Nicolas Sarkozy l'a annoncé à plusieurs reprises : son retour au ministère de l'Intérieur répond à des objectifs personnels de contrôle de l'appareil policier, mis en cause par lui dans la divulguation à la presse "d'informations" relatives à son couple et sa famille. Nicolas Sarkozy considère que , seule la reprise en main par lui du ministère, est de nature à contrer le "complot" dont il serait victime.
Au moins, c'est clair, c'est dit, sans fioritures : le but , c'est l'auto-protection.
Ces récentes déclarations de Nicolas Sarkozy ne manquent pas de susciter des interrogations sur ce que notre régime est en train de devenir.
On avait déjà compris que l'autorité du chef de l'Etat n'est plus qu'une mascarade, dont ce dernier est le premier responsable. Il suffit de lire la presse européenne pour mesurer à quel point l'acharnement du chef de l'Etat à rester en poste "pour convenances personnelles" discrédite l'image de notre pays aux yeux de nos voisins.
Voilà maintenant que l'autorité régalienne de l'Etat, dans ce qu'elle a de plus sensible au regard des libertés publiques et individuelles, est mise au service des intérêts particuliers d'un homme, avant toute considération de l'intérêt général.
Cette situation dénote, de plus, la très grande fragilité de ce gouvernement, où on se méfie de ses proches et de ses amis, et où les couteaux sont tirés, véritable situation paranoïaque, d'où les préoccupations des Français sont notablement absentes. Le vote du 29 mai n'a , par exemple, en aucune façon, marqué la volonté de ces derniers de voir créé un contrat de travail avec période d'essai de deux ans, curieuse manière de répondre à l'inquiétude née de l'insécurité sociale, en proposant une mesure qui l'accentue.
Atmosphère de fin de règne, des coups bas, des petites vengeances entre amis, dont on voudrait nous faire croire qu'elle est propice à l'émergence d'une stature d'homme d'Etat.
Décidément, les Français restent en marge de ce nouveau théatre d'ombre que nous propose le gouvernement.
Hier, à l'assemblée, Nicolas Sarkozy a semblé bien à la peine pour ne pas répondre à Arnaud Montebourg, qui lui demandait de révéler quels étaient ses amis qui lui voulaient "tant de mal".

Au moins avec ce genre de postures, Sarko perd de son capital de sympathie et de séduction, genre "je vais vous montrer comment faire de la politique autrement et sans tabou". Il bénéficiait de cette image avant et ça lui donnait une sorte d'avantage sur les autres, mais avec ses dernières déclarations et son mépris affiché du peuple français (à qui il dit explicitement qu'il est ministre pour lui-même et pas pour les Français) j'espère bien que cette image est à jamais détruite aux yeux des électeurs.
Rédigé par : Natacha | 16/06/2005 à 16:38
je comprend que de parler de SARKO vous fasse du bien au PS tant vous êtes divisés et partager;
vous parlez de fin de régne..? pensez vous que votre parti offre une image crédible aujourd'hui? pensez vous en offrir une demain?
au fait quel parti socialiste pour demain?
qui a une chance de pouvoir succéder à jospin à la tête de vos électeurs , s'il existe vraiment quelqu'un d'ailleurs..!!!
en fait SARKO a très bien répondu à votre ami MONTEBOURG
il ne faut pas citer que ce qui vous arrange, mais c'est vrai que l'image de SARKO chez les français vous dérange.
Rédigé par : claudeteyton | 16/06/2005 à 16:52
Et vos arguments pour justifier la position de Sarkozy, c'est quoi au juste ? C'est bien beau d'attaquer le PS en guise de réponse, mais ce n'est pas très convaincant. Ce n'est pas un scoop, le PS est dans une phase délicate, mais là on ne parle pas de ça, on parle d'un ministre qui se moque ouvertement de la dignité de ses fonctions en les mettant sans vergogne au service de ses intérêts personnels (et ça on ne l'a pas inventé, il s'en est vanté publiquement).
