Arnaud Montebourg, Christian Paul, Thierry Mandon et Karine Berger ont adressé aux militants un courrier , que je reproduis ci-dessous, où ils expliquent leur position dans la fameuse nuit des longs couteaux de la commission des résolutions au congrès du Mans.
Lettre aux militants NPS
Nous avons préféré laisser passer de longues heures de calme avant de nous adresser à chacune et à chacun d’entre vous au sujet des évènements du Congrès du Mans.
Nous avons pris, en notre qualité de membres NPS de la Commission des Résolutions pour la motion 5, tous les quatre, la grave décision, à 3h30 du matin, dans la nuit du 19 au 20 novembre, au moment où celle-ci passait au vote, de ne pas approuver le texte de la motion de synthèse pourtant votée par la très grande majorité du Parti.
Nous avons déclaré que nous ne souhaitions pas empêcher par un vote négatif le rassemblement de tous les socialistes qui le souhaitaient, par loyauté à l’égard de notre Parti comme à l’égard de notre courant NPS, que nous avions fondé avec vous tous, mais qui venait quelques minutes plus tôt, en son sein et contre notre avis, de choisir la synthèse.
C’est en conscience que nous nous sommes, tous les quatre, abstenus, rejoints par Marc Dolez, député du Nord, issu des rangs d’Henri Emmanuelli.
Pendant la suspension de séance qui précéda le passage au vote, chacun des 24 dirigeants du NPS échangèrent leur opinion (Résultat du vote à l’intérieur de la délégation des 24 membres NPS à la Commission des Résolutions : 14 pour, 6 abstentions, 5 contre) : Christian Paul déclara que « le mandat qui nous a été confié par nos militants n’est pas rempli ». Arnaud Montebourg indiqua pour sa part : « il s’agit d’une synthèse à vil prix, ça ne passe pas pour moi ». Henri Emmanuelli répondit : « c’est vrai que c’est une synthèse à vil prix, mais on ne peut pas faire autrement dans l’intérêt du Parti ».
Nous avons mesuré durant cette nuit des Résolutions à quel point cette synthèse à marche forcée ne pouvait que faire disparaître l’âme, l’esprit et la force du projet porté par le NPS depuis 3 ans.
Nous mesurions au fur et à mesure de la journée de samedi, l’écart considérable entre ce que nous disaient vouloir les militants ou les délégués, et la mécanique politique de la synthèse calculée et défendue par certains dirigeants NPS comme devant être la solution aux problèmes actuels du Parti et de la gauche.
Notre choix fut celui de nos convictions de toujours et du mandat qui nous a été confié que nous avons préféré continuer à défendre. Ces convictions sont celles pour lesquelles nous avons tant travaillé et bataillé tous ensemble, plutôt que l’unité artificielle du Parti constituée au détriment des valeurs, des projets et des idées que nous portons.
Les trois sujets principaux sur lesquels nous avons butté pendant la nuit des résolutions parlent d’eux-mêmes de l’incapacité du Parti à remettre en question une certaine forme de conformisme que le NPS avait précisément pour objectif d’aider à faire reculer dans l’esprit général du Parti. Ils sont les éléments de l’identité du NPS : mondialisation, Europe, question démocratique.
1 – Mondialisation
D’abord l’affaire fondamentale du Tarif Extérieur Commun aux Européens. C’était une révolution intellectuelle et politique que le NPS proposait, depuis le congrès de Dijon, à notre Parti d’accomplir, celui-ci s’y étant obstinément refusé jusqu’à présent.
Venue des mouvements alter-mondialistes comme de la gauche américaine, l’analyse des dégâts de la mondialisation dérégulée a conduit de nombreux penseurs politiques à remettre en question le commerce mondial libre et sans entrave. Il s’agissait d’imposer la reconnaissance de la concurrence déloyale et la nécessité de la combattre dès lors qu’elle portait atteinte aux droits sociaux des salariés et des citoyens et aux intérêts environnementaux de la planète.
