Dans ma précédente note, je faisais référence aux mesures nécessaires à prendre pour réduire le volume de déchets que nous produisons.
Les députés français ont voté mardi un amendement interdisant la commercialisation des sacs et emballages plastiques non biodégradables à l'horizon 2010. C'est une très bonne nouvelle, surtout si on recourt à d'autres matériaux que le maïs, qui est trop gourmand en eau. A l'avenir, ces sacs, utilisés massivement par la grande distribution, pourraient provenir d'autres matières végétales comme la pomme de terre, le chanvre ou la tomate.
"Le sac en biomatériau (biodégradable) est la meilleure option après le cabas réutilisable", précise Nadia Boeglin, chef du département éco-consommation à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Il convient de s'interroger sur la nécessaire réorganisation de la filière , si on veut qu'en 2010, les 50 milliards d'emballages plastiques soient remplacés par des matériaux dégradables.
L'utilisation du cabas constitue la meilleure alternative à l'utilisation des sacs plastiques. Celà induit de changer là aussi nos habitudes comportementales, en sachant que nous ne trouverons plus dans la grande distribution ces sacs dont la durée de vie moyenne est de 20 minutes.
C'est accepter par exemple d'avoir à laver verres, assiettes et couverts, plutôt que jeter après utilisation. Ce que nous avons fait à la mairie d'Aubusson, où le jetable est proscrit.
Notons que mardi, il ne s'agissait que d'une première lecture. Espérons que cet amendement à la loi d'orientation agricole ne passe pas à la trappe dans les semaines qui viennent.

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