Arnaud Montebourg adresse ce courrier aux militants de "Rénover Maintenant", où il expose les raisons de choisir et de se rassembler dans la perspective de la victoire de la gauche . Il lui importe de donner une chance aux idées de la rénovation de continuer à progresser, pas à pas.
Chères et chers camarades,
J’ai fait un pas, personnel mais déterminé, sur le terrain difficile du choix. Choisir est l’une des aptitudes requises dans l’engagement militant et politique auquel nous sommes tous confrontés et qu’il n’aurait pas été courageux de chercher à esquiver.
Il nous faut désormais choisir, parce que nous n’avons plus le choix. Ma candidature, espérée et ressentie par nombre d’entre nous comme meilleure solution pour défendre nos idées, est devenue impossible parce qu’elle souffrait d’un inconvénient de taille : la probabilité d’une victoire était faible et nombre de camarades auraient préféré défendre, contre leurs convictions, un autre candidat en mesure de gagner, selon la mécanique du vote utile. J’ai entendu de si nombreuses fois ce message derrière les estrades et loin des blogs, dans la bouche de camarades présents dans nos combats depuis les origines et aux convictions incontestables.
Ma candidature aurait ajouté une division supplémentaire dans la fracturation déjà multiple du parti, alors que l’esprit de préparation de l’élection présidentielle doit s’inspirer de la nécessité du rassemblement entre les socialistes et doit s’appuyer sur des actes constructifs de mise en commun des idées et des actions.
Enfin, elle se serait affrontée à la totalité du reste du parti, ce que traduit la vérification que nous avons faite de l’impossibilité bureaucratique d’obtenir les parrainages, et aurait conduit nos idées à réduire de leur influence, leur faisant perdre une part de leur capacité à pénétrer les esprits.
Le bilan de nos années de combat, de Dijon jusqu’au Mans, est intéressant, et mérite de poursuivre sa course, car nous avons réussi à mettre sur la table de la discussion politique nombre de nos propositions. Elles se sont répandues dans l’opinion. Elles sont apparues dans les programmes et devront être inscrites sur l’agenda politique de l’après victoire.
Pour répondre à la difficile question du choix, il faut se préoccuper de savoir ce que nous voulons faire de tout ce que nous avons fait ensemble jusqu’ici : La construction de la 6ème République comme solution à la crise politique et populiste du pays ; la domestication progressive du capitalisme financier comme perspective du socialisme européen ; la maîtrise sociale, environnementale et politique de la mondialisation comme héritage moderne du mouvement ouvrier ; la république européenne comme réponse à la victoire du non, sont des propositions qui ont un avenir considérable. Elles se situent au centre de gravité des besoins du pays, mais il reste à les concrétiser en faisant la démonstration de leur possible.
Nous pouvons faire le choix de nous installer avec ces magnifiques projets dans l’idéalisme de solitaire ayant raison contre tous. Nous serions en harmonie totale avec nous-même tout en faisant magistralement reculer nos idées !
Nous pouvons faire le choix plus difficile de nous allier avec qui ne partage toutes nos idées, pour convaincre au moins d’en mettre une partie en application.
Ce choix a ma préférence car il reflète l’exigence dans laquelle nous sommes, comme militants du socialisme, de faire gagner la gauche. Et je voudrais vous convaincre d’en faire le vôtre.
Un tel choix d’alliance ne peut pas être pour nous ou moi-même un renoncement ou je ne sais quelle abjuration. Car je n’ai nullement l’intention d’être un autre que celui que j’ai toujours été et toujours voulu être. Il est un acte de vitalité, parce qu’il organise l’inscription, dans le champ cultivable de l’avenir, de nos idées qui poursuivront ainsi leur chemin ascensionnel. Pour nous tous et pour tout ce que nous portons depuis des années avec tant d’espérance, je préfère l’avenir à l’enfermement des catacombes. Et il ne nous est pas interdit de préférer l’alliance, souvent productive, à la solitude, parfois inutile.
Car la question la plus importante pour nous est bien celle de construire un rassemblement large de toutes les forces de gauche pour les faire gagner et gouverner durablement ensemble : celles du oui et celles du non, celles alter mondialistes et celles social-libérales, celles de la synthèse et celles hors synthèse. Cela implique notre capacité à nous articuler les uns avec les autres, construire des compromis politiques entre socialistes en rapport avec les besoins de la population pour asseoir une majorité durable en faveur des idées de gauche dans le pays.