Nous avons porté cette question à un très haut niveau de visibilité dans le débat public du Parti et du pays. Il faut rendre hommage à Henri Emmanuelli d’avoir contribué à cette bataille d’idée dans le Parti. On ne dénombre plus les interventions convergentes de NPS et de NM aux différents Conseils nationaux. Sa tournée des délocalisations pendant la campagne du non a installé cette idée dans le pays un peu plus solidement.
Sur ce sujet, le texte de la motion NPS était absolument convaincant et brillant, rédigé par l’un de nos universitaires, Etienne Morin et à peine retouché à l’arrivée des amis d’Henri Emmanuelli à l’automne.
Notre amendement, extrait de notre motion, a été refusé. L’âpre discussion menée pendant la nuit par Henri Emmanuelli et soutenue par Arnaud Montebourg a montré à quel point les résistances intellectuelles et politiques étaient invincibles. Le discours inamovible sur la mondialisation heureuse et profitable nous a été une nouvelle fois servi…
Karine Berger fut envoyée comme négociatrice sur ce sujet avec la majorité représentée par Harlem Désir. Voici sa narration des faits extraite de son blog (http://sortirdelimpasse.hautetfort.com/) « Le Mans : la nuit des résolutions » :
« J’ai été envoyée en tant que négociatrice sur le tarif extérieur commun : après 20 minutes de discussion très tendue avec Harlem Désir, le texte proposé disait seulement que les droits de douane existaient depuis toujours et qu’il n’étaient pas employés suffisamment. Le demande de NPS de mentionner la concurrence déloyale par la mise à mal des critères sociaux dans autres les pays était refusée : à ce stade la version de notre amendement était mise de côté, ce qui ne convenait pas à Henri Emmanuelli. Je pense que c’est pourtant dans cette version que l’amendement a finalement été accepté. L’expression officielle du rapport est d’ailleurs : «les instruments qui existent ne donnent pas satisfaction notamment parce qu’ils ne sont pas suffisamment utilisés. Les socialistes s’engagent à explorer la mise en oeuvre d’outils susceptibles de mieux protéger l’industrie européenne et son avenir. ». La question des délocalisations, et surtout de la concurrence par le biais du dumping social est bel et bien écartée. »
L’abandon du sujet est total, et la promesse de « l’engagement d’explorer la mise en oeuvre d’outils susceptibles de...» nous a ridiculisé en place publique.
2 – L’Europe
C’est un sujet sensible sur lequel le NPS a apporté une contribution décisive dans le débat public. Critique des conditions de l’élargissement en mai 2004, critique du Traité Constitutionnel Européen, travail sur le projet de République européenne.
Sur ces sujets européens en débat pendant la nuit des résolutions, nous avons progressé sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance. Mais s’agissant de l’indépendance de la Banque Centrale, il nous a été refusé que nous inscrivions les combats du parti au sein du PSE dans la perspective de la fin de l’indépendance. Nous avons dû nous contenter de la mention qu’elle rende des comptes au Parlement Européen sans aucune précision.
Le Traité social a été consenti mais les critères de convergence sociale, instrument de la lutte contre le dumping social explicitement mentionné dans notre amendement ont été écartés.
Enfin, la République Européenne, c'est-à-dire la construction politique de la future Europe fédérale, a disparu pendant les discussions. C’était un élément important de notre identité politique qui n’avait aucune raison de disparaître du débat pour se transformer en un bien ambigu « attachement à la perspective d’une Europe fédérale », ce qui ne perturbe guère –chacun en conviendra- les bonnes convenances politiques sur ce sujet dans le Parti.
Pourtant, le combat que notre Parti doit engager dans le PSE est d’une dimension aussi urgente que considérable. Les Etats-Nations se sont désarmés à l’excès, et l’absence d’outils politique sur le plan supra-national et européen pour répondre aux échecs de la zone Euro comme à la crise sociale, met en péril jusqu’aux partis socio-démocrates des pays membres.
Avoir accepté de remettre à plus tard l’ouverture de ce chantier ambitieux est une erreur collective pour le Parti et le NPS n’a pas joué le rôle que ses militants lui ont donné.
