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Voici les sites qui parlent de les désenchantés :

» Neuilly, ce n'est pas Ussel, … de Laurent Bervas : Immobilier Casablanca / Investir au Maroc
Billet à lire chez Michel Moine qui anticipe une des ruptures annoncées de la législature de Nicolas Sarkozy : « … Le Monde, dans son édition du 12 mai, évoque la tentation de faire disparaître le ministère de l'agriculture … [Lire la suite]

Commentaires

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A-C

arf, typiquement un post qui melange tout !

Franchement faut etre serieux deux minutes

"Combien des 600.000 agriculteurs actuellement recensés seront-ils toujours en activité en 2012 " mais pourquoi s'arreter aux 600 000 actuels et ne pas prendre comme point de depart les 1.5 millions de 1979 http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?tab_id=131


d'autre part, peut on serieusement parler de liberalisme pour un secteur ou les prix sont garantis et ou l'impact des facteurs naturels est compensé par des aides http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/actions/synd/2003/sec/200803aide.aspx un peu comme si on dedommageait H&M ou Gaz de France des hivers trop doux ??

tu repondras : "l'agriculture n'est pas un produit comme les autres", mais c'est aussi le cas de l'education, la sante, le medicament, la presse, la culture, le sport dont le football, l'eau, la mort... mais aussi le yaourt Danone, le transport ferroviaire voire meme le vin !

Sinon sur l'architecture des missions de l'Etat : il me semble que Arnaud de Montebourg a contribue a la creation de la LOLF http://www.assemblee-nationale.fr/11/rapports/r2908.asp donc si on part du principe que la LOLF vise a organiser le budget par mission et non pas par ministere, il faut peut etre rechercher les responsabilites de ce cote.

De meme, on a pas vu la contribution a la loi d'orientation agricole n° 2006-11 du 5 janvier 2006 http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRX0500091L si on en croit le vote du PS et de Montebourg http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

A-C

j attends avec plaisir ton feedback, Michel, en ce jour ferié et pluvieux... :-)

Tenryu

Eh Robert, venez nous expliquer comment ce blog peut devenir un espace de DIALOGUE avec un auteur pareil ?

On est forcé de prendre celà pour une devanture publicitaire médiocre, alors tout le monde peut se donner le droit de la défigurer ....

michel moine

Parce que nous ne sommes plus en 1979 ! Et quoiqu'il en soit, même si le systême n'est pas entièrement libéral, puisqu'il bénéficie d'une forte intervention publique, les orientations prises ont favorisé cette logique et cette dérive, en réduisant drastiquement le nombre d'agriculteurs. Certains qui ont vu des effets d'aubaine à ces aggrandissements d'exploitations mesurent maintenant la fragilisation de leur filière. On peut craindre pour l'avenir, et les conséquences sur notre autosuffisance, notre qualité et notre sécurité alimentaires.

Je reconnais bien volontiers qu'il y a paradoxe à ce que certains (dont je ne suis pas) flattent la profession, en expliquant qu'ils sont désormais des chefs d'entreprise comme les autres, alors que la notion de risque encouru n'est absolument pas comparable. Mais l'évolution des choses, s'il n'y a pas une volonté politique forte de préserver la filière, et donc de ne pas s'abandonner à la pure logique du marché. La régulation est une nécessité.

On ne peut que déplorer que cette volonté politque n'ait pas été mise en oeuvre pour préserver notre industrie.

Quant aux autres points, je vous ferai juste remarquer que Montebourg n'a pas voté les budgets de l'Etat proposés par les gouvernements de droite successifs. Il ne faut pas confondre les outils et l'usage qui en est fait.

Enfin, je vous réponds sur la modularité du RMI, idée que je trouve particulièrement écoeurante, parce q'elle repose sur une conception inégalitaire des droits, et donc anti-républicaine, comme si ce revenu était une manne.

Je remarque simplement que les RMistes sont plutôt des victimes sociales du système, que des nantis. Aller faire une comparaison de l'environnement économique (incomplet d'ailleurs, puisque vous occultez le coût des transports, de l'alimentation, du carburants, des déplacements...), comme s'il s'agissaitde simples éléments statistiques me heurte.

La vérité, c'est que certains conseils généraux estiment que le RMI peut être un variable d'ajustement de leur budget. C'est plus simple de s'en prendre aux plus fragiles, que d'entreprendre un rapport de force avec l'Etat, en raison de dotations insuffisantes. C'est aussi moins courageux.

A-C

merci pour la reponse. Pour les minimas je pensais plus au SMIC, niveau auquel un certain nombre d'agents de la fonction publique bossent et non pas au RMI, un autre probleme puisque ca n'est pas un revenu du travail, mais dire "conception inégalitaire des droits, et donc anti-républicaine" ca me fait trop marrer cette "egalite" de facade qui donne le profil de recrutement des tres republicaines ecoles genre X ou ENA.

Quand a ce nationalisme effrayant ("notre autosuffisance, notre qualité et notre sécurité alimentaires", "notre industrie") , tres bien, mais il ne faut pas oublier que quand on prend l'actif, on prend le passif ("nos bombes au Tchad", "nos futs toxiques a Abidjan", "nos fermetures d'usines Renault a Vilvoorde". )

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