J'avais été prévenu, les difficultés allaient s'accroitre, après les élections législatives, pour mener à bien les projets de la municipalité d'Aubusson, car certains allaient s'employer à les contrecarrer.
Cet avertissement n'a pas tardé à se vérifier dans le dossier de la Maison de l'Emploi et de la Formation de l'arrondissement d'Aubusson. C'est un dossier sur lequel la municipalité planche depuis deux ans et demi, avançant pas après pas avec la direction départementale du travail et de l'emploi, et les différents acteurs du service public de l'emploi et de la formation. Le résultat auquel nous sommes d'ores et déjà parvenu est prometteur, puique nous avons obtenu en décembre 2006 la labellisation sur un projet assez exemplaire.
En effet, la MEF d'Aubusson sera la seule en France, à notre connaissance, à réunir sous le même toit autant d'intervenants du secteur, ce qui facilitera les démarches des chomeurs, des usagers, ainsi que les conditions de travail des agents. Autrement dit, on trouvera à Aubusson la réalisation la plus en phase avec l'esprit de la loi Borloo, d'autant qu'il est prévu d'y adjoindre dans un second temps une pépinière d'entreprise.
C'est donc avec une certaine satisfaction que l'ensemble des partenaires a signé la convention constitutive du groupement d'intérêt public le 4 juillet dernier, qui prévoit notamment la localisation de la maison de l'emploi dans l'ancienne usine Philips, en plein centre ville d'Aubusson.
Il s'agit d'ailleurs pour la municipalité d'une étape dans la requalification de ce secteur, où nous prévoyons également d'autres travaux, comme la démolition des sheds pour créer de nouveaux stationnements et un accès direct au quartier de la Terrade. La maison de l'emploi s'inscrit donc aussi dans une démarche d'aménagement urbain, indispensable à la redynamisation du centre-ville.
Je suis donc très surpris d'apprendre, de façon incidente, les brusques atermoiements de l'Etat, pourtant récent signataire de l'acte constitutif de la maison de l'emploi, quant à sa localisation . On peut comprendre quelle gêne est la sienne, quand il "s'interroge" sur l'éventualité d'installer la maison de l'emploi dans les locaux de l'ancienne trésorerie d'Aubusson. La mission d'expertise économique et financière a même été mandatée pour analyser le dossier !
Chacun comprendra à quelle pression cède la préfecture. C'est d'autant plus navrant que, ce faisant, elle se couvre de ridicule, après avoir participé pendant deux ans et demi à la gestation du projet. Il est regrettable également qu'elle le fasse en catimini, n'en informant même pas le président de la maison de l'emploi que je suis. L'Etat était d'ailleurs aux abonnés absents vendredi, ne répondant pas à mes appels téléphoniques.
Le véritable enjeu de cette manoeuvre, telle qu'il a d'ailleurs été exprimé par ses auteurs lors de l'inauguration de l'exposition "aproart" ( dont je déplore l'engagement politicien qui est dorénavant le sien), est bien entendu électoral, les municipales approchant. L'objectif est de freiner un projet important de la municipalité, fût-ce au prix de l'intérêt des chomeurs de l'arrondissement. Celà a d'ailleurs été dit à mon adjoint ce soir-là, le but, c'est "de faire la guerre au maire d'Aubusson". Le paradoxe, c'est que ceux qui ont voté à Paris pour la loi Borloo et les maisons de l'emploi s'emploient (c'est le cas de le dire) à tenter d'en combattre la mise en oeuvre sur le terrain.
La maison de l'emploi ne pourra se faire que dans l'immeuble "philips", le seul assez spacieux * dans Aubusson pour l'accueillir. C'est une évidence, et c'est bien là qu'elle se fera.
*: seront accueillis l'ANPE, l'assedic, la mission locale, le cio, les app, les bureaux de la maison de l'emploi, la pépinière etc...














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