3 – La question démocratique
L’avancée vers la 6e République est depuis le congrès de Dijon l’un des combats que nous menons contre la frilosité et l’immobilisme de notre Parti. Déjà, à Dijon, la Commission des Résolutions s’était séparée sur ce point constatant l’impossibilité de la synthèse.
Ce congrès était pour notre projet de revitalisation démocratique du pays, la dernière chance avant l’élection présidentielle de 2007, sur fond de montée dangereuse de populisme, les socialistes devaient affirmer dans leur programme le désir et le choix ambitieux de régler le problème du discrédit du système politique et de sa décomposition morale qui servent les intérêts de l’extrême droite et de la droite dure incarnée par Sarkozy.
S’interdire, comme ce fut le cas pendant la nuit des résolutions, d’afficher l’ambition et la volonté de construire tout autre chose que le système existant, c’est s’interdire implicitement de combattre le bonapartisme ambiant, devenu autoritaire et martial du patron de l’UMP, et c’est accepter d’être sur ce terrain en infériorité politique alors que nous aurions, en obligeant nos camarades de la majorité à évoluer, pu proposer une alternative au pays d’ampleur formidable.
La stupide persécution dont fut l’objet notre projet de 6e République dans ce congrès a eu lieu à un moment où ce sujet progresse dans le pays. Allons-nous laisser à l’UDF de Bayrou ce sujet ? Allons nous l’abandonner au PCF, et à l’extrême gauche qui vient de décider de s’en emparer ?
Cette liquidation du sujet vient de nous faire perdre 7 années, puisqu’il faudra attendre un quinquennat de plus pour espérer réaliser ce rêve de changement de la politique.
Elle fut d’autant plus douloureuse pour nous qu’elle fut instrumentalisée par l’un des dirigeants du NPS qui à la tribune du congrès écrasa, en notre nom à tous, sous les applaudissements de certains délégués de la majorité, d’un coup de talon notre si beau projet.
Ainsi la synthèse fut faite à vil prix. Nous n’avons pas voulu ajouter à une défaite de nos convictions le déshonneur d’y avoir consenti.
Pendant cette nuit des résolutions, nous avons mesuré de nos yeux que cette synthèse à marche forcée ne pouvait que conduire à faire rentrer dans le moule trop conformiste du Parti le projet de la rénovation que nous avons pris tant de peine à bâtir depuis 3 ans. L’échec à faire ingérer par le logiciel du Parti Socialiste, nos propositions de réarmement de la politique sur le plan mondial, européen et national renvoie à l’échec de l’entreprise rénovatrice elle-même. La mission que nous nous étions assignés n’était-elle pas de reconstruire les outils politiques nécessaires à la réussite d’une gauche au pouvoir ?
Le travail que le NPS avait engagé depuis la Sorbonne en octobre 2002, n’a pas été accompli pour lui-même. Il devait servir à la rénovation de notre Parti, après les désastres de 2002 et 2005.
Et c’est conscients de nos lourdes responsabilités dont nous avons toujours fait preuve dans l’intérêt collectif du Parti, que nous servions la cause des idées, du renouvellement du projet en vue d’assurer notre victoire collective en 2007.
Aucune de ces raisons d’être et d’agir pour le NPS n’avait disparu au soir du 19 novembre avant la nuit des résolutions. Et ce travail que nous proposions à tous les socialistes ne pouvait pas s’arrêter ni se figer avant que le projet du candidat à l’élection présidentielle ne soit établi.
La synthèse va dérouler désormais ses conséquences. Des camarades issus de la motion 5 vont entrer dans la direction. Toutes les décisions seront prises à l’unanimité des courants et nous engageront. Le consensus obligé n’est utile que lorsque les idées sont claires pour agir. Voici désormais notre Parti immobilisé en légion romaine, figé jusqu’en 2007, empêchant désormais le débat d’orientation et toute inflexion sérieuse et profonde dans le projet du futur candidat. Notre NPS, notre oeuvre collective sera comme le souriceau prisonnier des serres de l’aigle. Ses militants, comme tous les militants socialistes, ont pourtant besoin de continuer à porter nos idées au rayonnement desquelles la synthèse a mis un coup d’arrêt.