Rédigé par : Natacha | 16/06/2005 à 17:09
SARKO a dèjà fait ses preuves depuis longtemps et je pense que les mois qui viennent lui permettront de continuer à montrer son attachement à travailler pour la France .
ce dont vous parler n'est qu'un détail de discussion qui a été monté par certains journalistes et certains hommes politique trop content de pouvoir " se payer un peu de SARKO" .
Rédigé par : claudeteyton | 16/06/2005 à 17:54
Cela vole bas! A croire que certains de l'armée de l'air, sans en avoir l'air, préfèrent le plancher des "vaches".
Au moins, ils ne targuent pas de haut mais à la hauteur de ce qu'ils sont.
Rédigé par : AUCINE | 16/06/2005 à 18:01
et voir un ministre de l'interieur cumuler sa fonction avec celle être le président d'un parti politique, l' UMP, et en plus président d'un conseil général, au fait le jour ou le prefet de son département s'opposera à une décision du conseil général, qui décidera? le ministre qui commande aux préfets, le président de parti ou le président du conseil
au fait qui gère les elections ?, le président de l'UMP, qui fait la carte électorale, le président de l'UMP? qui a en charge l'amenagement du teritoire, le présient de l'UMP?
bref je doute de son attachement à travailler pour la France mais je pencherai plus vers son ambition présidentielle y compris s'il faut mépriser les institutions ou tous simplement la democratie
Rédigé par : viot | 16/06/2005 à 18:08
Nicolas Sarkozy est d'abord l'homme des échecs électoraux, et le référendum en est le dernier avatar. Rappelez-vous, Claude, les échecs aux européennes alors qu'il conduisait la liste RPR, obtenant le pire score du parti gaulliste à cette élection, aux régionales en Ile de France alors que c'était son nom qui s'inscrivait sur les affiches de l'UMP en plus gros que celui du tête de liste Copé,le soutien à Balladur aux présidentielles avec le succès que l'on connait, il a également été favorable au référendum en Corse, là encore, échec.Et je ne parle pas des cantonales et des régionales...
C'est à se demander si , à part à Neuilly, il sait gagner une élection, car son nom est en général synonyme de défaite électorale.
Arnaud Montebourg lui a posé une question toute simple : qui sont ces fameux "amis" à qui il doit cette campagne liée à l'affaire clearstream,ce qui lui a valu de prononcer cette phrase surprenante : "je préfère être protégé par 5000 policiers que par 150 permanents de l'UMP".
De quel complot parle-t-il quand il dit : "J'ai dans ma poche les noms des auteurs du complot" ?
Pourquoi ne cite-t-il pas ses amis, Dominique de Villepin et Jacques Chirac ?
Quant au PS - le seul à avoir consulté démocratiquement ses militants-, il a bien sûr du pain sur la planche pour batir son projet de transformation sociale. Il y travaille, parfois dans la douleur, en consultant ses militants, et je me suis laissé dire que Nicolas Sarkozy trouve sa pratique interne digne d'inspiration.
Le ministre de l'intérieur, maire de Neuilly, Président du Conseil général des hauts de seine, président de l'ump est un homme aux nerfs fragiles. La France le sait maintenant.
Rédigé par : michel moine | 16/06/2005 à 22:27
questions cumuls des mandats , localement ou ailleurs..c'est pas mal non plus pour certains ,
c'est vrai que les militants du Ps avez été consultés , on a bien vu la suite ...sans commentaire..
SARKO n'est heureusement pas le seul a avoir une ambition présidentielle , mais à gauche certains ne veulant pas l'avouer , tout en le disant , sans le dire...
Aucine , que selon vous , ca vole bas , j'ai toujours eu ma façon de voir et surtout de dire les choses , et pas vous qu'un autre , ne me feront taire si j'ai envie de dire ou d'écrire..au fait on se connait??
Mr moine , si SARKO c'est trompé parfois , il a toujours réagi ensuite , pour la Corse entre autre , et il sait surtout reconnaitre ses erreurs , ce qui est très loin d'être le cas des politiques de gauche comme de droite.
Rédigé par : claudeteyton | 17/06/2005 à 08:57
Claude, la multiplication des controles routiers que dénonce Jean-Auclair, c'est une erreur de Sarkozy aussi ?
