TOTAL
Ségolène Royal: 58.76 %
Laurent Fabius: 29.79 %
Dominique Strauss-Kahn: 11.45 %
Dans la 2e circonscription de la Creuse, le score de Ségolène est de 71.65 %
Merci aux camarades
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TOTAL
Ségolène Royal: 58.76 %
Laurent Fabius: 29.79 %
Dominique Strauss-Kahn: 11.45 %
Dans la 2e circonscription de la Creuse, le score de Ségolène est de 71.65 %
Merci aux camarades
16/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (0)
"Merci du fond du coeur pour votre mobilisation et votre engagement dans cette campagne.
Le vote de jeudi 16, c'est le premier tour de la bataille de 2007...
Je compte sur vous "
16/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
PARIS, 15 nov 2006 (AFP) - Ségolène Royal reste la candidate préférée des sympathisants du PS pour l'investiture à la présidentielle, à la veille du vote des militants, sa cote gagnant même quatre points, au détriment de Dominique Strauss-Kahn (-3) et Laurent Fabius (-1), selon un sondage Ipsos à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le Point.
Cette enquête a été réalisée en deux vagues, les 3 et 4 novembre, et les 9, 10 et 11 novembre.
S'ils participaient à une primaire pour choisir le candidat du PS, ce qui n'est pas le cas puisque seuls les 218.000 adhérents environ voteront jeudi, comme le rappelle Ipsos, 66% (+4) des électeurs proches du PS auraient "le plus de chances" de voter pour la présidente de la région Poitou-Charentes.
24% d'entre eux (-3) se prononceraient pour Dominique Strauss-Kahn et 10% pour Laurent Fabius (-1).
5% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote.
69% (+8) des sympathisants PS estiment que Mme Royal est "le plus capable de battre Nicolas Sarkozy au second tour" de la présidentielle, devant M. Strauss-Kahn 16% (-4) et M. Fabius 9% (-1), "le plus capable de rassembler les Français" (67%, +11), devant DSK (21%, +4) et M. Fabius (10%, +1).
Toujours selon les sympathisants PS, Mme Royal est des trois candidats PS "celui qui a la personnalité la plus attractive" (67%, +11), "représente le mieux le renouveau de la gauche" (73%, +18), "le plus attentif aux préoccupations des Français" (68%, +15), "le mieux placé pour rassembler toute la gauche et les Verts au second tour" (61%, +12), "le plus capable de changer les choses en France" (62%, +16) et "celui qui a le plus la stature d'un chef d'Etat" (44%, +14). Sur ce dernier point M. Strauss-Kahn perd 11 points à 40% et M. Fabius gagne 4 points, à 21%.
16/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (11) | TrackBack (0)
Ségolène n'a pas dit : «Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les moeurs.»
Elle ne l'a pas dit, mais alors qui l'a dit ? Réponse en cliquant ici.
15/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Une campagne électorale est l'occasion d'exprimer une imagination fertile en coups bas, peaux de bananes et autres gracieusetés. Ces petites gentillesses visent celui, en l'occurence celle, qu'on estime le plus dangereux pour soi-même, et marquent les limites de la capacité à argumenter ses propres propositions. La campagne interne du PS n'y déroge pas, confirmant en celà un certain classicisme et une propension évidente aux petits meurtres entre amis camarades.
Audiart y aurait trouvé une source d'inspiration inépuisable, lui qui "ne connaissait pas le Raoul", en tout cas pas celui du Maine et Loire.
Mais on a beau se réclamer de Mitterrand, n'est pas "Tonton" qui veut !
Pourtant, le "nervous breakdown", comme on dit de nos jours, semble gagner certains camarades, à l'approche de l'échéance, qui craignent de se retrouver "éparpillés, façon puzzle".
On peut certes comprendre cette fébrilité à se démarquer pour ne pas arriver troisième, et dans l'espoir que le second soit qualifié jeudi. Comme le disait Ventura, "Ouais, n'empêche qu'à la retraite de Russie, c'est les mecs qu'étaient à la traîne qu'ont été repassés... "
Ô tempora, Ô mores ! La vidéo supplante le 35mm , les neveux flinguent avec moins d'élégance que les tontons, même s'ils osent tout.