Si nous sommes incapables de ce genre de comportement collectif qu’avait su mettre en œuvre François Mitterrand, nos fractures seront plus ouvertes que nos perspectives de victoire. Mais une telle espérance ne pourra être envisagée que si deux profonds désirs, exprimés dans le même mouvement par la population, rencontrent les propositions politiques de la gauche dont nous avons à nous préoccuper nous aussi.
Mesurons d’abord l’énorme désir de renouvellement du personnel politique et de changement de génération, dans lequel il faut situer nos choix. Quatre ans et demi après le 21 avril 2002, l’appareil a maintenu le gouvernement Jospin à la Direction, refusé l’inventaire de nos erreurs, diabolisé les nouvelles idées que vous avons avancées avec toute la génération de jeunes élus que nous sommes et empêché la rénovation du projet et des pratiques.
Comme pétrifié dans un bocal de formol, le Parti joue désormais sa survie devant ses électeurs, qui s’apprêtent à sanctionner l’immobilisme, et le refus de construire une nouvelle donne. Ceux qu’on appelle les éléphants seront sévèrement sanctionnés pour avoir abusivement occupé l’espace politique du parti en empêchant l’avènement, par la transmission des compétences, d’équipes et d’idées nouvelles.
Je crois que nous ne pouvons nous tenir à l’écart de cette aspiration au renouvellement, ni prêter main forte à quiconque voudrait empêcher sa réalisation.
Mais nous savons surtout qu’elle ne suffit pas. Car nous mesurons à quel point les déceptions provoquées par la gauche au pouvoir devront nous amener à proposer dans la campagne, puis dans la victoire comme dans la future majorité, des choix politiques ancrés à gauche.
Notre candidat ne pourra pas échapper à la nécessité politique de proposer d’équilibrer ce capitalisme débridé et financier en assumant une part de confrontation, administrée même à doses progressives, avec l’organisation actuelle du système économique en s’appuyant sur les mouvements sociaux qui travaillent la société. Il pourra utilement s’appuyer sur le reflux des idées libérales qui a commencé avec les victoires du non en Europe, et ainsi chercher à organiser la maîtrise de cette mondialisation sans règle, si destructrice sur le plan économique, social et environnemental.
Face aux projets dérégulateurs et ultralibéraux des droites européennes, il serait enthousiasmant que nous portions un programme de reconstruction de la République: réhabiliter le politique, restaurer sa crédibilité et ses marges de manœuvre, c’est le sens profond de ce beau projet de 6ème République qui, s’il n’est pas intégré dans le projet socialiste doit encore faire son chemin, même en pièces détachées.
Voilà comment je crois que nous pouvons entraîner nos électeurs dans un mouvement de victoire, ainsi que tous les autres en perdition, qui ont perdu confiance en toute action politique.
Pour conjurer le danger lepéniste et infliger une cruelle défaite à la candidature Sarkozy, il est impérieux de réussir à se rassembler, réussir à nous renouveler, et réussir à tenir les promesses de la gauche. Je crois que Ségolène Royal a les atouts pour conjuguer ces trois exigences. C’est bien sûr à elle de nous en convaincre.
J’ai fait un pas dans sa direction, en l’invitant à Frangy-en-Bresse et en imaginant de nous préparer à travailler ensemble. Il lui revient de parler à ce peuple de gauche dont nous faisons partie. Chacun d’entre vous jugera et décidera de ce que nous voulons ensemble faire de nos idées. Nous engagerons le débat à Fouras et nous le clôturerons le moment venu. Nous préserverons ensemble notre capacité d’action commune et déciderons ensemble de choisir. Mais je crois qu’il est avant tout nécessaire de donner la chance de la victoire à la gauche. A nous de faire en sorte qu’elle soit aussi celle de nos idées.
Je te prie de croire, Chère et Cher camarade, en l’assurance de ma fidélité à notre cause commune.
Arnaud MONTEBOURG

Merci michel d'avoir mis cette lettre sur ton blog.
Oui il faut gagner les elections de 2007 Donc il faut faire des concession , je prefere les faires avec segolene qu'avec sarkozy.
Je soutien Arnault dans son point de vue et ferais campagne avec mes amis socialiste pour gagner en 2007.
Et que cela soit avec segoléne ou le candidat que nous socialistes auront choisi.
Nous pourrons toujours faire savoir si nous ne sommes pas d'accord dans notre parti.
Un socialiste de RM christian
Rédigé par : Christian DUMINY | 24/07/2006 à 20:02
Je me fous de ce genre de manoeuvre electoraliste. Je ne vais pas voter pour une reac pour eviter qu'un un peu plus reac passe.
