en œuvre pour garder l’agence de La Montagne à Aubusson.

Nous comptons tous sur vous, c'est à dire sur nous !

Ordre Général de Mutinerie ?

L'absence de nombre de députés UMP de l'hémicycle lors de l'examen de la Loi OGM a permis l'adoption de la motion de procédure déposée par le député Chassaigne, ce qui a conduit au rejet du texte. L'épisode est d'autant plus savoureux, lorsqu'on se rappelle le coup de torchon produit par l'adoption d'un amendement du même député, avec l'approbation de Nathalie Koscuisko-Morizet, sur cette même loi.

La ministre avait mis les pieds dans le plat en fustigeant l'attitude du groupe ump à l'Assemblée vis à vis de ce texte issu des débats du Grenelle de l'environnement. Sa dénonciation publique du manque d'implication des parlementaires de la majorité lui avait valu une volée de bois vert, et l'obligation de se soumettre à un acte de contrition médiatique dont il m'avait semblé qu'il lui était finalement assez politiquement bénéfique.

Le petit séisme politique qui s'est produit hier ne doit pas être pour lui déplaire, et on attend désormais le repentir public de Jean-François Copé, dont l'incapacité à mobiliser les troupes n'a sans doute que d'égal sa volonté de jouer sa petite musique personnelle dans la fanfare de la majorité. Et il semble bien qu'il ne soit pas le seul à être lassé de la partition imposé par le chef de l'Etat.

Désormais, le gouvernement n'a plus le choix que du baton pour mater sa majorité récalcitrante, les carottes des réceptions élyséennes, même sans OGM, n'ayant pas eu l'effet escompté. Ce faisant, le passage en force auquel il se prépare, sur un texte dont l'importance et les conséquences, peut-être irrémédiables, pour de nombreuses années à venir n'échappent à personne, constituera un véritable déni de démocratie, et une prise de risques folle, tant il apparait à nombre d'égard comme peu abouti, ou pas assez précis. Nul doute que le lobby des semenciers aura apprécié cette rebellion parlementaire.

A quelques jours de l'examen par le Parlement du projet de réforme des Institutions, l'obstination gouvernementale, à vouloir passer en force, et à escamoter la poursuite du débat de fond, est du plus bel effet.

Mais l'Assemblée Nationale n'a pas à rougir d'un épisode dans lequel elle n'aura finalement que joué son rôle, tel qu'on aimerait la voir le faire plus souvent, dès lors qu'elle ne réduit pas son expression à une simple chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs que dans son enceinte.

Fermeture de l'agence d'Aubusson de "La Montagne"

Pict0001                           COMMUNIQUE DE PRESSE

J’apprends avec stupéfaction la décision brutale de la direction du groupe CENTRE FRANCE de fermer l’agence d’Aubusson du Journal La Montagne.

Ainsi, en septembre prochain, pour la première fois depuis un siècle, il n’y aura plus de journal à Aubusson.

L’agence locale remplit pourtant une mission de proximité très importante pour la population qui est accueillie quotidiennement dans ses locaux pour les annonces, les communiqués et le carnet.

Le journal s’éloigne ainsi du Sud et de l’Est du département, et on ne me fera pas croire qu’il y a là un progrès.

Je demande donc à la direction de CENTRE FRANCE de revoir sa position, convaincu que je suis que cette décision sera préjudiciable tant au journal qu’à la population du Sud de la Creuse.

Aubusson, le 7 mai 2008

                                                      Michel MOINE

         Maire d’Aubusson, Vice-Président du Conseil Général de la Creuse

nb: La Montagne ne s'est pas faite l'écho de ce communiqué...

Apporter sa pierre philosophale à l'édifice

"François Hollande a hérité du PS, il va rendre la SFIO". La formule lapidaire d'Eric Besson, que je ne connais pas personnellement, a de quoi interpeller chaque militant socialiste, même si elle émane d'un transfuge qui n'a pas beaucoup de leçon de constance politique à donner.

Mais si Eric Besson semble manifester un certain talent pour l'art de la formule (ce qui lui en fait donc deux, au moins, avec celui de la trahison politique), nul doute qu'il apprécie celle de Pierre Moscovici, relative à son nouveau maitre à penser : "Il avait de l'or dans les mains, un an après il l'a transformé en plomb".