C'est surement à ça qu'on les reconnait.
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15/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
En Creuse, département rural peu peuplé et à faible potentiel fiscal, le Conseil Général est très attentif aux conditions financières qui accompagnent le transfert de compétences de l'Etat, dans le cadre des dernières lois de décentralisation.
Les marges de manoeuvre sont étroites, quand on sait qu'un point de fiscalité représente 300.000 €, contre 6 M€ dans les Hauts de Seine.
Force est de constater que les nouvelles compétences transférées ne se sont pas accompagnées des recettes correspondantes, et qu'on est loin de la compensation constitutionnelle à l'euro, l'euro.
Le Conseil Général a tiré le signal d'alarme à de nombreuses reprises, la dernière en date lors du débat d'orientations budgétaires, un rapport du cabinet Klopfer à l'appui. La droite creusoise, dont l'imagination n'est pas la caractéristique principale, bien en peine de trouver une position de solidarité dans l'intérêt des Creusois, s'était empressée de dénoncer les hausses de fiscalité, dont elle sait parfaitement qu'elles se seraient imposées à elle, si elle avait été en responsabilité. De fait, l'analyse du cabinet Klopfer, corroborant celle de la chambre régionale des comptes, confirme la qualité de la gestion de Jean-Jacques Lozach, qui a su en maitriser l'évolution. Mais les deux documents tracent des perspectives peu encouragantes pour les années à venir, compte tenu du transfert des personnels de la DDE et des collèges, et de la montée en puissance des politiques sociales nationales nouvelles que sont l'APA et la loi sur le handicap.
La proportion du budget départemental sur laquelle les élus peuvent exercer un choix véritable se rapproche désormais de la portion congrüe, tant les dépenses obligatoires occupent la plus grande part des engagements annuels des départements.
Le sénateur Eric Doligé, UMP, dresse dans un rapport d'étape un bilan politique et financier sévère de l'acte II de la décentralisation, et pointe du doigt les perpectives sombres pour les départements. Lire sous la plume d'un élu de la majorité que ces tranfert de personnel sont "une bombe à retardement" donne la mesure de la réalité du désengagement de l'Etat, accusé d'opacité et d'avoir "insuffisamment anticipé" les conditions des tranferts. Le sénateur Doligé conclut sur "les promesses non tenues" du gouvernement.On attend les cris d'orfraie de la droite creusoise.
Nos collectivités, et leurs marges de manoeuvre financière ( je parle globalement, car pour la Creuse la situation a toujours été marquée par des tensions), sont une proie tentante pour un Etat aux caisses vides, qui a choisi par idéologie de diminuer ses propres recettes, et de transférer ses charges sur les autres.
Ce n'est qu'un palliatif à courte vue, qui va plonger dans le rouge la situation des plus fragiles d'entre-nous, et accroitre les inégalités territoriales. Les soldes budgétaires laissés à la charge des départements pèseront inévitablement sur les contribuables locaux, au travers d'une fiscalité dont on sait bien que les mécanismes de détermination sont bien plus injustes que ceux de l'imposition sur le revenu. Résultat, on baisse d'un coté, avec moult cris de joie, une fiscalité juste car progressive, pour alourdir mécaniquement une fiscalité décidée par d'autres, en leur en faisant porter la responsabilité.
Beau résultat , en vérité, d'un désengagement de l'Etat symptôme de son affaiblissement, dont nos actuels gouvernants ont à répondre.
13/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
J'étais présent à la réunion des administrateurs de Rénover Maintenant à Paris ce lundi. Nous avons débattu du comportement problématique de notre secrétaire général, et de la multiplication de ses interventions médiatiques, propres à jeter le trouble dans les esprits. Il a été décidé de suspendre Michaël Moglia de ses fonctions, ce qui ne devrait lui causer aucune difficulté particulière, lui qui revendique toujours intervenir "à titre personnel" dans les médias. Débarrassé de sa charge de secrétaire général, qui le gênait aux entournures au point de devoir donc toujours confirmer ce caractère "personnel" de ses déclarations, il retrouve donc une liberté de parole et de manoeuvre, ce qui à n'en pas douter doit le soulager.