Enfin, nous avons perdu la bataille de la rénovation des pratiques puisque l’unanimité ne permettra pas de s’attaquer aux fédérations qui ont posé quelques problèmes dans ce congrès. Elle sera, à tout le moins, fictive.
Pour justifier notre choix, notre camarade Henri Emmanuelli a invoqué l’intérêt supérieur du Parti de se réunifier. Il est vrai que les batailles entre socialistes épuisent autant les socialistes eux-mêmes que l’opinion. Mais ce sont les querelles de candidature et d’ambition qui fabriquent le désordre actuel et non les débats d’orientation aujourd’hui encore bien insuffisants et trop peu internes pour régler les problèmes que le Parti rencontre au contact de son électorat naturel.
Nous aurions pu concilier autrement le souci légitime de l’unité tout en ne compromettant pas celui de la rénovation. D’ailleurs, exiger de faire les deux eût été le meilleur service qu’il nous aurait été donné de rendre au Parti.
Comme l’avait dit Jean Jaurès au congrès de Toulouse en 1908, « mieux vaut des différences sur des formules claires qu’un accord sur des formules obscures ».
Mais, imprégnés de nos lourdes responsabilités, nous n’avons pas combattu la synthèse. Nous nous sommes contentés de ne pas la soutenir, ce qui préserve notre liberté de militants soucieux de jeter toutes nos forces dans la victoire en 2007.
Que faut-il faire maintenant ? Nous ne voulons pas nous résigner à voir partir en fumée notre rêve politique.
Dites-nous où vous en êtes, et réfléchissons ensemble à la manière la plus utile pour notre Parti de nous comporter.
Il est parfois des moments douloureux de la vie publique où l’on doit affronter la vérité de ses convictions et assumer la difficulté de ses conséquences.
On ne laissera pas dire que ce serait se perdre dans on ne sait quelle pureté que de défendre à juste prix ce en quoi on croit.
La période politique qui s’ouvre devant nous sera très difficile, elle aura besoin d’hommes et de femmes capables de tracer une ligne droite et claire dans le ciel de l’espérance du peuple de gauche, qui comme toujours a la lourde charge de redresser le pays, dont l’esprit civique faiblit chaque jour un peu plus.
Nous avons eu pour soin d’être d’abord nous-mêmes. C’était une manière d’être aussi un peu vous-mêmes.
Recevez, chères et chers camarades, les marques sincères de notre fidèle amitié et de notre dévouement à la cause socialiste.
Christian Paul, Arnaud Montebourg,Thierry Mandon, Karine Berger.

Je poste ici ce que j'ai écris sur le sujet dans le blog de Patrick Devedjian :
" L'histrion Montebourg a subi une serieuse leçon d'humilité.
Chose dont il avait, je pense, sacrément besoin.
Peut être que maintenant il fera un peu moins d'effets de manche et un peu plus de travail théorique et d'appareil.
Sinon, même le sarkozysme n'est pas follement à droite.
Souhaiter la mise en oeuvre d'une politique en gros semblable à celle de Bill Clinton, c'est pas follement à droite (et ce n'est pas non plus follement français ni follement européen, d'ailleurs).
La juste voie c'est le patriotisme civilisationnel européen (accomplissement des héritages indo-européen, gréco-romain, chrétien, et rationaliste). C'est la conciliation de l'essence et de l'existence. C'est la constitution d'une Civilisation-Nation régénérée, nataliste, capitaliste, martiale... dont l'élite serait un ordre néo-stoïcien de sages-soldats destiné à se confondre à terme avec la société toute entière. C'est la perception des cultes traditionnels comme d'anciennes et respectables perspectives relatives d'une conceptualisation du rapport de l'Homme à soi et à Tout, et l'intégration de ceci dans un nouvel ensemble doctrinaire, éthique et moyen d'exaltation personnelle et collective : un nouvelle espèce de panthéisme.
