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Voici les sites qui parlent de Le travail est-il une valeur morale pour la droite libérale ? :

Commentaires

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enzo d'aviolo

pour tout bon libéral qui se respecte, le travail a la même valeur que le capital, c'est une variable concourrant aux profits de l'entreprises quand son "utilisation" est librement effectué par le chef d'entreprise.
Forcément, cette variable doit être libre de toute entrave (fléxibilité). pour y parvenir, le martellement libéral doit être constant.
l'idée de réhabiliter la valeur ou plutôt la variable travail sous-entend lui rendre la liberté en la soustrayant des contraintes (du code du travail entre autre) pesant sur elle.
La logique manipulatrice libérale est en marche....

Weidmann

Je vous trouve assez gonflé d'attaquer vos adversaires sur le terrain du travail, vous qui avez instauré les 35 heures -et donc privé ceux qui le voulaient de travailler davantage- et le RMI, qui en dissuade beaucoup de chercher du travail.

Quant au CPE, il ouvrait (un peu)la porte du travail aux jeunes qui souffrent d'un chômage important. Est-ce pour cela que vous l'avez combattu?

Ceux qui travaillent ne sortent pas de la pauvreté? Leurs salaires sont trop bas? Qui a écrasé les entreprises sous les charges et les impôts nationaux, régionaux et locaux? Si on veut qu'elles offrent de meilleurs salaires, cessons de les écraser fiscalement.
Enfin, parlez un peu de la mondialisation qui, si elle ne vous affecte pas, vous, les députés , est une contrainte forte qui oblige à une adaptation constante difficile pour tout le secteur privé français. Sinon, c'est la régression. Je sais que,ne pas voir le réel, est une tendance lourde des socialistes français qui préfèrent s'enfermer dans leurs utopies verbeuses, au risque de précipiter le déclin de notre pays.
Quant à votre "droite libérale", je la cherche encore en France. Où est-elle? A part quelques députés et une poignée d'universitaires, c'est l'Arlésienne. Elle n'existe, comme beaucoup de vos croyances, que dans vos rêves.

SteF

Michel, franchement... c'est un beau cliché que vous nous offrez là !
La méchante droite qui exploite les pauvres travailleurs et la gentille gauche qui solutionne tout avec des grandes phrases... Allo? nous sommes en 2006 ! Le monde a changé !

Dans un post précédent, vous parliez du mot "réforme" qui est déformé et abusé par le gouvermenent actuel. Il est clair que le mot "libéral" est galvaudé et prétexte à tout du côté de la gauche.
C'est un peu la méthode de l'administration Bush - avec nous ou contre nous !
Il utilisent le mot "terroriste" dans chaque phrase pour effrayer et rallier le peuple. La gauche de ce pays utilise "libéralisme" et hop le tour est joué... si on ne se rallie pas, on est libéral.

L. Jospin [que je n'affectionne pas spécialement] a dit quelque chose de très juste la semaine dernière "c'est pas le tout de demander le retrait du CPE, il faudrait aussi que la gauche aie un programme et propose des choses"...

brigetoun

ouf quel bel exemple des idées et du langage dont vous parliez donne Weidmann. Pour Steph il y a au moins une chose réelle : la nécessité qui devient hurlante d'avoir très très vite des propositions et de trouver le moyen de les faire connaître, sans être bloqués par le jeu journalistes-présidentiables

José@La e-Cité

Le libéralisme est une idéologie et en ce sens il n'existe nulle part, ni en France ni ailleurs.

En politique le libéralisme a directement inspiré les Lumières et conduit à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Ne confondons donc pas ce libéralisme sur lequel se basent toutes les "vraies" démocraties pour leurs principes et le libéralisme transposé au modèle économique. Ce dernier serait alors l'antagoniste de de l'étatisme.

Toutefois le libéralisme économique réel ne pourrait exister que si tous les membres de la planète faisant du commerce l'adoptaient, c'est rigoureusement et évidemment impossible. Lorsque les Etats Unis sont cités en exemple du libéralisme c'est un mensonge puisqu'ils sont les premiers à protéger leurs marchés et faire du protectionnisme, donc de l'étatisme.