C'est aussi une garantie collective de préservation de l'unité de notre courant, qui réaffirme-là son caractère profondemment rénovateur, dans sa pratique démocratique et respectueuse de l'opinion de chacun. En effet, il n'est pas si fréquent dans ce parti de pratiquer le débat et la délibération à l'intérieur des courants. Seul Désir d'Avenir fonctionne comme nous sur ce modêle.
Quel autre courant, qui se revendique de la gauche du parti, laisse-t-il à ce point les débats et la liberté de parole traverser en permanence ses rangs ? Quel autre courant est-il doté d'un secrétaire général, ou d'un porte-parole ?
Cet mode de fonctionnement est essentiel et consubstantiel à la nature de Rénover Maintenant. C'est notre force, indiscutablement, même si on a pu craindre que celà ne devienne notre faiblesse. Encore faut-il ne pas se concentrer uniquement sur l'accessoire, et ne pas privilégier le fonctionnement pour le fonctionnement. Le rôle du courant, c'est d'être force de proposition pour l'organisation harmonieuse de la société, et nous nous perdrions si nos débats revenaient sans cesse à des supposées tables de la Loi rénovatrices, qu'il convient avant tout de continuer à alimenter en substra idéologique.
S'enfermer dans des débats internes, absconds et auto-destructeurs ne peut conduire qu'à l'impasse et à l'immobilisme. Nous sommes au contraire les tenants du mouvement, ce qu'Arnaud Montebourg incarne avec un certain talent. Parce que notre société bouge, et bouge très vite, parce que les attentes de nos concitoyens s'expriment avec une urgence évidente, nous avons pour nécessité de batir le socialisme de demain, celui des valeurs de toujours, les valeurs républicaines, suffisamment modernisées pour permettre l'affirmation de droits nouveaux, de solidarités nouvelles, d'une citoyenneté refondée.
Nous ne pouvons méconnaitre que l'émergence de notre courant comme traduction politique de ces aspirations fortes ne fasse l'objet d'hostilité, de méfiance, et de tentatives de déstabilisation.
A nous d'apporter la preuve que l'enjeu dépasse nos intérêts personnels immédiats, sans exclusion ni exclusive, mais dans le respect de notre engagement collectif.
C'est la voie, unique mais ô combien étroite, que nous avons à emprunter vers cette porte d'entrée que représente l'élection présidentielle. Si nous ne pouvons l'ouvrir, tout espoir sera ruiné. Si nous en détenons la clé, tout deviendra possible. Et c'est là l'essentiel.
08/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (132) | TrackBack (0)
RM 59 a pris la décision très majoritaire au cours d’un CA en octobre de porter lors du conseil national le libre choix de ses militants de soutenir qui ils veulent : Ségolène Royal, Laurent Fabius ou Dominique Strauss Kahn, ceci afin de ne pas engager le courant et en gardant à l’esprit qu’après le 16 novembre, il y aurait une vie. Or lors de ce conseil national RM, une grande partie des fédérations a décidé de soutenir SR, donnant ainsi la ligne majoritaire du courant, mais en accordant aux quelques dissidents le libre choix sans pouvoir se prévaloir de leur appartenance au courant. Ce qui est la moindre des choses.
Un certain nombre de nos camarades ont malgré cette décision collective, qui a été débattue, puis votée, décidé de ne pas respecter cette position. Ils ont multiplié les provocations, les attaques ad nominem, utilisant les méthodes qu’eux-mêmes dénoncent depuis toujours : non invitation aux réunions, mise d’office sur listes de soutien constestables, interventions publiques en se prévalant de leur titre de membre de ceci ou de cela , bref en manifestant un mépris total de leurs camarades de combat.
Alors il ne suffit pas d’afficher des valeurs, faut-il encore les mettre en application.
Me revient une expression d’un penseur français : « quelle belle harmonie quand le dire et le faire vont ensemble » !
