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Votez pour Aubusson

MonopolylogofrJean-Noël Saintrapt le signale sur son blog, et Cyril s'en est fait le relais auprès de moi par mail. Le Monopoly a entamé une vaste consultation sur Internet pour déterminer les villes qui figureront dans une prochaine édition du célèbre jeu.

Alors, votez en masse pour Aubusson, en cliquant sur le choix "joker", et répandez cette information largement dans vos listes de diffusion. Il reste 14 jours pour faire élire Aubusson, et on peut réitérer son vote chaque jour.

Je ferai une information ce soir, au conseil municipal, et nous programmerons ce message sur les journaux lumineux de la ville.

Prendre Aux Pauvres, Gaver Les Riches

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Je mets en ligne une note de Sébastien Fontanelle, publiée sur son blog AJT "Vive le feu", que je trouve très pertinente.

"C'est dans ces moments-là, en particulier, que le régime apparaît pour ce qu'il est: une machine de guerre au service des possédants.

Le "Journal du Dimanche", aka le "JDD", l'expliquait hier: "Les trois ministres chargés de la Sécurité sociale - Roselyne Bachelot (Santé), Xavier Bertrand (Solidarité) et Eric Woerth (Comptes) - doivent présenter demain aux grandes institutions, aux syndicats professionnels et aux représentants des salariés les derniers comptes de la Sécu".

(Noter au passage l'oxymore: ministre de la Solidarité / du gouvernement Fillon.)

Les nouvelles sont, un peu comme dans une chanson de Stéphane Eicher, mauvaises, d'après le "JDD": nous aurons "3 milliards d'euros de déficit en plus pour les comptes sociaux cette année".

(Je rappelle au passage, parce que ça ne fait jamais de mal, que le "JDD" appartient au dénommé Arnaud Lagardère, qui aime à se présenter comme, je cite, le "frère" de Nicolas Sarkozy.)

"Les ministres tablaient sur un déficit de 11,7 milliards d'euros cette année, au lieu (des) 8,7 milliards enregistrés en 2006", nous annonce le "JDD".

Nous avons là ce que le "JDD" appelle, avec sa coutumière sagacité: "Le trou sans fin de la Sécu".

Et alors, que je vous dise.

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Y a pas photo !

La Creuse vient de faire parler d'elle, singulièrement la commune de Sannat, où le conseil municipal a décidé de ne pas installer la photo du président de la République dans la mairie. Je peux comprendre une certaine saturation de mes collègues, même si leur décision n'est pas une remise en cause de la légitimité démocratique du locataire de l'Elysée. Il me semble d'ailleurs que les élus municipaux de Sannat ne s'attendaient pas à une telle couverture médiatique

En tout cas, l'opposition à la politique du président de la République ne peut se résumer à ce type de gestes symboliques, et s'extasier puérilement sur cette initiative, en la mettant sur le même plan qu'une journée sans tabac ou sans voiture voire sans hommes revient à casser le thermomêtre sans s'attaquer à la fièvre. Si Nicolas Sarkozy apparait quotidiennement dans la presse, c'est bien grâce aussi à sa capacité à occuper l'espace médiatique. Quelle vacuité politique que d'invoquer une artificielle journée "sans Sarko" pour se donner le sentiment d'un rééquilibrage politique, alors que certains ne sont même pas capables de donner aux Français une semaine sans petites phrases fratricides, sans petits meurtres entre camarades, sans livres à l'encre antipathique.

Il en est même qui, loin de Sannat, semblent en faire leur définition de la démocratie participative, et qui confirment de facto leur incapacité récurrente à comprendre la signification du suffrage universel.

Accrocher le portrait du président de la République dans les mairies est une tradition de notre république, à laquelle la municipalité d'Aubusson ne se dérobera pas, en n'oubliant pas que politique et superstition n'obéissent pas aux mêmes ressorts. C'est sûr, là aussi, y a pas photo !

La piscine intercommunale

A Aubusson, tout est souvent lié, et c'est particulièrement vrai au niveau des grands projets. Ainsi, l'abandon de l'hypothèse d'un nouveau musée de la tapisserie à l'emplacement de l'actuelle piscine libère-t-il le foncier concerné, pour la reconstruction d'un nouvel équipement aqua-récréatif.

De ce fait, la perspective d'implantation sur le site de l'ancienne usine sallandrouze n'est plus une nécessité, la parcelle initiale étant largement assez vaste pour accueillir le futur projet.

Je demande donc à notre bureau d'études de retravailler le dossier, en intégrant dans sa réflexion la conservation et l'optimisation du bassin actuel. Cette nouvelle orientation devrait nous permettre d'intégrer des économies d'échelle, ce qui est j'imagine, une préoccupation largement partagée.