Le libéralisme économique, sous sa forme idéologique, est donc destiné à le rester ainsi, comme le socialisme ou le communisme originels le furent.

Par contre, si l'on veut définir le système économique actuel il serait plus juste d'employer un terme dérivé du capitalisme comme "ultra-capitalisme". Et là, c'est totalement différent...

Bruno

Michel,

Il me semble que la conscience professionnelle, dans une activité quelle qu'elle soit, prouve "la volonté de bien faire" de celui qui en use. A ce titre, on peut affirmer que la volonté de travailler est une valeur morale. De ce fait, je ne vois pas trop ce que la droite libérale vient faire dans votre propos. Il ne faut pas tout mélanger ou tout politiser.

Actuellement, force est de constater que l'effort et la volonté ne sont pas des critères reconnus dans le monde du travail. C'est une évidence qui se constate au quotidien.

Je connais beaucoup de socialistes qui sont chefs d'entreprises et qui font d'énormes bénéfices qu'ils ne reversent jamais à leurs employés. J'en connais aussi qui sont cependant très appréciés de leur personnel. Un bon commandement (pour ne pas employer un mot anglais trop souvent utilisé) ne procède jamais du grade ou du titre mais plutôt de l'adhésion de ses subalternes. C'est à cela que tout le monde devrait réfléchir : arriver à concilier économie, social et rentabilité au lieu de transformer le monde du travail en un champ de bataille où les employés (les petits selon leur aveu) se considèrent toujours comme des éternels opprimés. Avant toute chose, pour être considéré, il faut montrer sa valeur, son ardeur à entreprendre et non pas à attendre ...

Il n'y a rien de politique dans mon propos. Il ne relate qu'une réalité quotidienne. La mentalité du travail a mal évolué, c'est un fait. Nier cette évidence serait de la malhonnêteté. C'est en cela, je pense, qu'il faut essayer d'inverser la tendance, sans politiser les discours sur ce sujet.

Bien à vous.

SteF

Merci Bruno d'avoir élevé et lancé le débat. Je rejoins totalement ce que vous dites et comme vous le notifiez : c'est au-delà de la politique. Je vis de nouveau en France après plusieurs années passées en Amérique du Nord et la mentalité du travail que je constate [et que vous décrivez] est un vrai choc depuis mon retour.
Dans ce qui va suivre, il n'y a ni apologie du capitalisme, du libéralisme [ou de tous les "ismes" que vous voudrez y voir...], mais bien un simple partage de mon expérience.
Selon les Etats [USA] ou Provinces [CAD], il n'y a pas ou peu de lois sociales. Les gens sont payés toutes les 2 semaines et n'ont pas de contrat de travail [une simple feuille de description de tâches]. Si bien que toutes les 2 semaines, nous sommes sur la selette... mais c'est valable dans les 2 sens ! Voilà ce qu'on appelle la souplesse du travail - on peut être licencié et on peut partir aussi... J'ai vu des licenciements le vendredi soir et j'ai vu tout aussi souvent des démissions le vendredi soir. J'ai aussi vu des managers d'équipe se faire convoquer et avertir car ils avaient eu 2 démissions dans le mois... les grands patrons considèrant que ces démissions sont la responsabilité des managers qui gèrent mal leur équipe.
J'ai moi-même vécu un licenciement un 23 décembre avec tout le département que je gérais. Même si nous le sentions venir [manque de travail], ce n'est pas un super cadeau de Noël. Malgré tout, à la mi-février suivante, nous avions tous retrouvé un travail. J'ai expérimenté à cette occasion le système de prestations canadien. C'est super simple : 55 % du salaire plafonné [de toutes façons] à +/-600 € par mois et 10 mois de prestations maximum. En revanche, il y a un véritable trampoline pour l'emploi qui attend la personne. Des agents compétents, responsables, dynamiques, des conseillers qui connaissent leur domaine pour permettre à la personne de rebondir très vite. En France, j'ai plutôt l'impression qu'on fait tout pour amortir au mieux la chute. On installe des poufs, des coussins, des matelas, c'est très bien [tant mieux] mais je ne voies rien pour dynamiser la personne. Tout ce que j'ai entendu des personnes de l'ANPE, c'est qu'elles sont plus soucieuses de vous faire rentrer dans une case "tel profil" et de vous dire "on vous convoquera dans 6 mois" que de vous conseiller, vous appuyer et analyser les postes avec vous.
Cette souplesse fait qu'il y a un véritable turn-over d'où un taux de chômage très bas. Les gens changent, bougent, évoluent mais ne sont pas "virés du jour au lendemain" comme on se plait à le crier en France... s'ils travaillent il n'y a aucune raison qu'ils soient virés. Il y a des règles du travail malgré tout et on ne licencie pas une personne "parce qu'elle est arrivée en retard"... comme je l'ai entendu récemment avec la crise du CPE.
Tout ce que je dis est du vécu. Je ne dis pas que c'est mieux, je ne dis pas que c'est pire. Je ne cherche à convaincre personne de quoi que ce soit... Je ne dis pas non plus qu'il faut niveler par le bas et faire ce que font les autres pays... Cependant ouvrir les yeux et constater pourquoi la France est la risée des autres pays en matière de travail permettrait de faire évoluer les choses. Lors de mes premiers entretiens d'embauche, les réflexions qui émanaient chaque fois [avec un petit sourire en coin] de l'autre côté de l'Atlantique : "vous êtes français... quand vous n'êtes pas en vacances, vous êtes en grève... et quand vous n'êtes pas en grève, vous êtes en pause..." - d'autres expatriés pourront certainement appuyer cette réputation internationale des Français.
En tous cas je pense qu'il y a des aménagements à trouver mais surtout des mentalités à changer pour apporter de la souplesse dans le travail. Peut-être pour commencer, arrêter de vivre dans le passé en regardant son nombril et regarder le monde de 2006.