Excellente formule elle-aussi, qui illustre parfaitement l'alchimie sarkozienne, qui a pour caractéristique de traduire en régression sociale tous les dossiers dont elle se saisit.

Eric Besson, qui doit certainement confondre plomb et aplomb, appréciera en spécialiste.

Evolutions de la Communauté de Communes

J'ai souhaité qu'une nouvelle commission soit créée, dans le cadre communautaire, afin que les élus réfléchissent collectivement aux évolutions futures des missions de la communauté de communes.

Une première réunion s'est tenue, à Moutier-Rozeille, où un certain nombre de pistes de réflexion ont été esquissées.

Parmi celles-ci, la mise en place d'un service de repas à domicile, compétent sur l'ensemble du territoire communautaire a été évoquée. Actuellement, seules Aubusson dispose d'un service municipal, Felletin de prestations "offertes" par sa maison de retraite, et Ars d'une structure associative.

L'idée, c'est de faire de la com-com un outil de solidarité pour les aînés, demandeurs d'un tel service, quelque soit leur commune de résidence, et permettre ainsi une égalité de traitement sur le terrritoire communautaire.

N'hésitez pas à utiliser ce blog pour faire part de votre sentiment, sur ce point précis, ou sur d'autres.

Culottée NKM...

Samedi matin, se tenait à Aubusson l'Assemblée Générale de la fédération des chasseurs de la Creuse. Très majoritairement composée d'ACCA, la chasse, dans notre département, garde son caractère populaire et démocratique et concerne près de 9.000 chasseurs.

Intervenant à la tribune de la réunion, notre inénarrable député, passé maitre dans l'art de manier expression ou gestuelle choisies ( "A poil", à Ségolène Royal, doigt d'honneur à Henri Emmanuelli et très récemment au président du Conseil Général Jean-Jacques Lozach,  "Mais ils ne veulent pas travailler, les chômeurs. Etre payés à ne rien faire, c’est cela qui les intéresse !" à l'Assemblée Nationale en 2005...) s'en est pris à Nathalie Koscuisko-Morizet.

"NKM est très minoritaire dans notre groupe, nous la marquons à la culotte !" a-t-il asséné ce samedi matin, dans une démarche intellectuelle dont l'absence de solidarité politique n'aura eu d'égal que le machisme et la vulgarité démagogique. Jean Auclair, ou le coup de pied de l'âne. Il est vrai que lui vient de subir une belle...déculottée électorale.

Mais n'y avait-il pas là, en creux, une sorte d'hommage à celle qui a eu seule le courage d'assumer le Grenelle de l'environnement ? Il est plus facile de s'en prendre à elle qu'à son ministre (homme) de tutelle ou  qu'au Président de la République, qui a voulu le Grenelle.

Alors culottée, Nathalie Kosciusko-Morizet ? Incontestablement...

A Aubusson, journée départementale de la déportation

Allocution prononcée ce dimanche lors de la commémoration du souvenir des déportés de la Creuse.

En remontant tout à l’heure l’avenue de la République, en direction du monument départemental de la déportation, je ne pouvais m’empêcher de penser que nous marchions dans les pas des résistants de la première heure d’Aubusson, eux qui avaient choisi le 14 juillet 1942 de manifester dans ce lieu incarnant la République disparue.

Par petits groupes de trois ou quatre, ces quelques dizaines de résistants avaient ainsi exprimé leur « mécontentement contre ce régime de trahison », pour reprendre l’expression qu’emploie Jules Fourrier, dans le petit ouvrage qu’il publia à son retour de déportation de Mathausen.

Ils n’imaginaient pas que le nom de nombre d’entre-eux figurerait sur ce monument devant duquel nous commémorons chaque année leur souvenir, et celui de leur sacrifice dans les camps de la mort nazis. Nous sommes également passés, place du monument, devant le café du Commerce, berceau de la résistance aubussonnaise, où se retrouvaient les Chevalier, Mérignat, Couturier, Colson, Bascoulergue, Chambonnet, et tous les patriotes aubussonnais qui refusaient le déshonneur de la collaboration. Il y a quelques instant, chacun des noms des victimes creusoises de la déportation a été prononcé.