Certains semblent perdre leur sang froid, qualité fondamentale en politique.
Rénover Maintenant, contrairement à d’autres (Force Militante Démocratie Socialiste, NPS, ) a pris le temps d’une délibération collective et qui a été validée par un vote massif et clair. Arnaud Montebourg n’a pas eu peur d’affronter les AG, au contraire il a souhaité rencontrer le maximum de militants RM pour défendre cette alliance. Beaucoup de militants du Nord souhaitaient cette rencontre mais elle a été refusée par son Président malgré nos demandes pressantes.
Puisque ces camarades sont incapables de respecter un vote pris à la quasi unanimité, et que leurs interventions à sens unique, pourraient laisser croire à une adhésion de RM 59 à la candidature de Laurent Fabius, à la demande de nombreux membres de RM 59 nous porterons la candidature de Ségolène Royal dans le Nord.
Nous n’aurons pas l’hypocrisie de rajouter "à titre personnel", et en utilisant ce terme comme d’un cache sexe. Sans complexe, nous soutenons SR car nous pensons qu’elle est la mieux placée pour gagner les prochaines élections, parce qu’elle porte une partie de notre projet de rénovation, parce que comme élue nationale et que comme présidente de région, elle a fait ses preuves.
Parce que si elle est élue, elle fera ce qu’elle dit.
Demain on ne rasera pas gratis, certainement pas, c’est pourquoi la question citoyenne est au cœur du débat, et qu’il faudra avoir le courage de faire face à la vérité et de ne pas promettre
tout et n’importe quoi , dans une sorte de posture néo-molettiste.
membre du CA de RM 59
05/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (20) | TrackBack (0)
Notre ami et camarade Michaël Moglia, secrétaire général de "Rénover, Maintenant", a choisi "à titre personnel" de soutenir Laurent Fabius.
Au nom de la fidélité à Arnaud.
Et en application de la ligne politique qu'il prônait il y a encore peu, au nom de laquelle il estimait qu' "il n’y avait aucune raison de nous ranger tous ensemble derrière une candidature, quelle qu’elle soit". L'épreuve des faits aura eu raison de cette quintessence de l'analyse politique de Michael. En effet, choisir de ne pas choisir n'est jamais une option en politique, qui est au contraire l'art de conjuguer les choix pour faire avancer ses idées.
Michael l'a très vite mesuré, et son choix personnel lui appartient complêtement. Ce qui pose problème, un problème de démocratie, c'est l'insistance mise par Michaël à se revendiquer dans ses apparitions médiatiques "personnelles" de son titre de secrétaire général de Rénover Maintenant.
Car le courant animé par Arnaud Montebourg a fait un autre choix, démocratique et majoritaire, celui de soutenir Ségolène Royal.
Lors de la dernière assemblée générale de RM, j'ai demandé à Michaël d'avoir les mêmes égards vis à vis du courant que ceux que nous avons eu à l'égard du parti lors du référendum sur la constitution européenne. Nous avions décidé, bien que favorables au non, de ne pas participer à la campagne pour ne pas affaiblir ni diviser notre parti, respectant en celà l'expression majoritaire des militants.
Michaël croit devoir s'affranchir de cette loyauté vis à vis de ses camarades de courant, et encourt la responsabilité de la division.
Un courant n'est pas la reproduction à une échelle moindre d'un parti comme le PS. Un courant s'articule sur une homogénéïté, et n'a pas vocation à regrouper des sous-courants ou des tendances de sous-courants. Notre expérience NPS nous a confirmé les limites d'une telle conception.
Alors que cherche Michaël ? Probablement à être victimisé par Arnaud lors d'une nécessaire clarification de la situation. En attendant, il spécule sur les réticences de ses camarades légitimistes à constater la rupture du pacte fondateur de RM, et accélère sa course vers ce qu'il croit être l'opportunité pour lui d'être, politiquement, et de jeter les bases d'un nouveau courant, et peut-être, d'un nouveau parti.