Bruno

à Stef,

pour conclure sur une note plus sarcastique, je dirais que certains de nos fainéants contestataires deviendraient immensément riches si on leur versait une prime à la manif. C'est peut-être ce qu'ils recherchent.
Qui sait ?

Le malheur dans tout cela, c'est que nos enfants s'abreuvent de ces inepties et que bientôt ils vont reproduire ces modèles suicidaires.

Les irresponsables qui dispensent de tels exemples sont des malfaisants. Une Société solide ne peut se construire que sur des Valeurs saines et des Exemples méritoires, pas sur ce genre de gesticulations stériles et gratuites.

michel moine

"la France est la risée des autres pays en matière de travail" dit SteF. Pourquoi pas ?

Elle est aussi la référence, en matière de santé publique par exemple, notament pour les Britanniques qui sont curieusement beaucoup moins moqueurs du travail de nos soignants, lorsqu'ils viennent en France pour des raisons médicales.

"Voilà ce qu'on appelle la souplesse du travail - on peut être licencié et on peut partir aussi... J'ai vu des licenciements le vendredi soir et j'ai vu tout aussi souvent des démissions le vendredi soir".
Essayer de démontrer que salarié et patron disposent d'un pouvoir égal, que leur relation de déroule sans subordination de l'un envers l'autre me parait relever au mieux d'une candeur angélique. C'est réduire cette notion d'égalité à ce moment particulier du contrat qu'est la rupture, et qui ne me parait pas induire les mêmes conséquences pour l'une ou l'aure des parties.

"s'ils travaillent il n'y a aucune raison qu'ils soient virés": tout est dit: travaille et tais-toi.

enzo d'aviolo

Stef dit ne pas vouloir choisir entre les deux systèmes décrits mais passe son temps à mettre en exergue le modèle américain au détriment du français.
S'il te convient ce système, ok, pas de problème, mais assume et retournes-y plutôt que de te plaindre en permanence du système français trop protecteur à ton goût des salariés.
michel moine résume très bien à quel point il est risible de croire que tout est magnifique dans le monde merveilleux des rapports patron-employé!
Si cela avait été le cas, crois-tu que tes ancêtres se seraient battus (combien de mort pour de simples droits!??) pour obtenir des protections sociales dont tu profites mais que tu dénonces aujourd'hui avec les sempiternelles phrases du type "regardez ailleurs c'est mieux"!!
Enfin, un simple conseil d'économiste de comptoir, arrête de comparer des chiffres incomparables! le taux de chomage ok mais que représente-t-il dans des sociétés si différentes , ou les calculs sont différents pour le représenter et où plutôt que le chomage il faudrait peut-être regarder les notions de précarité plus représentative du bien être d'une population!
C'est comme l'idée reçue martelée par nos politiques sur le fameux 23% de jeunes au chômage qui ne signifie rien (c'est un rapport à la population active et non à la population jeune) dans la mesure où chacun le sait la population active de jeune étant beaucoup plus faible chez les moins de 26 ans que chez leurs ainés, le taux sera forcément plus élevé sans que le problème soit plus grave que chez les plus agés.
Or cela permet à certains de se plaindre en comparant aux autres pays le catastrophisme de la situation française chez ses jeunes. c'est pourtant un leurre!

