J'ai suivi sur i-télé le meeting de Lyon de Ségolène Royal, et je dois vous dire combien j'ai été impressionné par la présence, le charisme et la force tranquille qui se dégageaient de la candidate de la gauche. Une vraie lionne.
J'avais assisté en août dernier, à Frangy, à l'un des premiers discours de candidature de Ségolène. Un discours important, de fond, mais dont la forme trop figée avait nuit à la portée.
J'ai, depuis, été le spectateur du discours de Villepinte, ainsi que de celui de Limoges, et bien sûr Guéret. A chaque fois, j'ai été frappé par les étapes franchies par Ségolène, et l'appropriation qui était la sienne des dimensions de l'enjeu présidentiel. Ce vendredi soir, elle m'est apparue en état de grace, tenant un discours plein, sans notes, spontané, communicatif : "Je suis une femme solide, une combattante, je veux vous conduire à la victoire".
Le fond lui aussi était toujours là, plus que jamais
Elle a parfaitement posé l'enjeu de l'élection, au regard des défis européens et de la mondialisation dont notre avenir dépend." Tout est lié" a-t-elle dit, elle qui a fait la synthèse entre partisans du oui et partisans du non.
"Je serai la présidente qui viendra rendre des comptes devant l'Assemblée Nationale", dans une 6e république, qui aura mis fin à cette incongruïté de la Ve qui interdit au chef de l'Etat de pénétrer dans l'Assemblée, et qui sera celle des citoyens.
Le ton était volontaire, libéré, pugnace ; celui d'une battante, d'une lionne, d'une gagnante. Pour la gauche, pour la France, pour les Français.

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