Hier soir, Martin Hirsch était l'invité du Soir3 de Marie Drucker, pour expliquer son projet de réorganisation de la solidarité avec les plus démunis de nos concitoyens. Le RSA permettra aux bénéficiaires des minimas sociaux, RMI et allocation parent isolé, qui retrouvent une activité salariée de connaitre un réel intérêt "dès la première heure travaillée".
Je considère que cette démarche relève d'une bonne intention, louable, en permettant d'encourager concrêtement les efforts de réinsertion et de retour à une activité salariée, en y mettant de la valeur ajoutée, en visant à gommer l'effet de seuil.
Je suis plus inquiet sur les moyens limités mis en oeuvre pour cette expérimentation.
Le malaise du Haut-Commissaire était palpable lorsque la journaliste lui a fait remarquer la disproportion entre les 25 millions d'euros* dévolus à son projet, et les 13 milliards de cadeaux fiscaux donnés sans contrepartie aux français les plus aisés. L'explication qu'il a fournie, s'appuyant sur le prétexte de l'expérimentation et de son évaluation n'était guère convaincante, quand on constate dans le même temps que l'Etat va se désengager des contrats "aidés". Ceux-ci vont passer de 180.000 à 130.000, au deuxième semestre.
Les inquiétudes sur les marges de manoeuvre de Martin Hirsch, qui avaient été exprimées lors de sa nomination n'auront pas tardé à se confirmer. Il est tout simplement consternant de voir ainsi un homme de la qualité de l'ancien président d'Emmaüs France réduit à théoriser l'absence de volonté politique réelle du Président de la république et l'absence de marge de manoeuvre en matière de lutte contre l'exclusion ou de solidarité sociale.
Mais on le sait, ce n'est pas dans ce domaine que l'Etat a choisi de mettre le paquet.
Haut-Commissaire, mais piètres moyens. Quel dommage de voir une telle compétence, un engagement sincère envers les autres se réduire à l'état de simple alibi.
*Il faut noter aussi que l'Etat compte sur les Conseils Généraux pour financer la moitié du coût de cette nouvelle mesure. Il est vrai que le pli est pris de chercher dans la poche des collectivités l'argent qui manque...

Il me semble bien que le Revenu de Solidarité active était au progamme de Ségoléne ROYAL et qu'actuellement Martin HIRSCH essaie de faire passer cette bonne idée à SARKOZY qui en matiére de bonnes idées est trés à court,sauf pour favoriser les plus fortunés,mais voilà le montant des crédits alloués est ridicule et une fois de plus on est dans l'effet d'annonce!
Rédigé par : Robert | 12/07/2007 à 09:43
La mise en place , enfin, d'un RSA devrait être une bonne chose , le but du RMI aurait du être d'aider les gens à retrouver un travail ,une vie sociale , surtout à sortir du système, c'est un échec total!!
Vous devez bien le savoir et le voir comme je l'ai vu durant 6 ans ,et comme je le vois depuis ces dernières années , des personnes qui sont dans ce dispositif depuis bientôt 20 ans ,c'est à dire décembre 1988 ,date de création du RMI , ce n'est pas normal . Combien de personnes n'ont rien fait pour sortir de ce système ,les travailleurs sociaux n'ont pas consacrés plus de temps à ceux à qui il fallait simplement un petit coup de pouce pour repartir dans la vie active ,et qui fort heureusement pour bon nombre sont repartis quand même!
Par contre ils ont des dossiers de plusieurs dizaines de kilos pour certains, c'est à dire toujours les mêmes! Que d'énergie perdu pour rien;
Si j'avais du temps je pourrai écrire un livre sur ce que j'ai vu en 6 ans de présidence de la Commission locale d'insertion.
Très peu de bénéficiaires ne sont pas dans une situation de travail et de vie sociale normale et active, on a laissé des gens s'installer dans le système et l'obligation du contrat entre l'état et les bénéficiaires ,c'est à dire le " I" totalement oublié en route !