Ps: avant qu'un commentaire ne fasse de la mauvaise foi, je précise que bien entendu au même titre que le reste de la population, le chomage des jeunes est un fleau, mais ni plus ni moins que le reste de la population, ce que l'on veut pourtant nous faire croire......

etienne fillol

@ Stef : Génial le système américain : grâce à cette souplesse, le employés sont dynamisés et ça roule à fond, chez eux. Alors qu'en France, c'est une catastrophe : vacances, grèves, pauses, etc. Bon, bien sûr, il doit y avoir une faille, parce que la productivité est largement meilleure en France qu'aux USA. Donc, dynamisme, dynamisme, bon... faut pas être trop regardant non plus. Merci pour tes arguments désopilants. Je ne les relève pas tous, sinon Michel va m'accuser de vampiriser son blog...

Quant à la France qui serait la risée du monde entier, heu comment dire... tu parlais de Chirac, de Douste-Blazy ou de Raffarin ? Plus sérieusement, permets-moi de te rapeler que -toutes proportions gardées- la France était la risée de toute l'Europe en 1789. Idem pendant la Commune. Idem en 1936 au moment du Front Populaire (qui t'a offert des congés payés dont tu profites, j'imagine ? ou alors en fais-tu cadeau à ton employeur tellement il est sympa...)

Sans rancune ;-)

SteF

Hahahaha génial !!! Vraiment excellent ! :-D
Je voies que le débat vole haut. Bravo et merci pour les idées arrêtées et les gros clichés. Surtout ne changez rien, c'est trop drôle... :-)

Ce qui m'a toujours amusé avec ce blog, c'est que dès qu'il y a un son de cloche différent, la personne se fait critiquée... :-)
Ça fait +/- 1 an que je lis ce blog et chaque fois c'est pareil.

Michel offre une tribune pour débattre, mais les intervenants veulent surtout lire des bons lieux communs. Dès qu'un autre point de vue apparaît, "holala police secours, il y a un intru !"
Bel exemple de pensée unique en tous cas...

Alors sans rancune vraiment... :-) hehehe

"L'expérience est une lueure qui n'éclaire que soi-même" [proverbe chinois].

enzo d'aviolo

@ stef
il faut assumer son coté masochiste, quand on y revient c'est que l'on aime ça! o:)

"L'expérience est une leurre qui n'éclaire que soi-même"
voilà une maxime qui représente bien ton expérience effectivement.

j'ai un grand plaisir à débattre ici effectivement pour pouvoir argumenter face à la pauvreté d'argumentation de certains propos.

phil

bonjour mr le Maire
je voulais quand meme me presenter je suis nouveau sur le blog je le suit car j'habite à Aubusson j'ai 26 ans dans qq mois et je voulais revenir sur le commentaire du travail je ne comprend pas que vous dites sur la montagne que il fallait refaire une autre zone industriel car elle etait complete mais il parait que la"dito Sama" bat de l'aile je pense que il faudrait un peu s'inquieter de garder le peu d'entreprise à Aubusson c'est primordial pour les jeunes je ne comprends pas que l'on ne voit pas d'entreprise qui viennent s'installer la a part la dito c'est la seule chose avec l'hopital qui garde les jeunes sinon ils doivent deja la plupart a cause des etudes et du travail partir de la creuse je pense que ses sa qui peu redonner un peu de souffle a Aubusson le travail !!!
en esperant avoir de vos nouvelles a bientot

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