Cacophonies corses

Décidement, la communication gouvernementale consiste principalement à rectifier des propos tenus quelques heures plus tôt. Entre les déclarations du ministre des affaires étrangères qui ont mis la communauté internationale en émoi, celles du ministre de l'économie que le président s'était empressé de rectifier, celles du président qui avaient agacé le premier ministre, voilà maintenant que le premier ministre explique à l'opinion publique qu'il a hérité d'une "France en faillite".

"Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis quinze ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis vingt-cinq ans. Ça ne peut pas durer."

C'est, au passage, sûrement après avoir entendu ce constat que Fadela Amara a fustigé Christine Boutin, en sa présence: "Ce qui me choque, c’est de voir qu’on est capable d’aller manger chez Bocuse, d’inviter je ne sais combien de personnes, mais pas de réparer les ascenseurs". Un renvoi d'ascenceur, mais en pleine figure...

Je citerai aussi pour mémoire, Eric Woerth, qui avait lancé la mode, mais qui a été beaucoup copié depuis.

Mais après tout, doit-on s'en formaliser, de cette cacophonie gouvernementale. Je n'en suis pas sûr, tant il me semble que souvent la vérité rôde dans ces déclarations iconoclastes. . Une France en faillite ? C'est bien l'orientation que lui a donné les deux gouvernements précédents, que François Fillon et Nicolas Sarkozy ont bien connus, ce qui ne les a pas empêché de dilapider 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches. Risque de guerre avec l'Iran ? C'est bien pour l'éviter que la diplomatie agit. Le premier ministre, simple collaborateur ? C'est bien le statut auquel le relègue l'attitude du président de la République.

A ce petit jeu de l'arroseur arrosé, tout le monde se retrouve mouillé. Il aura suffit que le président déclare que lui et son premier ministre étaient "interchangables" pour que ce dernier déclare à trois reprises qu'il était à la tête de l'Etat. De l'Etat, et pas seulement du gouvernement, comme tout premier ministre. Une façon de souligner que le président se comportait lui davantage en chef de gouvernement.

Campagne à Paris et pari(s) à la campagne...

Lu avec amusement ce buzz, info ou intox, sur la réservation du nom de domaine "delanoe2012". Le maire de Paris dément toute initiative, ce qui est d'autant plus crédible que la source de ce buzz ("roquet libéré" ?) est assez suspecte.

Une certitude ici, pas de "moine2008" à l'horizon..., pas nécessaire...

Et les régimes spéciaux... des riches ? par Jacques Julliard

Très intéressant point de vue de Jacques Julliard dans le Nouvel Observateur, que je propose à votre lecture. Je comprends sa réaction, d'autant plus que le président du medef de la République a plaidé il y a quelques jours pour la dépénalisation des délits économiques et financiers, loin de la tolérance zéro.

"Il serait évidemment "indigne" de rogner quelques avantages aux petits sans retirer quelques privilèges aux grands.

Quand il s'agit des privilèges des pauvres, les riches sont intraitables. Entre les défavorisés, ils ne tolèrent ni différence, ni discrimination. A l'idée que l'OS de chez Renault contribue, sans murmure, à l'avantageuse retraite du cheminot de la SNCF, leur sens de la justice s'insurge. Il faut donc au plus vite faire une nuit du 4 août chez les petites gens, et commencer par abolir ces abominables "régimes spéciaux" de retraites qui sont injustes, dit l'UMP, et même "indignes" selon Nicolas Sarkozy. Devant tant de sollicitude, mes yeux s'embuent et mon coeur tressaille de tendresse.

Que les choses soient bien claires. Je suis, depuis 1995, favorable à la réforme des régimes spéciaux ainsi qu'à celle de la Sécurité sociale. C'est pourquoi, avec d'autres personnalités de gauche, j'ai soutenu alors le plan Juppé. Que n'avons-nous entendu, y compris ici même, de la part de cette "gauche brasero", composée d'intellos et de bobos bien décidés à résister jusqu'au dernier prolétaire ! Ce n'est donc pas aujourd'hui, quand presque tout le monde a compris le caractère inévitable de cette réforme, que je vais changer d'avis. Pour réussir, elle a besoin d'être négociée, comme le réclame François Chérèque, et même au cas par cas, comme le préconise Michel Rocard.

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Europe divine

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la pratique européenne contrarie l'état de grace présidentiel. Autant le dire tout net, la France est en train de se marginaliser au sein de l'Union, dont les membres apprécient peu le comportement pour le moins instable et le manque de fiabilité.