La juste voie c'est l'ajout de devoirs de l'Homme à la déclaration de ses droits.
La juste voie c'est l'abolition pure et simple du fonctionnariat et de l'assistanat étatique. C'est l'avènement d'une République européenne girondine, identitaire et libertaire. C'est une ethnogénèse et l'avènement d'un seul peuple d'Europe.
Etc...
Bref ce n'est pas glorifier ce que les citoyens français d'origine étrangère ont d'étranger. Ce n'est pas prendre des mesurettes économiques en ménageant des syndicats et des personnalités des médias qui ne représentent virtuellement rien ni personne. Ce n'est pas dérouler le tapis rouge pour l'islam en France, religion étrangère impériale par essence. Et ce n'est pas non plus perpétuer l'inféodalité de l'Europe à l'OTAN.
Etc...
A bon entendeur. "
Rédigé par : Alceste | 24/11/2005 à 02:15
Ceci dit il ne fait aucun doute que Peillon et Hamon ont trahi. Ne serait-ce que Montebourg.
Je vois mal comment Montebourg pourrait rester associé avec eux après cet épisode.
Peut être que lui et sa troupe de fidèles camarades devraient intégrer l'UDF, constituant ainsi l'aile gauche de ce qui se veut être un réel parti du centre, et un parti novateur.
Rédigé par : Alceste | 24/11/2005 à 02:22
Salut à tous...
oui, tous ; ceux qui ne croient plus au PS depuis longtemps, comme ceux qui y croient encore. Avec l'anecdote que je m'apprête à raconter, quelquechose me dit que la deuxième catégorie ne va pas faire long feu.
J'étais l'autre jour à une soirée, où j'ai discuté avec une ex-militante du Parti Socialiste. Cette jeune fille m'a confessé qu'il y a trois ans, lors des élections internes qui ont vu François Hollande être confirmé à la tête du parti, après la débâcle du 21 avril, elle soutenait la motion "A" (celle d'Hollande) et que ceux qui soutenaient cette motion se voyaient octroyer un certain nombre de cartes de militants en plus de leur carte propre -militants totalement imaginaires, cela va de soi- afin de voter plusieurs fois pour Hollande.
Cette jeune fille avec laquelle j'ai discuté, par exemple, m'a avoué avoir eu onze cartes en plus de la sienne, soit douze cartes en tout, et a ainsi pu voter douze fois pour Hollande.
Pour faire élire son candidat fétiche, c'est sûr que ça aide.
Alors, tous ceux qui croyaient encore qu'en France, on jouait le jeu de la démocratie doivent évidemment tomber d'assez haut. Il paraît évident que lors de l'élection interne qui s'est déroulée tout récemment, des fraudes semblables se sont produites.
Comment, en effet, 65% "d'encartés" au PS ayant voté "non" au référendum du 29 mai se retrouvent-ils à porter à la tête du parti un militant ayant défendu le "oui" bec et ongles ?
Vraisemblablement, les menaces de Rocard et consorts de scissionner en cas de nouvelle direction "trop à gauche" n'ont pas suffi...il a donc fallu y aller façon Ben Ali (le président tunisien ; grand défenseur de la démocratie, puisqu'en Tunisie, le bulletin de Ben Ali est blanc, et celui des opposants est noir ; pas mal, il fallait y penser).
Ceci pour ouvrir le débat : cela sert-il encore à quelquechose de voter pour le PS ? Cela sert-il encore à quelquechose de voter tout court ? Ne devrait-on pas inciter à une abstention massive, en racontant des anecdotes telles que celle-ci, ou d'autres encore ? Car, je vous demande, chers lecteurs : le jour où il y aura plus de 50% d'abstentionnistes à une élection présidentielle, croyez-vous sincèrement que le candidat élu avec moins de 50% des français votants osera prendre son mandat ?
Non, bien sûr. Même Poutine refuserait cela (il met en garde contre l'éventualité d'un tel phénomène à chaque élection présidentielle), alors c'est dire...