Ah ben tiens, donc toute la gauche devrait tolerer que le PS propose à chaque éléction un programme et un candidat un peu plus liberal ! Toute la gauche doit en plus se coucher pour qu'il passe sans soucis.
Tout en sachant qu'une fois au pouvoir le PS continuera de tirer dans le pied de toute la gauche en menant une politique de droite . Cette politique qui dégoutera encore un peu plus de monde et menera la fois d'apres à une abstention encore plus grande. un vote constetataire a l'extreme droite plus elevée
Quelle perspective !
Non, je ne voterais pas pour Royal, ni au premier, ni au second tour. Je voterais pour un programme vraiment à gauche.
Et non, je ne suis pas du tout en décalage avec la réalité. L'electorat d'extreme droite est constitué de décu de la politique. Il est constitué d'aigris se disant qu'il n'y a décidement personne pour defendre leurs interets, du coup, pourquoi pas Le Pen... Il y a aussi tous aigris, ceux qui ne votent plus du tout. Toute la génération qui a cru en Mitterand, qui a ensuite cru en Jospin. Tout ces gens qui ont cru que le PS allait mener une politique socialiste et changer leur vie et qui aujourd'hui méprisent la classe politique. Et vu la quantité de gens que j'en ai croisé avec cet etat d'esprit, c'est tres tres loin d'etre en décalage.
Plus le PS refusera de défendre la classe sociale qu'il est censé représenter, plus il perd ses bases.
Le jour ou le PS retrouvera un programme (et le mettra en oeuvre) au service de la classe qu'il est censé representé, non seulement il gagnera les elections, mais en plus il changera les choses et donc offrira une autre perspective.
Segolene Royal défénd une politique sociale liberale. Segolene Royale défend une politique reac. Segolene Royal vient d'annoncer qu'elle n'avait pas l'intention de defaire ce que la droite avait fait. C'est un message plutot clair.
Rédigé par : kare | 25/07/2006 à 07:49
Singulière démonstration, qui revient à dire, que plus on est à gauche, plus il y a de raison de laisser le pouvoir à la droite !
Vous alignez une série de déclarations affirmatives, qui confinent aux lieux communs, qui m'incitent à penser que vous n'avez pas lu le projet socialiste.
Mais vous avez raison sur un point: le parti socialiste doit être en rupture avec lui-même, et proposer des idées et un personnel politique rénovés. C'est pourquoi le rassemblement des socialistes doit se faire derrière Ségolène Royal et Arnaud Montebourg, dans le cadre d'une candidature ancrée résolument à gauche.
C'est ce que nous attendons d'elle.
Rédigé par : michel moine | 25/07/2006 à 08:48
Que Arnaud ne se présente pas, j'en suis fortement désolé mais je conviens que cela est un choix personnel. En revanche, qu'il impose à tous les adhérents de RM un ralliement à un candidat, cela je ne l'admet pas.
On a reproché aux technocrates européens de nous avoir pondu un texte et de vouloir nous l'imposer. Le principe d'une constituante et de la consultation de la base doit exister chez RM également.
Je refuse le "faites ce que je dis, mais pas ce que je fais".
Arnaud, on s'en expliquera à Fouras !
Amitiés rénovatrices
Rédigé par : Vivement_Fouras | 25/07/2006 à 09:47
Un choix personnel un peu imposé par les circonstances quand même !
Le texte d'Arnaud est clair: il explique les raisons d'une démarche personnelle, qu'il place dans une perspective d'alliance, et non de ralliement. Je partage son analyse.
Rendez-vous donc à Fouras.
Rédigé par : michel moine | 25/07/2006 à 09:55
Je suis bien en phase avec ce que dit Kare, et plus qu'un discours logique, c'est un sentiment, et qui ne cesse de croître.
Ce serait sympa que vous le reconnaissiez, et que vous reconnaissiez qu'un tel sentiment, eh ben plus vous y êtes sourds, vous les hommes politiques, plus il y aura d'abstentions, ou plus on votera des votes punitifs.
Kare étale sans doute les lieux communs, mais ce que vous lui répondez n'est pas mieux parce que creux.
Voter à droite, voire FN, alors qu'on souhaite la gauche, vous ne l'avez pas encore compris, est un vote de colère, un vote de désespoir. On se dit qu'il vaut mieux des fachos efficaces que des bobos impuissants, et n'allez pas par pitié considérer cela comme une logique ou un raisonnement, c'est une émotion qu'on a envie de crier, à tel point la surdité ambiante est forte.