On voit en Creuse une toute petite partie de ce système parce qu'ici toute le monde se connait ,en grande ville c'est des milliers de dossiers non suivi même ici en Creuse ,on ne suit plus les dossiers correctement depuis ces dernières années ,que devient la comission locale d'insertion par exemple ?,combien de réunions ?,combien de convocation pour remettre les gens sur les rails ?! que dire de jeunes entre 20 et 30 ans qui n'ont jamais connu leurs parents travailler et qui pourtant n'ont pas été plus malheureux qu'un couple qui travaille au smic et doit faire face à ses charges !!
Quel que soit les modifications apportées et les budgets , l'essentiel est dans le changement de ce système pour aller avant tout vers une activité
Solidarité necessaire doit aller de paire avec activité
Rédigé par : claude teyton | 12/07/2007 à 10:19
Que fait Martin Hirsch dans cette galère?
Il a déjà violemment critiqué la proposition des franchises médicales chères à Sarkozy.
Ne savait-il pas en entrant dans ce gouvernement que le paquet serait mis pour favoriser les plus aisés d'entre nous?
J'ose espérer que ce n'est pas l'attrait du pouvoir qui l'a poussé à accepter ce poste. Je pense que s'il reste fidèle à sa conception philosophique imprégnée d'humanisme, il finira par démissionner de ce gouvernement où décidément, il y a beaucoup d'erreurs de "casting".
N'oublions pas qu'il a écrit en 2006 un livre intitulé "La pauvreté en héritage". Il me semble que nous sommes déjà en train de payer les "droits de succession".
Rédigé par : Alain Randonnet | 12/07/2007 à 10:51
Pour insérer les RMIStes,idée trés louable et qu'il faut bien reconnaitre n'a pas été jusqu'ici réalisée,non par la faute de ceux qui en avaient la charge mais du fait que les entreprises embauchent de moins en moins de gens sans qualification.
On ne peut qu'être favorable au maintien des indemnités avec les salaires dans la limite du SMIC ce qui facilitera sans doute le retour à l'emploi d'une partie des RMistes mais je sais par expérience qu'un nombre assez important d'entre eux sont actuellement marginalisés et non insérables,leur situation est telle que certains basculent dans le dispositif d'allocation adulte handicapé. Bon courage à Martin HIRSCH de s'attaquer à ce douloureux problême conséquence de la désindustralisation de notre pays.
Rédigé par : Robert | 12/07/2007 à 18:22
Michel,j'aimerais avoir ton opinion sur la dérive de Jack LANG qui je m'en souviens en 1981 est venu inaugurer la rue Vieille restaurée à Aubusson en tenant un discours de Gauche trés énergique.Que va-t-il faire dans la galére de SARKOZY pour cautionner une révision de la Constitution dans une dérive présidentielle?
J'espére que la Gauche dont les voix sont indispensables pour toute révision constitutionnelle ne tombera pas dans le piége que lui tend le petit Napoléon.
Rédigé par : Robert | 15/07/2007 à 08:41
En comparaison, l'exonération fiscale qui vient d'accordée aux 23000 familles de notre pays a coûté 2 milliards d'€ soit 100 fois plus que ce qui sera versé pour financer le RSA ...
Rédigé par : Eric de MAUBEUGE | 15/07/2007 à 10:05
Le problème c'est j'ai vu un bon nombre de Rmistes avec une bonne formation ,voir pour une partie avec un niveau au dessus de la moyenne locale ou des personnes avec des qualifications manuelles recherchées par les entreprises de la région ,pourtant certains sont dans le dispositif depuis plus de 10 ans....sauf que peu de monde bouge pour imposer la reprise du travail quand il se présente, je suis favorable a tout système qui permet remettre les gens dans la vie active ,c'est à dire en face de salaire = travail .
Et c'est vrai pour certains ils n'ont rien à faire dans ce dispositif ,comme le souligne Robert ,ils relévent plus du suivi AH ou autres ... c'est une minorité.
En tout état cause le RSA ne peut qu'aller dans le bon sens ,même si les esprits chagrin comme Eric trouveront toujours des choses à redire , ce qu iest dommage encore une fois c'est de n'avoir rien fait durant tant d'années et de simplement critiquer ce qui se fait maintenant...
Rédigé par : claude teyton | 16/07/2007 à 18:57