Personne n'a oublié la frénésie de cession d'actifs auquel s'était livré le gouvernement Raffarin en 2002-2003. Tout à coup, celà n'avait plus de sens que l'Etat demeurât propriétaire d'un certain nombre d'immeubles, et, pour renflouer les caisses, il s'était dessaisi d'une foule de biens immobiliers.
Ainsi, les batiments de l'imprimerie nationale avait été cédés à un fond d'investissement américain pour la somme de 85 millions d'euros. L'Etat vient de les racheter pour... 376,4 millions d'euros !
Certes, il y a eu une restructuration complête des lieux, mais ce qui est génant, c'est que la plus grande opacité règne sur la plus-value effectuée par les américains. Il semblerait qu'elle soit coquette.
La demande de commision d'enquête parlementaire déposée par le groupe communiste au Sénat début juillet a été rejetée. Embarras du gouvernement ! Devant la commission des finances du Sénat, Bernard Kouchner a reconnu que "la plus-value pouvait paraitre élevée". Au passage, félicitons les sénateurs communistes d'avoir réagi publiquement sur ce dossier, justifiant ainsi le rôle de contrôle de l'action du gouvernement inhérent aux parlementaires.
Ainsi, la droite qui se pose en champion de la gestion vient-elle de réaliser une opération financière calamiteuse pour les finances de l'Etat, mais excellente pour les bénéfices privés. Cette affaire est tout à fait révélatrice de son incapacité à l'anticipation et à la gestion en bon père de famille attendue des responsables publics.
Le gouvernement a lancé son plan de réduction des effectifs de la fonction publique avec une jubilation non dissimulée. Dans le même temps, le gaspillage inutile de fonds publics dans cette opération immobilière représente le financement d'environ 7.000 postes de fonctionnaires, qui, eux, auraient été utiles.
Qu'attendent les parlementaires UMP pour exiger la transparence sur l'utilisation des fonds publics engagés dans ce scandale immobilier et financier ?
Ils veulent l'adresse de la MEEF ?

Il appartient aux parlementaires de saisir la Justice pour que la lumiére soit fait sur la plus value dont aurait bénéficié le premier acquéreur.
Bientôt il n'y aura plus que la Justice pour sanctionner les manoeuvres frauduleuses ou les abus de pouvoir de l'Etat UMP car la Majorité parlementaire est aux ordres.Dans quel Régime vivons nous!
Rédigé par : Robert | 01/08/2007 à 12:21
Robert a tout à fait raison: l'opposition doit demander au Président du Sénat de constituer, à ce sujet, une commission parlementaire.
Rédigé par : Eric de MAUBEUGE | 01/08/2007 à 20:22
En lisant le Bulletin Municipal j'ai été surpris par la politisation virulente de l'article du Leader de l'Opposition municipale,le Dr SEBENNE,je ne crois pas que la Campagne Municipale qui va s'ouvrir ait à gagner de se transformer en une Campagne sur les thémes de la politique nationale,cela n'a jamais été ma conception,les problêmes des aubussonnais devront être la seule préoccupation des candidats c'est ce que les électeurs et les électices attendent d'aux.
Rédigé par : Robert | 02/08/2007 à 19:16
bravo pour l'info, elle m'avat echappé
tout simplement hallucinant, non pas la plus value du fonds "americain" (bouh les mechants) mais l'incapacité de nos amis hauts fonctionnaires a faire preuve de clairvoyance quand ils sont dans le public et ensuite a empecher le gavage quand ils sont dans le privé, cf le parcours de Denis Samuel-Lajeunesse de l'Agence des Participations de l'Etat a Cushman & Wakefield.
Par contre ce que j ai pas compris, c'est pourquoi ils ont racheté le batiment ??
Rédigé par : A-C | 07/08/2007 à 17:10
Michel , Les cessions d'actifs immobiliers ca va ca vient , c'est comme à la ville d'Aubusson d'ailleurs....département vers commune et inversement ....ca dépend les finances de qui cela arrange...
Rédigé par : claude teyton | 07/08/2007 à 19:08
Claude,
Je regrette que vous ne commentiez pas le fond de l'information de cette note. Ne prenez pas systématiquement une attitude de contre-pied, simplement parce que j'en suis l'auteur. Admettez qu'il peut arriver, même de votre point de vue, que je mette en lumière des disfonctionnements du régime.
Cette histoire, elle se finance aussi avec vos impôts à vous !