Rédigé par : Tenryu | 25/07/2006 à 10:32
Tenryu, c'est bien pour celà que je milite pour un renouvellement des idées, des institutions, et des têtes...Je ne peux pas vous contredire sur ce point.
C'est ce que le PS n'a pas compris, et qui s'est incarné dans la direction du PS où s'est retrouvé le gouvernement Jospin, qui venait d'être désavoué par les Français.
C'est aussi ce que dit Montebourg, et le sens de sa démarche vers Ségolène. Mais je maintiens qu'on trouve dans le projet socialiste certaines idées nouvelles consécutivement aux questions de société posées par Montebourg. Peut-être pas encore suffisamment, mais c'est déjà un pas, et il faut le reconnaitre.
Rédigé par : michel moine | 25/07/2006 à 10:45
Bon, je crois que je vais le lire, ce projet, comme ça on pourra parler un peu plus dans le détail. Si vous avez des liens à proposer dans ce sens ...
Vous évoquez sans cesse la nouveauté, la rénovation, sans vraiment entrer dans le détail. Militer ne se résume pas à la pédagogie, mais quand même pour des gens qui ne sont pas spécialistes, ça peut aider.
Ce qui m'intéressera, dans la lecture du projet socialiste, ce n'est pas qu'il réponde aux questions de société de M Montebourg, mais qu'il propose une vision d'ensemble et des moyens de la réaliser, face à l'insatisfaction de gens comme Kare ou moi-même.
Je n'y connais pas grand-chose ni à RM ni au PS, mais la décision de M Montebourg a au moins l'avantage d'aller dans le sens d'éviter le désastre des dernières présidentielles.
Amicalement,
Waël.
Rédigé par : Tenryu | 25/07/2006 à 11:10
tenryu, c'est simple: http://projet.parti-socialiste.fr/
pour la 6e république: http://www.renover-maintenant.org/rubrique.php3?id_rubrique=22
ou bien http://www.c6r.org/rubrique.php3?id_rubrique=7
Rédigé par : michel moine | 25/07/2006 à 11:24
Merci, j'étais justement sur ce lien :
http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/sommaire/
A bientot donc, en attendant je vous souhaite une activité militante ardente et joyeuse.
Rédigé par : Tenryu | 25/07/2006 à 11:48
Michel, objectivement tu ne peux être en désaccord avec les 2 points suivants:
1- Tant que les candidatures à la candidatures (Novembre) n'étaient pas officiellement déposées, nous pouvions discuter et faire pression sur chaque candidat afin de faire passer nos propositions. Alors pourquoi se précipiter.
2- Arnaud est le leader d'un courant qui tient sa force dans le nombre et la capacité de mobilisation de ses adhérents. Sans leader le courant aura du mal à se faire entendre. Mais sans ses adhérents et cette force, Arnaud ne représente rien. Il doit pour exister, pouvoir compter, s'appuyer et tenir compte de ses adhérents.
Alors pour quoi ne pas vouloir entendre ses militants avant de se précipiter dans une alliance ?
Question : A Frangi allons nous assister à une grande messe et un discours langue de bois, ou pourrons nous débattre et interpeller S.R sur ses convictions confrontées à nos propositions ?
A Fouras est tu d’accord pour qu’une AG des adhérents discute sur le bien fondé d’un soutien du mouvement et se détermine collectivement.
Patrick LR
Rédigé par : Patrick LR | 25/07/2006 à 14:08
Combien de cars de retraités Désirs d'avenir va amener à Fouras pour applaudir Ségolène Royal devant les caméras?
Rédigé par : Meli | 25/07/2006 à 14:16
pour les fans uniquement:
http://www.etiennefillol.org/blog/index.php?2006/07/25/128-lettre-ouverte-a-arnaud-montebourg
Rédigé par : enzo d'aviolo | 25/07/2006 à 15:05
Lu dans Nord Eclair aujourd'hui, une interview, dont voici un morceau:
"- Voyez vous des militaires garder des mineurs délinquants, comme l'a proposé Ségolène Royal ?
- Les militaires n'ont pas vocation à régler tous les problèmes de la société. et nous ne sommes pas des gardiens de prison !"
Celui qui répondait n'était pas Laurent Fabius, mais Jean-Pierre Beaulieu, Général de division, officier général de la zone de défense Nord, qu'on ne peut pas vraiment soupçonner d'antimilitarisme...