Quid novi sub sole ? Nihil novi ! Depuis la mythologie, nous savons que "celui qui a les pieds enflés" (c'est la traduction du nom d'Oedipe) a tué son père et épousé sa mère. "Arnaud m'habite..." disait Michaël lors d'une allocution à une incertaine tribune. On connait le destin d'Oedipe...
Notre camarade s'imagine sans doute jouer son destin politique, et peut-être son avenir.Il semble bien qu'il en ait le désir.
Je regrette que Michaël ne tire pas lui-même les conséquences d'une situation qu'il a largement contribué à créer. Il souhaite probablement que d'autres s'en chargent. Il ne peut guère rester secrétaire général de Rénover Maintenant plus longtemps. Il pourra alors mesurer son véritable poids politique.
Toujours dans la fidélité.
Successive.
04/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (52) | TrackBack (0)
L'annonce de l'attribution du marché du renouvellement du matériel ferroviaire du réseau ferré d'Ile de France à l'entreprise Bombardier, au détriment d'Alstom, n'en finit pas d'agiter le landernau politico-économique, sur fond de pseudo-patriotisme économique plus ou moins affirmé.
C'est que le marché est de taille: 2,7 milliards d'euros, à la charge de la SNCF et du STIF.
Je reste dubitatif sur les arguments avancés par Alstom, qui dénonce les conditions d'attribution de marchés canadiens à Bombardier, en dehors de toute compétition libre, qui fausserait les conditions de la concurrence en France. Bombardier aurait bénéficié de conditions de vente, et donc de marges, confortables, qui lui aurait permis un certain dumping pour répondre à l'appel d'offre français. Alstom a donc saisi le tribunal administratif, pour geler la signature des marchés, et à terme, les remettre en cause.
Ce n'est pas le fond de l'argument qui m'interpelle. En effet, il semble avéré que l'attribution des marchés canadiens se soit déroulée de gré à gré, en dehors de toute procédure de marché public. Mais demander au tribunal administratif d'établir un lien de corrélation avec les conditions de la réponse de Bombardier au marché SNCF, pour justifier une décision des juges favorable à Alstom,me parait extrêmement aventureux. Par contre la démarche judiciaire d'Alstom, au Canada, me semble particulièrement fondée.
De plus, c'est la filiale française de Bombardier qui obtient la commande française. Les nouveaux trains seront conçus, industrialisés et réalisés par le site français de Bombardier Transport situé à Crespin (Valenciennois), comme le stipule le contrat. C'est donc de la main d'oeuvre française qui aura la tâche de mettre en oeuvre cette commande.
Répondre à un protectionnisme illégal par un patriotisme de mauvais aloi et revanchard engage le débat sur un terrain biaisé et sans issue. Il est hautement préférable de se battre pour faire respecter les règles du Droit.
C'est pourquoi, lors que j'ai entendu le député UMP Jacques Myard, hier sur i-télé, dénoncer Bombardier comme une affreuse entreprise, étrangère et tricheuse, je n'ai pu m'empécher de m'interroger sur la réaction de ce même député si Bombardier avait annoncé la création d'une unité de production dans sa circonscription.
Il y a quand même une certaine schizophrénie à dénoncer l'entreprise de l'étranger, et à oeuvrer au quotidien, ce que font les élus, pour convaincre des investisseurs étrangers à implanter sur le sol national des unités de production, ou tout simplement pour persuader les entreprises déjà installées à rester en France.
Je ne suis donc pas choqué de la situation faite à Alstom, qui dans le même temps, obtient un marché important de fourniture de trains en Chine, pour 1,2 milliards d'euros et la certitude d'une part importante de sous-traitance du marché francilien.
Je le suis bien davantage lorsque j'apprends que l'Urssaf, organisme collecteur des cotisations sociales de France, attribue son marché de la gestion informatique des déclarations uniques d'embauche à des entreprises off-shore, situées dans les pays de l'Est ou à Madagascar, au détriment de fournisseurs français, qui versent des salaires et des charges en France. Dans un cas pareil, on peut admettre une dose "morale" de patriotisme économique. Mais Jacques Myard ne doit être au courant...
04/11/2006 | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)

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