Rédigé par : michel moine | 08/08/2007 à 08:50
" Les cessions d'actifs immobiliers ca va ca vient "
heu... la ils etaient censés privatiser et liquider l'imprimerie la plus chere du monde et au final ils ont gaspillé un fric monstrueux... c est pas juste une histoire de va et vient immobilier, la... Michel a (pour une fois) raison de dénoncer la paille dans l'oeil du voisin. Hallucinant cette histoire !
Rédigé par : A-C | 08/08/2007 à 15:33
Ce que je voulais simplement dire ,dénoncer une histoire financiére douteuse c'est bien , mais faut il ne pas en avoir fait soi même , toute proportion gardée quand on parle d'événements locaux.
tout le monde en parle et tout le monde fait pareil
Rédigé par : claude teyton | 09/08/2007 à 09:24
Il y a à Aubusson un exemple de patrimoine municipal vendu au privé et racheté ensuite 4 fois son prix de vente ?
Des renégociations d'emprunt qui ont coûté 4 millions de francs aux contribuables aubussonnais de votre temps, ça je m'en rappelle, Claude, mais des "histoires financières douteuses" sous mon mandat, il va vous falloir beaucoup d'imagination...
Rédigé par : michel moine | 09/08/2007 à 09:36
Michel ,
je vous l'ai déjà écrit plusieurs fois ici , heureusement que vous êtes arrivé à Aubusson pour sauver la ville , pour poursuivre le déendettement que vous avions fait durant six ans ,et pour vous en allongeant sur plusieurs decennies le remboursement des emprunts....
Côté finances municipales ,un seul exemple:
Durant 4 mois n 2000,sous l'équipe à laquelle j'appartenais le maire et les adjoints ,nous avons fait le choix de ne pas percevoir de rémunérations pour équilibrer un budget, votre premier acte en arrivant à la mairie a été de vous mettre au maximum ,c'est à dire de quasiment doubler votre rémunération et celles de vos adjoints par rapport à votre prédécesseur !! en vous retranchant derrière la loi qui ne dit pas que l'on doit être au maxi , surtout quand une ville est endettée !!
c'est un simple constat que n'importe quel électeur de la ville peut vérifier , je peux en trouver d'autres....
Question finances , nous pourrons aussi parler de subventions à certaines assos/clubs , vous faites vos choix ,quant à dire qu'ils sont sans reproches , c'est une autre histoire dont nous aurons l'occasion de reparler.
Rédigé par : claude teyton | 09/08/2007 à 09:59
Claude,
Le problême, quand on se contente d'un seul exemple, c'est qu'il est souvent réducteur. IL est tout à fait exact que votre équipe s'est passée d'indemnités d'élus pendant quatre mois en 2000, car la situation financière de la ville était catastrophique, et que vous n'étiez même plus capable de les financer. Présenter celà comme un choix...
Vous oubliez d'ailleurs de dire que vous aviez supprimé une grande partie de la subvention de l'office de tourisme, le mettant en situation financière délicate.
Bref, vous évoquez un épisode de votre gestion où la ville d'Aubusson était quasiment en situation de cessation de paiement.
Force est de constater que les choses ont été notablement redressée par l'actuelle équipe municipale.
La commune est sortie du réseau d'alerte du ministère des Finances. Sa capacité d'autofinancement a été restaurée. Le désendettement est très important (on peut dire historique), et les taux d'imposition ont été diminués.
Bref nous avons redonné à la commune des moyens d'investir. C'est un bon début, même s'il ne faut pas relacher les efforts.
Rédigé par : michel moine | 10/08/2007 à 09:21
Michel , les feuilles de taxes foncières arrivant dans les boites à lettres , nous pouvons vérifier les taux d'imposition dont on voit bien depuis 2001 ,qu'en faisant le lien avec la communnauté de communes et les taxes de ramassage des ordures ménagéres :
Ils augmentent tous les ans , prendre simplement le taux de la commune est un raissonnement simpliste et faussé! , si ce taux à baissé simple résultat des charges qui ont été transférées à la CC , au global c'est une augmentation très lourde depuis 6 ans !! maitrise de rien !
Pour des services pour le moins discutable et des dépenses de fonctionnement ou d'investissement disproportionnées avec nos moyens locaux.
Quand vous dites qu'à l'époque la ville n'était plus capable de financer c'est pour le moins curieux que vous ayez pu financer vos augmentations de rémunérations...
Rédigé par : claude teyton | 01/09/2007 à 10:10