Et le jour où cela se produira, eh bien là, ce sera à nous de jouer.
Rédigé par : mako | 24/11/2005 à 02:30
Le PS est à l'image de notre démocratie: il a besoin d'une profonde réforme.
Mako, quand vous dites "ce sera à nous de jouer", de qui parlez-vous ?
Rédigé par : michel moine | 24/11/2005 à 08:36
@Mako : vus les gugusses que nous avons comme têtes de listes politiques, j'ai peur que votre pronostic soit éronné. Regardez les élections partielles : quelque soit le taux de participation, le candidat élu occupe son poste. Les places sont trop bonnes...Sinon cela fait longtemps que le code des élections aurait été amandé pour que le taux d'abstention est une influence sur le résultat.
Rédigé par : egdltp | 24/11/2005 à 11:05
Cher Michel,
Merci de communiquer ce courrier tres instructif. Toutefois pourriez vous preciser "Résultat du vote à l’intérieur de la délégation des 24 membres NPS à la Commission des Résolutions : 14 pour, 6 abstentions, 5 contre"
La somme des votes faisant 25, j'imagine qu'il s'est glisse, quelque part, une faute de frappe...
A moins que ce ne soit une maniere de moduler les votes explicant d'eventuelles changement dans les totaux ?... Non la je taquine...
Cordialement
Rédigé par : Jean-Baptiste | 24/11/2005 à 17:30
"Nous" La majorité silencieuse qui refuse de collaborer à la caricature de botre démocratie qu'est cette 5eme republique parce que l'élection ne s'y résume qu'à signer un chèque en blanc à un candidat sur base de sa bonne mine et de ses belles promesses. Une fois élu, le "représentant du peuple" aura les mains libres pour faire ce qu'il veut, il n'a de compte à rendre à personne.
la seule sanction que risque le "représentant", c'est de ne pas être réélu. Mais à l'heure de la consommation rapide, une bonne pub rapporte bien plus que l'action mise en œuvre lors de la précédente législature... que tout le monde a déjà oubliée.
il me semble que la réalité est que la France joue le jeu de la démocratie au niveau national, mais que, bien évidemment, beaucoup de concertations internes sont biaisées. Or comment attendre quoi que ce soit de n'importe quelle structure au niveau national si ses bases ne sont pas bonnes ?
Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, dans le système actuel, les dés sont pipés. Le choix des candidats, par exemple, n'est pas démocratique. Pour être élu, il ne suffit pas de se présenter aux élections. Si l'on n'appartient pas au bon parti, si l'on n'est pas bien placé sur la liste par la nomenklatura du parti... on n'a pratiquement aucune chance. La valeur personnelle du candidat compte peu dans les marchandages internes des appareils. Par contre, de puissants appuis financiers aident beaucoup. Même si des réglementations ont été votées ces dernières années, les grandes fortunes ne se cachent pas de soutenir les candidats qui leur sont les plus favorables.
Rédigé par : mako | 24/11/2005 à 20:32
arnaud ;thierry et autres , sans aller a gauche et a droite; pensez- vous vraiment que laurent n'etait pas quelqu'un avec qui il ne fallait pas faire alliance; arnaud soit sincere as-tu deja vu le cv de laurent et ne penses-tu pas sincerement qu 'il merite votre soutien car il ne faut du bricolage a la tete de l'etat et voila tu l'a negliger ,pas de motion commune et pourtant tu pouvais battre hollande ; voila ou nous sommes ,unissez- vous je vous en prie pour que les choses changent, ne plus faire ce que vous avez fait avec vincent vous moquez de fabius quand vous aviez fait alliance avec emmanuelli , c'etait mechant et moche de votre part ,aujourd'hui ou est vincent ; emmenuelli?mais as-tu entendu laurent se moquer non ; par contre le autres oui
courage arnaud
que god bless you
Rédigé par : kapela lonsa patrick | 25/11/2005 à 00:24
Kapela, je ne sais pas s'il fallait faire alliance avec fabius avant le congrès, ce que je constate, c'est que ça n'est pas possible après. Laurent Fabius avait besoin de cette synthèse, je pense qu'il se serait comporté de la même façon, s'il avait été sur le même texte que nous.