Rédigé par : michel moine | 17/06/2005 à 09:03
Ce n'est pas parce que les électeurs ne suivent pas un parti que ce parti doit suivre ses électeurs. Un parti porte un projet et le projet du PS passait par le OUI au TECE. Ce projet, il n'a pas su l'expliquer ou il n'a pas su inspirer suffisemnt confiance pour que les électeurs le suive. Le fait que certains caciques ne se désolidarisent pas du parti formellement avant de supporter la ligne contraire y est peut être pour quelque chose, mais laissons cela de coté.
LE projet semble en décalage avec les électeurs. Le parti se réintrroge sur son projet, c'est le but du prochain congrès. Qui peut tout a fait virer Rennes, alors adieu à l'alternance, ou Epinay, et tout est possible.
JE compte sur vous MM de NPS pour trouver un projet commun avec TOUT les autres courants, car l'aventure du TECE montre que certains minoritaires préfère la defaite de leur organisation au compromis sur les idées. L'Europe est est la première victime, même si cela n'a fait que hater la décomposition.
Rédigé par : egdltp | 17/06/2005 à 09:09
vous savez très bien que dans notre département , les contrôles sont souvent plus importants que partout ailleurs , ce n'est pas SARKO qui est cause , personne ne peut nier la baisse des accidents et du nombre de mort sur la route, ce qui est en cause c'est la façon d'appliquer les contrôles par certains patrons de gendarmerie ou de police.
et dans notre département , quand on n'a pas de permis ,c'est sans doute difficile de se déplacer , d'ou l'intérét du projet de loi déposé par JEAN AUCLAIR , voir sa lettre distribuée ces derbières semaines..
Rédigé par : claudeteyton | 17/06/2005 à 10:35
Arrêtons de prendre Sarkozy comme bouc émissaire. C'est en procédant de cette façon qu'il sera président dans "22mois" comme il dit. De toute façon, à moins d'un miracle à gauche...
Je pense que Sarkozy n'a pas tous les mérites qu'on lui prête, mais il en a au moins un : il sait parler aux gens. Ca ne remplace pas mlheureusement pas l'efficacité, mais c'est populaire. C'est ce que devrait apprendre la direction du PS. Evidemment, quand pour prononcer "Constitution européenne", on dit "cstittion eurpènne" (pas de nom, SVP), c'est un petit handicap au départ.
Rédigé par : parneix matthieu | 19/06/2005 à 10:15
Voilà un homme politique qui affiche ouvertement où il veut aller et ce qu'il fait... !
Qu'est-ce qui vous dérange ? La transparence ? ;-)
Pour une fois que c'est clair, tout le monde critique... c'est à ne rien y comprendre... :-)
Je ne soutiens pas spécialement l'homme, mais je trouve son attitude claire et directe contrairement aux autres hommes politiques !
Vous préférez un Jospin qui part, qui revient peut-être, sans pour autant revenir et le dire, mais surtout qui ne revient pas pour l'instant, ou plutôt oui en simple militant, mais il ne revient pas vraiment car il a dit qu'il partait...
Son attitude embarrasse tout le PS et personne ne sait vraiment ce qu'il en est... mais à priori tant que ça reste vague, ça vous fait moins peur que quelqu'un qui a un véritable projet...
Rédigé par : SteF | 19/06/2005 à 12:39
Ce qui me dérange, c'est l'utilisation de l'appareil d'Etat à des fins personnelles, et de le revendiquer comme tel. Non, son attitude n'est pas claire, tout comme ses déclarations sur sa sortie programmée du gouvernement démontre la poursuite d'un destin personnel, déconnecté de la notion d'intérêt général.
Quant à l'alternative avec Lionel Jospin, une lecture attentive de mon blog vous aurait évité cette phrase. Je vous renvoie à cette note : http://www.michel-moine.net/mon_weblog/2005/04/je_ne_suis_pas_.html
Rédigé par : michel moine | 19/06/2005 à 17:25
""c'est l'utilisation de l'appareil d'Etat à des fins personnelles, et de le revendiquer comme tel.""
