Le sort de l'abattoir de Guéret est désormais suspendu à la décision des professionnels de la filière. Les déclarations d'intentions initiales se heurtent au positionnement réel des uns et des autres.
Elus et pouvoirs publics n'ont pas manqué à l'appel, puisque le Conseil Général et la Communauté de Communes Guéret-St Vaury ont délibéré positivement pour la constitution de la SEM d'abattage depuis plusieurs semaines, confirmant ainsi leur engagement financier.
L'Etat est également exemplaire dans ce dossier, lui qui garantit la prise en charge des salaires du personnel repris pendant 6 mois, voire 9. On ne saurait trouver meilleure équation financière pour relancer l'activité, en terme de coût de la main d'oeuvre. L'implication personnelle du préfet de la Creuse est là aussi remarquable.
Mais un abattoir ne peut fonctionner sans une activité économiquement viable: il est donc nécessaire que la filière viande, notamment ceux qui sont en charge de la commercialisation, s'engage à approvisionner le site en bêtes à abattre de manière régulière et constante.
Et c'est là où le bât blesse. La balle est dans le camp de la profession. Le président de la Chambre d'Agriculture, nouvellement élu, a axé toute sa campagne électorale sur le sauvetage de l'abattoir de Guéret, unique dans un département qui est le troisième de France en terme de production de vaches allaitantes. Autant dire qu'il est très attendu dans ce dossier. Je ne doute pas de ses bonnes intentions affichées.
Mais il en va en agriculture comme en politique: c'est par la preuve que l'on démontre sa crédibilité. La solidité d'une chaine est égale à celle du maillon le plus faible: collectivités et Etat ont démontré la leur. Qu'en sera-t-il des autres maillons ?

Cher Michel,
J'ai l'habitude d'intervenir sur ce blog sous un autre pseudo me liant à un blog militant. J'ai choisi aujourd'hui d'intervenir à un autre titre en coiffant ma casquette de membre fondateur d'un groupe de travail local se battant contre des moulins pour obtenir l'ADSL dans notre petite commune rurale de l'Isère: VAILIEU.
Au terme de plus d'une année d'actions inutiles et stériles nous avons décidé d'interpeller un de vos collègues, André Vallini, dont notre village est dans le secteur de compétences. Je viens juste de poster un article relatant notre dernière démarche à son encontre ainsi que rappelant certaines de ses promesses que nous attendons toujours ( http://vatilieu-adsl.blogspot.com/2007/03/help-mr-vallini.html )
A tout hasard, si vous le croisez, merci d'avance de lui faire savoir que nous sommes encore et toujours en attente de son action, suite à ses engagements. En période électorale riche en promesses il me semble en effet sain de rappeler celles qui n'ont toujours pas été honorées. Mon action ne représente que la fonction des commités citoyens pronés par Ségolène...
Merci d'avance!
Christophe
Rédigé par : Christophe | 08/03/2007 à 15:27
Moi j'suis sûr que si cet abattoir acceptait les éléphants et les lapins, son avenir serait assuré !!
Te fâche pas Michel, j'essaie de faire rire (un peu).
A bientôt.
Rédigé par : Tenryu | 12/03/2007 à 13:49