Au moment où 2005 s'achève, pas facile de présenter des voeux, alors que le moral des Français fait du rase-motte. Et on les comprend, après une année difficile, les perspectives restent sombres pour 2006.
2005 restera l'année où nos compatriotes ont dit non à un projet de constitution européenne qu'ils ont jugé par trop libérale, affirmant par la même occasion un non à la majorité de la classe politique.
Les questions de l'emploi, des délocalisations, du pouvoir d'achat, de la protection sociale et du droit du travail, des services publics sont restées lourdement posées cette année écoulée. La question de l'égalité républicaine, de la promotion sociale et de la discrimination n'a pas manqué elle-aussi de traverser les débats de société.
Le sentiment de la déliquescence de nos institutions, obligées de recourir à des lois d'exception pour assurer l'ordre républicain, le spectacle d'une fin de règne, avec son cortège de trahisons, d'ambitions personnelles et de complots à la petite semaine, achèvent de jeter le trouble dans l'esprit des Français qui se sentent de moins en moins entendus par le pouvoir en place. A cet égard, et nous le mesurons sur le terrain, il est flagrant de constater que la notion de proximité et d'écoute arrive en tête des attentes de nos concitoyens vis à vis de leurs élus, et qu'à ce titre, c'est le maire qui recueille le plus de suffrages.
Alors, s'il est des voeux à formuler, c'est peut-être ceux-là: s'écouter les uns les autres et ne pas se contenter de dire, respecter les opinions exprimées, chercher des solutions concrêtes et s'entendre sur l'intérêt général.
Et puis un voeu plus personnel, pour Catherine M., afin que 2006 soit l'année de son rétablissement. Je lui fais confiance et je l'embrasse.
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