Mais justement, c'est pour ça que c'est clair...
Biens d'autres le font, mais s'en défendent officiellement derrière de belles paroles... non ?
Encore une fois, je ne soutiens pas spécialement SARKO, mais il dit ce qu'il fait et il fait ce qu'il dit...
Oui j'avais déjà lu votre "post" très pertinent et très objectif sur L. Jospin. En fait, mon propos était une comparaison d'attitude et non pas une remarque dirigée contre vous... je me suis sûrement mal exprimé...
Rédigé par : SteF | 20/06/2005 à 01:44
Finalement, vous êtes sur une analyse "cynique" de Nicolas Sarkozy.Mais je ne suis pas convaincu de son honnêteté dans la transparence de la démarche, qui ne l'éxonère pas, d'ailleurs, de critiques et de divergences de vues. On ne peut pas dire que cette méthode ait été particulièrement efficace lors de son passage à Bercy.
Rédigé par : michel moine | 20/06/2005 à 07:50
Il y a des questions que je me pose :
au-delà du personnage frénétique, plutôt détraqué à la matraque facile, Sarko n'est-il pas en train de bafouer la Constitution française en s'immiscant dans les affaires de la justice, normalement indépendante de l'Etat? Ne peut-on pas parler de dérive totalitaire?
Aussi, j'ai du mal à comprendre pourquoi ce pauvre type recceuille un tel succès auprès des français? Est-ce l'air : -"je vais vous défroquer le voyou en public, et lui infliger une bonne correction!", qui les excite tant?
Je souhaite une chose, c'est qu'on lui rabatte son caquet rapidement, car je l'estime dangereux ; peut-être plus dangereux qu'un Le Pen.
Bien à vous, Aaron Efflan.
P.S : merci de me répondre à propos de l'indépendance de la Justice vis à vis de l'Etat.
Rédigé par : Aaron Efflan | 24/06/2005 à 15:41
Je l'avais un peu fait , par anticipation, dans un précédent commentaire : je considère effectivement que ces propos de Nicolas Sarkozy remettent en cause le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Je ne suis manifestement pas le seul à le penser, à écouter ce matin le premier ministre sur France Inter.
J'ai également entendu la très vive réaction de Dominique Barella, président l'Union Syndicale des Magistrats, qui n'hésite pas à dire que "dans son délire de toute-puissance, Nicolas Sarkozy devient à lui seul le gouvernement, le Parlement et le juge".
Oui, cette confusion des pouvoirs est une menace pour ce fondement essentiel de notre démocratie, qu'est l'indépendance de la Justice.
Il nous appartient à tous de veiller au respect de ce principe fondateur.
Rédigé par : michel moine | 24/06/2005 à 21:53
Devant une assemblée de médecins confirmés, Jacques Lacan a passé plus d'une heure à interroger une de ces malades, dont il était convaincu qu'elle était paranoïaque, avant que ses résistances ne cèdent enfin et que la pathologie soit en quelque sorte "révélée".
Il faudra plus d'une séance à l'Assemblée, je le crains, pour que Arnaud Montenourg fasse à son tour la brillante démonstration de la personnalité paranoïaque de notre ministre de l'intérieur.
Bien à vous, A.E.
Rédigé par : Aaron Efflan | 17/07/2005 à 01:32
Faites confiance à son opiniatreté !
Rédigé par : michel moine | 17/07/2005 à 11:25
Pas de souci. Le personnage me plaît bien : il est plutôt jeune, pas idiot ; il a l'air d'un homme qui sait ce qu'il fait, qui ne se laisse pas intimider.
2007, c'est pour bientôt. Je suis tout ouie aux propositions efficaces qui nous sortiraient du marasme dans lequel nous ont précipités les actuels gouvernants.
A.E
P.S : désolé pour Arnaud Montebourg dont j'écorchais le nom dans mon précédent billet.
Rédigé par : Aaron Efflan | 18/07/2005 à 01:02
je souhaite organiser une marche contre sarko pouvez vous m'aider
Rédigé par : Nsima serge | 03/03/2006 à 16:13