Ce faisant, ils sont toujours vivants dans les cœurs et les esprits d’aujourd’hui.

La litanie des noms est impressionnante, tant le tribut payé par la résistance creusoise a été lourd et tragique. Nous ne pouvons l’écouter sans qu’une émotion profonde ne nous étreigne, sans être envahi d’un sentiment de respect mêlé de gratitude, sans que nous apparaisse évident le devoir de mémoire que nous honorons en cet instant. Nous répondons en cela à l’exhortation de Jules Fourrier, je le cite : « Ceux qui sacrifiaient leur famille, leur liberté et leur vie dans la lutte clandestine pour libérer la France et pour faire triompher les causes de la Liberté ont droit à un peu plus de reconnaissance et de souvenir. »

Ces hommes et ces femmes ont fait le sacrifice de leur vie pour leur idéal de liberté, pour leur amour absolu de la République et de sa devise sacrée, Liberté, Egalité, Fraternité, qui n'était alors plus la devise de notre pays.

Ils ont apporté l’éclatante confirmation que la citoyenneté, c’est une affaire de choix, de courage, et de convictions assumées. Car ils étaient avant tout des citoyens.

Après que l’Allemagne ait porté démocratiquement au pouvoir le futur bourreau de l’Europe, alors qu’en France, la République avait démissionné devant la vieille antienne de l’homme providentiel, père de la nation, sauveur de la patrie, et qui s’en ait révéler, comme toujours dans l’Histoire, le fossoyeur, il y eu de nos compatriotes, qui refusèrent le joug qu’on leur tendait. Etaient-ils prédestinés à être des héros ? Non, juste des citoyens ordinaires, qui prirent la décision extraordinaire de ne pas renoncer aux valeurs de la République.

Et, à partir de là, alors que basculait celui de l’Europe entière, leur destin personnel bascula, eux qui devinrent les premiers grains de sable qui allaient enrayer la logique destructrice des nazis, des miliciens et des collaborateurs.

S’il en fût qui firent don de leur personne à la France, c’est bien eux, les résistants, dès lors qu’on parle de la vraie France, celle dont les valeurs universelles contribuent à éclairer le monde Ce n’était pas la France qui se fourvoyait coupablement à Vichy, et que d’aucuns servirent avec un zèle criminel qui n’avait d’égal que leur acharnement à combattre et détruire ceux que la propagande officielle désignait sous l’épithète de « terroriste ». De ces terroristes-là, de fait les combattants de la liberté, on ne peut que se sentir proche et solidaire.

Qualifier aujourd’hui comme tel un élu de la république, en pesant ses mots, ne peut que renvoyer son auteur au jugement de l’Histoire, et malheureusement en bien mauvaise compagnie.

Dès lors, entrer en résistance, y poursuivre sa lutte pour la libération nationale, dans des formes de clandestinité inédites, cela devint le choix d’hommes et de femmes courageux et déterminés, mais aussi en danger mortel, du fait que la haine et la violence qui encourageaient les médiocres et les assassins étaient devenus la norme de l’Etat français.

Leur exemple nous montre que la citoyenneté est une exigence, qu’elle dépend de chacun de nous. Sa fragilité intrinsèque ne peut être surmontée que par notre détermination à la faire vivre et par le refus de l’affaiblissement de la République.

La République fût refondée à la Libération, son pacte social défini par le Conseil National de la Résistance.

C’était l’époque où le mot « réforme » était synonyme de « progrès ».

Nous sommes toujours les dépositaires de cet héritage politique et historique, pour lequel nos martyrs creusois se sont sacrifiés. Veillons à ce que le temps, mais aussi l’action des hommes n’en efface pas l’ambition. Soyons attentifs à l’exercice du pouvoir, dont on se méfiera comme de la peste de l’exercice solitaire.

La République, c’est la séparation des pouvoirs, l’exécutif et le législatif, sans oublier le judiciaire. La paix, c’est le contrôle politique de la mondialisation, le respect des règles démocratiques et des Droits de l’Homme, le partage et la bonne gestion des ressources naturelles et de l’énergie. La liberté, c’est l’ultime objectif des hommes de bien, le respect des convictions de chacun, la tolérance mutuelle.

