TROUVE SUR LE BLOG DE RTL:
"Et de cinq ! Pour la cinquième fois de suite en dix jours, un sondage vient confirmer la poussée du "Non" au référendum français de ratification du projet de Constitution européenne. Mardi (29 mars) déjà, le "non" était crédité de 54% des intentions de vote dans un sondage Ipsos pour Le Figaro et Europe-1 dans le quotidien, soit deux points de mieux que le sondage du 18-19 mars. De son côté, le "Oui" perd deux points dans les intentions de vote, à 46%. Chez les personnes certaines d'aller voter, 71% assurent que leur choix et définitif. On apprenait mardi soir, qu'un cinquième sondage Ifop pour Paris-Match donne le "non" majoritaire à 53% contre 47% pour le "oui". Par ailleurs, 54% se déclarent sûrs de leur choix, 43% pouvant encore changer d'avis, 3% ne se prononçant pas. Ils sont toutefois 49% à penser que le oui va l'emporter le 29 mai, contre 38% d'avis contraire et 13% de sans opinion.
A gauche, le "Non" fait un bond de huit points à 53% chez les sympathisants Parti socialiste depuis les 18-19 mars ; il recule d'autant chez les partisans du "Oui" (47%). A droite, c'est la stabilité : toujours 67% en faveur du traité constitutionnel, et 33% contre. Cette enquête a pourtant été réalisée après la promesse de révision du projet de directive Bolkestein sur les services, susceptible de renforcer le camp des opposants au traité européen."
J'ai reproduit ce court article, qui informe sur la confirmation de la tendance -lourde- des intentions de vote de nos compatriotes le 29 mai prochain. Le non s'est trouvé une légitimité, surtout chez les électeurs de gauche, même si une majorité pense que le oui va l'emporter.
Sur la blogosphère, le phénomène est très net (évidemment!). Les partisans du non semblent être les plus nombreux à s'exprimer, et on sent bien que chez beaucoup, c'est une conviction acquise depuis peu. Ce qui me frappe, c'est ce désir de débat politique qui se manifeste exige un débat, argument contre argument, analyse du texte contre analyse du texte. Le discours politicien est rejeté, s'il n'aborde pas les questions de fond. Autrement dit, moins de com', plus de conviction, plus d'explications, plus de vision européenne. Les blogueurs veulent avoir l'impression que les hommes politiques aient lu le texte (ce n'est pas toujours sûr !), et que le discours s'adresse à leur intelligence, et non à leur instinct (peurs, menaces, irrationnel). Je trouve tout à fait encourageante cette exigence démocratique, qui préfigure d'un vote éclairé, que ce soit pour le oui ou pour le non. En tout cas, les messages sont explicites, et les allusions aux leçons non tirées par la classe politique , dans son ensemble, après le 21 avril, nombreuses.
Le phénomène "blog" n'est pas étranger à la rapidité avec laquelle le non vient de progresser dans les sondages. Il n'en n'est pas bien sûr l'unique explication, et je me garderai bien , animé de la foi du converti, de tout ramener à lui. Mais il est un vecteur important de la propagation du débat, tel le forum antique d'où naquit l'idée de la démocratie. J'ai lu des commentaires nombreux, sur différents blogs, où les blogueurs disaient : "je vais lire ce texte, pour me faire mon idée". Le prêt à penser que certains proposent est rejeté, au profit du sur-mesure, c'est à dire du débat de fond.
Si les blogs n'avaient servi qu'à ça, ce serait déjà formidable.
Le blog, un auxiliaire de la démocratie et de la citoyenneté.







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