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Laissez-le en paix !

Sarko_vacances J'avoue être indigné et stupéfait de l'archarnement médiatique dont est victime le président de la République, Nicolas Sarkozy. Pas une minute de ses vacances qui ne soit sous l'oeil indiscret et inquisiteur des objectifs. Pourtant le président avait pris le plus grand soin à se ménager des moments de repos et d'intimité familiale en toute discrétion. Personne n'avait été tenu informé de sa modeste destination de villégiature, reçu en toute simplicité par des amis très chers, mais prévenants et désintéressés.

Certes, cette année, il avait rompu avec l'habituelle résidence d'été de la présidence à Brégançon, espérant ainsi brouiller les pistes paparazzistes.

Las ! C'était sans compter sans le flair et les investigations de ces professionnels de la presse people, et de la presse tout court d'ailleurs (à se demander si le distingo conserve quelque pertinence...) qui ont réussi à le débusquer dans sa retraite austère et monacale.

Alors, il y a quelques jours, Nicolas a craqué. Il a pris à l'abordage le bateau de photographes indésirables pour leur dire sa façon de penser. Il y a du Surcouf dans cet homme-là.

Mais qu'on le laisse en paix ! Vous n'avez pas compris que Nicolas Sarkozy n'aspire qu'à la tranquillité et au silence ? Mais qu'on arrête de parler de lui à tout bout de champ, pour un oui ou pour un...oui.

Allez, je m'y mets illico...

Que se passe-t-il pour le Mas du Clos ?

Masducl2 J'ai, à plusieurs reprises sur ce blog, évoqué le dossier du circuit du Mas du Clos, dirigé par Patrick Bardinon, notamment ici .

En effet, la modification de réglementation de mai 2006 pour l'homologation des circuits automobiles et moto, décidée par le gouvernement, remettait en cause toute la filière, et obligeait un grand nombre de circuit à la fermeture, dont Le Mas du Clos.

Lors de sa visite électorale du 12 mars dernier en Creuse, Christian Estrosi avait donné des assurances aux représentants de la profession, réunie dans l'association Mecaforum, pour l'assouplissement du décrêt litigieux pris par son gouvernement, dans le souci d'éteindre un incendie que celui-ci avait lui-même allumé.

Le Mas du Clos avait donc rouvert. Il semblerait que cette ouverture n'ait été qu'un feu de paille (électoral ?). Le blog du site Caradisiac nous informe de la fermeture définitive du circuit.

J'avais eu, moi-aussi, des échos durant le week-end.

Je n'étais pas informé de la réunion qui s'est tenue en préfecture il y a quelques jours, dont les conséquences me semblent graves. Je souhaite que la situation n'ait aucun caractère inéluctable, et que les conditions nécessaires au maintien de l'activité puissent être préservées par tous ceux qui pèsent dans ce dossier.

La polémique-maison du député

La Montagne d'aujourd'hui relate la démarche du député vis à vis de la maison de l'emploi et de la formation d'Aubusson. Revendiquant avec le sens de la nuance qu'on lui connait la saisine de la Mission d'Expertise Economique et Financière (MEEF), ce que le préfet de la Creuse, ravalé au rang de simple commissionnaire, appréciera, Jean Auclair déclare engager "un bras de fer" avec moi. On l'aura compris, la campagne électorale municipale est engagée, du côté de l'UMP en tout cas.

Deux petites remarques cependant, par rapport à l'article de notre quotidien: Georges Sarre était candidat du MRC, soutenu par le Parti Socialiste, et non candidat socialiste.

Enfin, je n'ai fait aucune déclaration de candidature pour les prochaines municipales dont il aurait pu être fait état dans la presse.

Par contre, l'attitude estivale agressive de notre député serait-elle prémonitoire ? Jean Auclair, tête de liste de l'UMP à Aubusson ? Certains en rêvent, certains l'espèrent même sûrement, dans le secret de leur for intérieur...Le fera-t-il ? Question de courage politique, sans doute.

Acheter les bijoux de famille: l'imprimerie nationale

Impr_nationaleface Personne n'a oublié la frénésie de cession d'actifs auquel s'était livré le gouvernement Raffarin en 2002-2003. Tout à coup, celà n'avait plus de sens que l'Etat demeurât propriétaire d'un certain nombre d'immeubles, et, pour renflouer les caisses, il s'était dessaisi d'une foule de biens immobiliers.

Ainsi, les batiments de l'imprimerie nationale avait été cédés à un fond d'investissement américain pour la somme de 85 millions d'euros. L'Etat vient de les racheter pour... 376,4 millions d'euros !

Certes, il y a eu une restructuration complête des lieux, mais ce qui est génant, c'est que la plus grande opacité règne sur la plus-value effectuée par les américains. Il semblerait qu'elle soit coquette.

La demande de commision d'enquête parlementaire déposée par le groupe communiste au Sénat début juillet a été rejetée. Embarras du gouvernement ! Devant la commission des finances du Sénat, Bernard Kouchner a reconnu que "la plus-value pouvait paraitre élevée". Au passage, félicitons les sénateurs communistes d'avoir réagi publiquement sur ce dossier, justifiant ainsi le rôle de contrôle de l'action du gouvernement inhérent aux parlementaires.

Ainsi, la droite qui se pose en champion de la gestion vient-elle de réaliser une opération financière calamiteuse pour les finances de l'Etat, mais excellente pour les bénéfices privés. Cette affaire est tout à fait révélatrice de son incapacité à l'anticipation et à la gestion en bon père de famille attendue des responsables publics.

Le gouvernement a lancé son plan de réduction des effectifs de la fonction publique avec une jubilation non dissimulée. Dans le même temps, le gaspillage inutile de fonds publics dans cette opération immobilière représente le financement d'environ 7.000 postes de fonctionnaires, qui, eux, auraient été utiles.

Qu'attendent les parlementaires UMP pour exiger la transparence sur l'utilisation des fonds publics engagés dans ce scandale immobilier et financier ?

Ils veulent l'adresse de la MEEF ?

Voir l'article de Libération, et celui du Moniteur.