Ce sont ces idéaux que nous ont légué les victimes de la déportation, résistants, juifs, tziganes, homosexuels…

A nous de les faire vivre, et de les transmettre à nos enfants. Si nous y parvenons, nous nous serons montrés dignes du sacrifice de nos pères.

Je vous remercie de votre attention.

Michel Moine

Dans les petits papiers de la République...

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L'apparition au grand jour de salariés étrangers sans-papiers, réclamant un titre de séjour pour exercer légalement leur activité professionnelle, lance le débat sur la régularisation, qui a déjà fait couler tant d'encre.

Cette fois-ci, il a le mérite, si chacun y veille, de poser le problème sous un angle un peu différent que d'habitude, puisque souvent, beaucoup parlaient au nom des sans-papiers, dans un sens ou dans un autre, alors que les intéressés restaient silencieux, ou déconnectés de leur réalité économique.

Ce qui est nouveau, pour le grand public en tout cas, c'est qu'on comprend que des pans entiers de notre économie dépendent de ces salariés en situation irrégulière. On est loin de l'image de l'immigration porteuse d'insécurité et de délinquance, sur laquelle a surfé l'extrême-droite pendant des années. Non, il s'agit bien de travailleurs, qui occupent des emplois auxquels ils sont les seuls à postuler, derniers avatars du lumpenprolétariat, qui, en l'occurence, n'est pas une vue théorique d'un esprit marxisant, mais bien une réalité-miroir, douloureuse pour le pays des Droits de l'Homme.

Ce sont ces hommes et ces femmes, ombres erratiques du petit matin, qui nettoient nos bureaux et nos sanitaires, machinistes de fond de cales dans nos paquebots de la restauration, qui plongent chaque jour dans les eaux grasses des reliefs de nos assiettes, fantassins supplétifs des bataillons mécanisés du bâtiment ou des travaux publics.

J'entends certaines bonnes âmes, tel Mr Devedjian, s'offusquer que des patrons emploient cette main d'oeuvre, sans se douter qu'elle ne dispose pas du sésame-clé: le titre de séjour. Nul doute que ne se trouvent chez ces employeurs des indélicats ou des voyous, mais il y a aussi des hommes de bonne foi. En effet, rares sont les circonstances où ceux-ci se retrouvent confrontés à des postulants faisant étalage d'une situation irrégulière. Le plus souvent, leur sont présentés, au moment de'embauche, des titres de séjour autorisant la pratique d'une activité salariée en bonne et dûe forme, mais pas forcément par le titulaire dudit titre. Car la solidarité fonctionne chez ces aspirants-travailleurs, et le prêt de papiers authentiques et en rêgle entre compatriotes est une habitude répandue.

De ce fait, la vérification des papiers auprès de la Préfecture, qui se fait dans la plupart des cas, ne révèle-t-elle aucune anomalie.

Dès lors, comment s'étonner de voir le soutien affiché par nombre d'employeurs à ces demandeurs de régularisation, formés par eux, et envers lesquels ils n'ont aucun grief professionnel ?

La régularisation est donc une nécessité économique, de l'ordre de l'expédient certes, car elle ne remet pas en cause le systême qu'elle nourrit, et dont nous sommes collectivement les bénéficiaires. En effet, l'emploi de cette main d'oeuvre, bon marché, à temps partiel, et au travail pénible, s'appuie sur un marché toujours à la baisse, où le coût de la main d'oeuvre, notamment sur les taches à très faible plus-value, doit être le plus bas possible. Les choses resteront en l'état, tant que les clients obligeront par exemple les sociétés de nettoyage à intervenir chez eux entre 6h et 8h30, et 18h et 21h, sanctuarisant ainsi le temps partiel.

Si la chasse est systématisée chez ces travailleurs de l'ombre, nul doute que le ménage ne sera plus fait par personne, la cuisine préparée avec beaucoup de difficultés dans des assiettes en carton et les chantiers de batiment resteront eux-aussi en carafe.

Régulariser ceux qui travaillent est une évidence économique, sociale et humaine. C'est le devoir de nos gouvernants.

Etre dans les petits papiers de la République, à défaut des grands papiers de la presse française. Nul doute que la mesure fera un carton.

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