Jean-Luc Mélenchon est déçu. Ses convictions profondes d'homme de gauche l'avait conduit à participer aux réunions des collectifs libertaires anti-libéraux. Beaucoup de socialistes s'en sont irrités, soupçonnant une tentation de dissidence de la part du sénateur de l'Essonne. Le fait est que l'échec de la stratégie d'union de la gauche anti-libérale met Jean-Luc dans une situation délicate, comme en apesanteur politique.
Est-ce une raison pour le flinguer plus que de raison ? Je ne le crois pas. J'ai de l'estime pour Jean-Luc, même si je ne partage pas toujours ses analyses et ses stratégies. J'ai de l'amitié pour un homme chaleureux, inlassable militant de la justice sociale. Il a sa place au Parti Socialiste.
Jean-Luc Mélenchon vient de faire l'objet d'un article qu'il estime malveillant, dans
, dont il relate sur son blog les tenants et aboutissants. "Le blog est l'arme de dissuasion du faible au fort" affirme notre camarade, qui dénonce le parti-pris des rédactrices de l'article, et qui réaffirme sa position dans cette note, où il met en garde contre une presse "tout aussi engagée que n'importe lequel d'entre nous"
Il y a trois ans en arrière, jamais Jean-Luc n'aurait pu développer son point de vue avec la lisibilité que donnent les blogs. La presse aurait été le seul média possible pour son expression, sans possibilité de maitriser le rendu final. La politique, c'est aussi l'art de la dialectique. Quand des responsables politiques souhaitent ciseler leurs termes, le blog leur apporte cette possibilité.
Celà ne remet pas en cause la nécessité du travail journalistique, mais celà rééquilibre ce pouvoir jusque là sans grand contre-pouvoir. De quoi alimenter une réflexion sur " les médias et la culture dominante".


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Rédigé par : Le Politoscope | 29/12/2006 à 00:00
Jean Luc MELANCHON ne pouvait être que déçu,les collectifs anti libéraux ne sont en fait que des mouvements de proposition ils n'ont aucun avenir politique dans le systéme français de bi-polarisation;pas plus d'ailleurs que François BAYROU,seul LE PEN en cristallisant les mécontentements peut venir troubler le jeu,c'est pourquoi les électeurs français de Gauche veulent éviter à tout prix de voir la Gauche absente du second tour.
Rédigé par : Robert | 30/12/2006 à 08:42
MELENCHON n'est pas plus "en apesanteur" politique que Kouchner, prêt à se rallier à Sarko pour participer à un gouvernement "d'union nationale" !
Et Kouchner, et Pascal Lamy (entre autres...) sont toujours membres du PS !
Rédigé par : MESSAGE A JAURES | 01/01/2007 à 22:58