Il ne suffit pas d'embrasser la chancelière allemande comme du bon pain, en surjouant l'empathie et la décontraction, cette femme-là attend des résultats et pas de l'emporte-pièce. Notre président de la République multiplie les fautes politiques, en considérant les différentes instances européennes comme une vulgaire réunion de l'UMP, théatre de la mise en scène de sa communication désordonnée.

J'ai le sentiment que la note va être présentée assez vite à la France, qui tantôt défend l'indépendance de la BCE, tantôt en conteste violemment ( et avec raison quant au fond ! * ) la politique monétaire, qui s'arroge les lauriers de la libération des infirmières bulgares en soufflant la politesse aux Allemands, qui se livre à des déclarations pour le moins fantaisistes sur la croissance, qui tantôt promet un retour à l'équilibre des comptes publics en 2010, tantôt en 2012. La seule chose stable dans tout celà, c'est l'aplomb avec lequel toutes ces contradictions sont assumées successivement. Celà ne suffit pas à faire une politique, et les premières grandes désillusions risquent bien de venir de nos partenaires européens, dans un contexte économique dont la dégradation s'accélère, croissance atone, commerce extérieur déficitaire de plus en plus structurellement.

Il me semble que Nicolas Sarkozy s'ingénie à adopter une attitude kamikaze, en se sur-exposant, y compris à l'échelle internationale. Non pas que je préconise l'immobilisme, mais une certaine réflexion avant l'action, ce qui permet d'éviter certains égarements. Si comme une célèbre pile, le Président de "s'use que si on s'en sert", il risque bien de toucher rapidement les limites de lassitude de ses concitoyens, et de nos partenaires européens.

Premier signe, les déclarations des uns et des autres au sommet des ministres des finances de Porto, où la position de la France quant à la BCE a été jugée par les Allemands comme ayant un " impact sur la politique de la Banque centrale européenne (est) nul ".

On peut s'interroger sur la réalité d'un travail diplomatique de la France en amont auprès de nos partenaires pour les faire évoluer sur cette question fondamentale. Il semble au contraire que notre action se soit réduite à ces déclarations intempestives qui ont braqué les autres européens, déroutés par ce virevoltage français destiné en fait à déplacer le débat. Donner des leçons aux autres ne peut s'envisager que quand on est soi-même en position de le faire. La France est en difficulté sur la question de son déficit public, et ses atermoiements indisposent l'europe.

Bref, ce n'est pas sur des déclarations que le gouvernement français est attendu, mais sur des résultats.

Il apparait que le crédit de la France, et de son Président, est déjà bien entamé.

*Il faut d'ailleurs noter l'attitude du gouverneur de la BCE, qui affiche un certain dédain vis à vis du président de la République française, comme s'il lui était supérieur, c'est à dire au-dessus d'un homme qui incarne la légitimité démocratique et républicaine. Monsieur Trichet, qui n'est responsable devant personne, ose même prétendre qu'il agit dans l'intérêt "des plus pauvres" !

Un ami bien intentionné

Enfin l'équipe de France de rugby est entrée dans la compétition, avec une prestation encouragante face à la certes modeste mais valeureuse Namibie. Notre équipe nationale s'est retrouvée elle-même, à décliner son rugby dans toutes ses gammes pour un match assez jubilatoire.

Remise dans le sens de la marche, voilà le bénéfice de cette soirée toulousaine...On encourage les bleus, qu'on aime bien, à poursuivre dans cette voie, confiance rétablie grâce à des namibiens thérapeutes.

Tombeau ouvert

Comme beaucoup, je suis consterné par la propension (dont je ne m'éxonère pas complétement, en bon membre atavique de la famille, mais je me soigne... ) des socialistes à être leurs meilleurs adversaires, quelque soit d'ailleurs leur niveau de responsabilité, locale ou nationale.

Témoin cette floraison de livres au ph à l'acidité maximum parus depuis la rentrée et qui ciblent, de manière souvent haineuse, la candidate des socialistes à l'élection présidentielle dernière.

Ces exercices, qui ont pu faire le bonheur de certains à une époque, lassent et indisposent ceux qui attendent autre chose du parti socialiste que ces querelles stériles dont la banalité n'a d'égale que l'inefficacité. Tout ce qui est excessif est dérisoire, certes, mais aussi tellement decevant lorsque c'est une personnalité de grande qualité qui s'y fourvoie.

Cette voie est, oui,  une véritable impasse dans laquelle il est irresponsable de se précipiter ainsi, comment dirais-je ? ... à tombeau ouvert.