Comme beaucoup, j'ai suivi attentivement la prestation de nos trois candidats à la candidature hier soir, ainsi que les premiers commentaires du Soir 3.
Il était frappant de noter le dépit des journalistes, qui tentaient d'argumenter sur l'absence formelle de débat, et se révélaient un peu secs sur l'analyse des propos tenus. Il leur était difficile de s'adonner à leur travers favori, qui consiste à commenter et amplifier les petites phrases assassines. Il est vrai que le débat a été intéressant, s'est concentré sur le fond, et a évité les pièges de la polémique.
A cet égard, le choix de la chaine parlementaire pour que s'y déroule le débat s'est avéré judicieux, et il faut souligner la qualité des questions posées par les deux journalistes, Emilie Aubry et Emmanuel Kessler , précises, sans concessions, exigeant des réponses. Les trois candidats ont su donner à cet exercice, long sans être ennuyeux, la hauteur de vue nécessaire à l'enjeu.
On a relevé les très nombreuses convergences qui existent entre eux, et quoi de plus normal entre socialistes, qui ont défini ensemble leur projet ? On a aussi noté des appréciations parfois plus personnelles sur tel ou tel sujet, temps de travail, rôle des régions, échelles des salaires, rôle de l'Etat et des partenaires sociaux.
Dans cette soirée consacrée aux questions économiques et sociales, Ségolène Royal était attendue, peut-être davantage que ses deux compétiteurs. Il me semble qu'elle a fait la démonstration que dans ce domaine (elle qui est la seule des trois à n'avoir pas exercé des fonctions de ministre de l'économie), sa pensée et son discours sont parfaitement architecturés et qu'elle est tout à fait à la hauteur de l'enjeu présidentiel.
La démocratie n'a qu'à se louer de tels manifestations, où la politique (la vraie, celle qui tourne le dos à la seule pipolisation) démontre l'importance des choix qui nous attendent.
C'est l'honneur du Parti Socialiste que de s'être engagé le premier dans cette voie.

C'est assez fort d'écrire : "il faut souligner la qualité des questions posées par les deux journalistes, Emilie Aubry et Emmanuel Kessler , précises, sans concessions, exigeant des réponses"...
Quand on sait que les 3 candidats avaient eu toutes les questions *avant* l'émission ! LOL ! :-)
Rédigé par : Lightman | 18/10/2006 à 09:35
Et en quoi celà remettrait-il en cause la qualité des questions, et celle des journalistes ?
Rédigé par : Michel Moine | 18/10/2006 à 11:18
Ce qui me gêne Michel, c'est le manque de spontanéité et d'échanges.
Je pense qu'à Clermont-Ferrand, les trois candidats en présence des militants, ce sera plus interactif...
Un vrai débat quoi, comme on les aime au sein du PS...
Bises
Rédigé par : delphine | 18/10/2006 à 11:40
J'aurais dû souligner la fin [[[exigeant des réponses]]]... Tu parles, ils étaient vachement pressants les journalistes avec leurs questions [[[sans concessions]]] préparées et connues depuis des semaines par les 3 candidats ! héhé quelle blague !
Ta note laisse entendre que les questions étaient spontanées, ce qui n'était pas le cas.
Rédigé par : Lightman | 18/10/2006 à 14:02
Les réponses portaient sur le fond, c'est ce qui m'a donné satisfaction. Je vois que la forme t'inspire davantage.
Rédigé par : michel moine | 18/10/2006 à 14:46
ce qui était plus génant c'est la formulation des questions par les journalistes et leurs sourires vaguement ironiques. Ne pas servir la soupe c'est bien, pas besoin d'en faire trop dans l'autre sens.
Désolée mais j'aimerais bien que Ségolène Royal amplifie un peu l'échelle des propositions proposées
Rédigé par : brigetoun | 18/10/2006 à 21:11
Cet article a été référencé sur LePolitoscope.net
Rédigé par : Le Politoscope | 18/10/2006 à 21:54