Mako, merci de cette précision. La majorité silencieuse aurait tout à gagner à l'être un peu moins.
Jean-baptiste, votre addition est imparable, je recherche les chiffres.
Rédigé par : michel moine | 25/11/2005 à 08:53
Salut Michel !
Au cas où tu ne l'aurais pas lu, ci-joint extrait de mon dernier bloc notes de Politis : " Car si désormais s’impose à tous la loi d’un parti rassemblé autour de son premier secrétaire, la synthèse est loin de faire l’unanimité. Sur l’aile droite comme sur l’aile gauche du parti, il est des militants pour qui la clarification reste à faire.
C’est le cas de gens comme Rocard, pour les libéraux. L’ancien Premier ministre n’est certes plus dans la course pour les premiers rôles, mais il garde de l’influence dans et hors du parti, comme en témoigne le succès de son dernier livre. On le voit mal se satisfaire de cette synthèse mi-chèvre mi-choux qui laisse pendants tous les débats de fond, et il ne se gênera pas pour le dire. C’est le cas, surtout, d’un Montebourg sur l’aile gauche, et de ceux qui le suivent. S’il est présenté comme le seul vaincu du congrès (son courant s’est fracassé après que Peillon et Emmanuelli ont choisi le ralliement à Hollande), il se peut que le brillant avocat d’une VI è république (son cheval de bataille que les autres ont refusé d’enfourcher) ait engrangé pour l’avenir. Dès que vont reprendre les affrontements de personnes et de clans, inévitables et de plus en plus féroces à mesure qu’on s’approchera de l’échéance, il se peut que de plus en plus de militants comprennent comme il a raison de faire de la question institutionnelle un enjeu central : la prééminence du poste présidentiel, la quasi-omnipotence (et l’impunité) qu’il confère à celui qui l’occupe, pervertissent le jeu démocratique et ouvrent la porte à toutes les dérives, de type bonapartiste ou populiste notamment. En obligeant, de fait, chaque formation à présenter un candidat à l’Elysée (faute de quoi, elle disparaît du paysage), elle disperse les votes au premier tour : les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’est pas du tout exclu que la situation de 2002 se reproduise en 2007 …
Vous imaginez, le PS appelant à voter Sarkozy pour barrer la route à Le Pen ?!"
Histoire de te mettre du baume au cœur !
Amitiés,
B.L.
Rédigé par : langlois | 25/11/2005 à 11:37
Merci bernard pour ton commentaire. J'avais effectivement pris connaissance de ton article dans Politis, dont l'analyse rejoint la mienne.
Rédigé par : michel moine | 25/11/2005 à 12:19
michel merçi de tout coeur pour ta reponse malheureusement je continue a penser ue la strategie adopter par la motion etait mauvaise; l nps voulait reorganiser le parti et faire entendre les voix du 29 mai alors pourquoi avoir laisser a peillon les commandes vu qu'il ne voulait pas de l'union et que sans union comment auriez-vous engrager des voix ; emmanuelli l'avait reconnu que ça ne bougait pas au niveau des secretaires de section' pourquoi arnaud s'atait-il mis en retrait et laisser carte blanche a peillon pour negocier sans penser qu'en politique il n'ya vraiment pas d'amis---je suis persuader que c'est le nps qui a perdu ; aucune idéé forte n'a ete retenue et negocier avec40 ammendements n'etait pas intelligent :les fabusiens ont utiliser 6 ammendements et voila ;on sait reconnaitre leur travail, michel ;arnaud est une etoile ,il faut l'encourager ; il ne faut surtout pas qu'il baisse les bras nous sommes plusieurs qui voulions comme les fabusiens arnaud diriger le ps mais la vie est un combat que god le protege et benisse sa famille
Rédigé par : kapela lonsa patrick | 25/11/2005 à 21:47