Si même l'armée trouve ça trop réac, va vraiment y avoir du boulot...
Rédigé par : Fabrice | 26/07/2006 à 14:24
Il a bien raison ce brave général, déjà bien occupé avec ses lycées militaires et la légion étrangère...
Et la société n'a pas non plus pour vocation à régler tous les problèmes des militaires...
Rédigé par : Michel Moine | 26/07/2006 à 22:16
Michel tu ne réponds pas à mes deux points du 25/07. Parce que tu es d'accord sur le fait que la décision de ralliement c'est faite dans la précipitation?
Rédigé par : Patrick LR | 28/07/2006 à 09:22
Pas vraiment, Patrick. Il me semble qu'Arnaud a beaucoup consulté les militants, s'est déplacé dans de nombreuses fédérations et qu'il a pris le pouls de l'opinion des copains. Je crois donc qu'il a mûrement réfléchi sur les perpectives.
Rédigé par : michel moine | 28/07/2006 à 09:33
Michel ta réponse détourne la question.
Je te demandais:
Michel, objectivement tu ne peux pas être en désaccord avec les 2 points suivants:
1- Tant que les candidatures à la candidatures (Novembre) n'étaient pas officiellement déposées, nous pouvions discuter et faire pression sur chaque candidat afin de faire passer nos propositions. Alors pourquoi se précipiter.
2- Arnaud est le leader d'un courant qui tient sa force dans le nombre et la capacité de mobilisation de ses adhérents. Sans leader le courant aura du mal à se faire entendre. Mais sans ses adhérents et cette force, Arnaud ne représente rien. Il doit pour exister, pouvoir compter, s'appuyer et tenir compte de ses adhérents.
Alors pour quoi ne pas vouloir entendre ses militants (rassemblée à Fouras) avant de se précipiter dans une alliance ?
Autre Question : A Frangi allons nous assister à une grande messe et un discours langue de bois, ou pourrons nous débattre et interpeller S.R sur ses convictions confrontées à nos propositions ? (la fameuse pression, pour ne pas tomber dans le renoncement!).
A Fouras est tu d’accord pour qu’une AG des adhérents discute sur le bien fondé d’un soutien du mouvement et se détermine collectivement.
(J’ajoute qu'Arnaud dit bien: "que c'est à elle de nous convaincre". Après débat, à Fouras, on peut en arriver, à estimer qu'elle ne nous a pas convaincue, ou, au moins, pas encore! Ce qui laisse à Arnaud la possibilité de reporter une décision finale de RM...en Novembre...Non?
Un rappel:
* QUESTION DE FORME, et... de droit!
Dans la présentation de RM : "Aller de l’avant" par Michael Moglia, parlant de la structuration de l’association, il est précisé
« Une association sur laquelle les adhérents gardent le contrôle. »
« Lors de l’assemblée générale annuelle, l’ensemble des militants délibéreront et choisiront l’orientation politique de leur courant »
(Prévue dans les statuts, il serait urgent de faire cette AG, sans cette AG, pas d'orientation politique...! AG dans chaque département et à Fouras?)
Patrick LR
Rédigé par : Patick LR | 28/07/2006 à 15:44
Mon cher Michel, comme tu le sais je suis un ardent soutien à Ségolène, je crois sincèrement que notre parti a besoin de renovation: les 80 000 nouveaux adhérent(e)s nous montrent ce désir de faire bouger la société. C'est pourquoi je vous avais rejoind à NPS et après ces quelques mois suis heureux que notre chemin se rejoigne dans cette rénovation nécessaire pour changer la société.Alors pas trop de clichés les amis qui postez des notes, Ségolène est profondémment ancrée à gauche, ne vous laissez pas impressionné par les commentaires de bas étages qui ne servent en réalité que la droite et le FN.
Tous à Frangy? Moi j'y serai, amitié
Rédigé par : roger | 28/07/2006 à 18:47
J'y serai aussi, Gilbert, et aurai plaisir à t'y retrouver...
Rédigé par : michel moine | 28/07/2006 à 19:47
Moi je n'y serais pas mais je soutien Arnault a 100%. Il est grand temps de soutenir le candidat qui nous representeras a 100% Je ne veut pas revoir la droite au pouvoir n'y prendre le risque de voter sarko pour ne pas que lepen passe.
J'espére que tous les camarades vons me comprendre et meme si sego n'est pas notre candodate preferer je prefere elle a sarko.
Rédigé par : Christian DUMINY | 29/07/2006 à 13:00