On le constate très régulièrement, la dépendance de la presse vis à vis du monde économique est de plus en plus étroite et en menace la liberté.
Je ne reviens pas sur les difficultés de "Libération", de "France-Soir", ou encore le limogeage de tel ou tel journaliste ou patron de presse, coupable d'avoir déplu à son actionnaire ou aux amis de celui-ci.
C'est une des raisons qui doit nous conduire à préserver l'existence d'un journal indépendant, Politis, fondé par notre ami et voisin Bernard Langlois, et qui connait lui-aussi des difficultés financières. Politis doit trouver 1 million d'euros d'ici fin octobre pour assurer sa pérennité. Il y a donc urgence à se mobiliser, 50 ou 100 € par souscripteur (ou davantage), ce n'est pas cher payé pour éviter la disparition d'un des maillons de la liberté de la presse.
Tous les détails en cliquant ici.

Merci m'sieur le maire !
La mobilisation de nos lecteurs est déjà impressionnante : plus de 500 000 euros en moins d'une semaine !
Rédigé par : Bernard Langlois | 18/10/2006 à 18:53
Et si l'on se posait parfois la question de l'inadéquation de ce type de support (la presse papier) par rapport aux besoins d’aujourd’hui ?
Les blogs ont fini d'achever ce support et ce modéle organisé qu'est un titre de presse papier.
Pourquoi vouloir sauver à tout prix tel ou tel titre de presse ? Quel intérêt de vouloir s’accrocher à des choses
qui ne sont plus adaptées ?
Enfin pour finir, personnellement, je ne pas mécontent que ce torchon qu’est Libération est en passe de disparaitre !
Rédigé par : Tagada | 22/10/2006 à 00:29
Voilà une logique que je récuse totalement, qu'on nous présente comme celle de l'évolution inéluctable de la société mondialisée. C'est au nom de cette logique libérale, qui n'a rien à voir avec le bon sens et beaucoup avec l'idéologie, qu'on s'attaque aux libertés fondamentales, l'air de rien. Voltaire est décidemment bien loin !
Je n'apprécie pas particulièrement "Le Figaro", que je lis régulièrement, mais j'estime son existence indispensable à l'expression de points de vue différents du mien, et je ne serais pas choqué d'une mobilisation en sa faveur en cas de nécessité.
Si un journal ne vous convient pas, vous avez le loisir de ne pas l'acheter.
Souhaiter sa disparition relève d'une démarche totalitaire
Rédigé par : michel moine | 22/10/2006 à 07:44