J'assistais hier au congrès extraordinaire d'investiture de Ségolène Royal à la Mutualité. L'assistance était parcourue d'une joyeuse allégresse, qui permettait de surmonter les difficultés à accéder à la salle, tant les délégués et les journalistes étaient nombreux à se presser à ce rendez-vous.
Rares étaient ceux qui n'avaient pas fait le déplacement, et j'ai eu toutes les peines du monde à retrouver mon collègue Jean-Pierre Jouhaut, maire de Bourganeuf, dans la foule enthousiaste.
Le discours de Ségolène a été un discours rassembleur, un discours mobilisateur, un discours de mouvement. Elle y a exprimé son refus de l'inéluctabilité: celui de la pauvreté, celui des inégalités, celui du désespoir social. Elle a affirmé sa révolte face à ces injustices, et la priorité qu'elle donne au progrès social. La volonté politique qui est la sienne l'a conduite à confirmer sa conviction dans la protection que l'Etat doit assurer aux citoyens et aux solidarités nécessaires face aux effets néfastes de la mondialisations.
Durant la première partie de la campagne électorale, Ségolène ne change pas de méthode, et propose d'engager 4 grands débats avec les Français, sur l'éducation, la violence, la vie chère et l'excellence environnementale. Elle a exhorté les délégués au travail militant, et à lui faire remonter ce qui émanera de ces débats, afin que les électeurs aient la parole durant cette campagne et pas seulement au moment du scrutin.
Elle a rappelé sa foi en la laïcité, et son refus d'un communautarisme qui porte atteinte au pacte social. Son engagement de lutter contre les violences faites aux femmes lui a donné l'occasion de rappeler sa conviction que le combat pour l'égalité des sexes n'était pas achevé, en dépit des progrès déjà accomplis.
Elle a pris l'engagement d'incarner cette force qui va se développant jusqu'à la victoire en mai prochain.
Il nous appartient d'y apporter notre pierre, à la fois dans la perspective de la victoire, mais aussi, et ce n'est pas le moindre, pour la réussite de la victoire. Les attentes des Français sont fortes, le lien de confiance va se rétablir, attelons-nous à la tache, et comme a conclu Ségolène, "Accomplissons ensemble notre devoir de victoire !".

Oui Michel, un bon discours, mais il y manque une dimension que nous rénovateurs ne pourront être les seuls à porter. Il s'agit de l'indispensable rénovation de nos institutions. La démocratie participative ne suffira pas à combler le gouffre qui sépare les citoyens de la politique et des élus.
Pierre Lafite RM60
Rédigé par : Pierre Lafite | 27/11/2006 à 11:18
Merci Pierre de ce rappel.
Bon voilà Michel, moi j'ai un truc à faire remonter. C'est écrit ici : http://www.etiennefillol.org/blog/index.php?2006/11/26/194-seine-de-la-vie-ordinaire
Voilà, vous êtes maire, campagne en région, démocratie participative, tout ça. Alors vous pouvez lui remonter ça...
Amicalement.
Etienne.
Rédigé par : etienne fillol | 27/11/2006 à 14:39
Ah yesss, j'applaudis les paroles de Pierre Laffite, voilà enfin des paroles sensées !
Les politiques ne ré-engageront pas l'intérêt des citoyens si les institutions (moyens de mise en oeuvre de toute politique) restent arriérées et bloquées, source en fin de course de tant de violence dans notre société.
Puissiez-vous être entendu, Pierre !!
Rédigé par : Tenryu | 27/11/2006 à 19:42
Bien d'accord avec vous Tenryu ! Il est temps de redonner au citoyen sa place dans la gestion de la cité. Vive la 6e république !
Rédigé par : michel moine | 27/11/2006 à 20:30
Ah ben tu me vouvoies maintenant ?
C'est pas parce que je pète une colère (de temps en temps) qu'il faut prendre tant de distances ;-)
Bonne soirée à toi en tout cas.
Rédigé par : Tenryu | 27/11/2006 à 21:38
Bravo à Ségolène ! Les combats pour la laïcité et l'égalité entre tous (et pas seulement hommes-femmes) sont des combats honorables qui n'ont je crois rien perdu de leur sens. Je crois en revanche très peu aux aspects très superficiels des politiques d'aborder la question environnementale... m'enfin, nul n'est parfait !
Espérons donc que Ségolène puisse contribuer à oeuvrer activement pour une vraie égalité homme-femme, non pour celle qui, de façade, s'affiche dans les candidatures aux postes de député (je dis ca sans ironie pour le coup !) et qui ne correspondent souvent qu'à une discrimination positive dont nous souhaiterions qu'elle soit l'apanage des gens de droite... qu'elle ait le courage de proposer la limitation des mandats, en nombre et dans la durée (associée à un remodelage des Institutions et pourquoi pas une 6eme république !?), seule véritable façon d'assurer une REELLE représentation du peuple par ses élus.
IL faudra de la ténacité et du courage, mais cela ne semble pas lui manquer...
Rédigé par : Sébastien | 27/11/2006 à 22:42