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Votez pour Aubusson

MonopolylogofrJean-Noël Saintrapt le signale sur son blog, et Cyril s'en est fait le relais auprès de moi par mail. Le Monopoly a entamé une vaste consultation sur Internet pour déterminer les villes qui figureront dans une prochaine édition du célèbre jeu.

Alors, votez en masse pour Aubusson, en cliquant sur le choix "joker", et répandez cette information largement dans vos listes de diffusion. Il reste 14 jours pour faire élire Aubusson, et on peut réitérer son vote chaque jour.

Je ferai une information ce soir, au conseil municipal, et nous programmerons ce message sur les journaux lumineux de la ville.

Prendre Aux Pauvres, Gaver Les Riches

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Je mets en ligne une note de Sébastien Fontanelle, publiée sur son blog AJT "Vive le feu", que je trouve très pertinente.

"C'est dans ces moments-là, en particulier, que le régime apparaît pour ce qu'il est: une machine de guerre au service des possédants.

Le "Journal du Dimanche", aka le "JDD", l'expliquait hier: "Les trois ministres chargés de la Sécurité sociale - Roselyne Bachelot (Santé), Xavier Bertrand (Solidarité) et Eric Woerth (Comptes) - doivent présenter demain aux grandes institutions, aux syndicats professionnels et aux représentants des salariés les derniers comptes de la Sécu".

(Noter au passage l'oxymore: ministre de la Solidarité / du gouvernement Fillon.)

Les nouvelles sont, un peu comme dans une chanson de Stéphane Eicher, mauvaises, d'après le "JDD": nous aurons "3 milliards d'euros de déficit en plus pour les comptes sociaux cette année".

(Je rappelle au passage, parce que ça ne fait jamais de mal, que le "JDD" appartient au dénommé Arnaud Lagardère, qui aime à se présenter comme, je cite, le "frère" de Nicolas Sarkozy.)

"Les ministres tablaient sur un déficit de 11,7 milliards d'euros cette année, au lieu (des) 8,7 milliards enregistrés en 2006", nous annonce le "JDD".

Nous avons là ce que le "JDD" appelle, avec sa coutumière sagacité: "Le trou sans fin de la Sécu".

Et alors, que je vous dise.

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Y a pas photo !

La Creuse vient de faire parler d'elle, singulièrement la commune de Sannat, où le conseil municipal a décidé de ne pas installer la photo du président de la République dans la mairie. Je peux comprendre une certaine saturation de mes collègues, même si leur décision n'est pas une remise en cause de la légitimité démocratique du locataire de l'Elysée. Il me semble d'ailleurs que les élus municipaux de Sannat ne s'attendaient pas à une telle couverture médiatique

En tout cas, l'opposition à la politique du président de la République ne peut se résumer à ce type de gestes symboliques, et s'extasier puérilement sur cette initiative, en la mettant sur le même plan qu'une journée sans tabac ou sans voiture voire sans hommes revient à casser le thermomêtre sans s'attaquer à la fièvre. Si Nicolas Sarkozy apparait quotidiennement dans la presse, c'est bien grâce aussi à sa capacité à occuper l'espace médiatique. Quelle vacuité politique que d'invoquer une artificielle journée "sans Sarko" pour se donner le sentiment d'un rééquilibrage politique, alors que certains ne sont même pas capables de donner aux Français une semaine sans petites phrases fratricides, sans petits meurtres entre camarades, sans livres à l'encre antipathique.

Il en est même qui, loin de Sannat, semblent en faire leur définition de la démocratie participative, et qui confirment de facto leur incapacité récurrente à comprendre la signification du suffrage universel.

Accrocher le portrait du président de la République dans les mairies est une tradition de notre république, à laquelle la municipalité d'Aubusson ne se dérobera pas, en n'oubliant pas que politique et superstition n'obéissent pas aux mêmes ressorts. C'est sûr, là aussi, y a pas photo !

La piscine intercommunale

A Aubusson, tout est souvent lié, et c'est particulièrement vrai au niveau des grands projets. Ainsi, l'abandon de l'hypothèse d'un nouveau musée de la tapisserie à l'emplacement de l'actuelle piscine libère-t-il le foncier concerné, pour la reconstruction d'un nouvel équipement aqua-récréatif.

De ce fait, la perspective d'implantation sur le site de l'ancienne usine sallandrouze n'est plus une nécessité, la parcelle initiale étant largement assez vaste pour accueillir le futur projet.

Je demande donc à notre bureau d'études de retravailler le dossier, en intégrant dans sa réflexion la conservation et l'optimisation du bassin actuel. Cette nouvelle orientation devrait nous permettre d'intégrer des économies d'échelle, ce qui est j'imagine, une préoccupation largement partagée.

Cacophonies corses

Décidement, la communication gouvernementale consiste principalement à rectifier des propos tenus quelques heures plus tôt. Entre les déclarations du ministre des affaires étrangères qui ont mis la communauté internationale en émoi, celles du ministre de l'économie que le président s'était empressé de rectifier, celles du président qui avaient agacé le premier ministre, voilà maintenant que le premier ministre explique à l'opinion publique qu'il a hérité d'une "France en faillite".

"Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis quinze ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis vingt-cinq ans. Ça ne peut pas durer."

C'est, au passage, sûrement après avoir entendu ce constat que Fadela Amara a fustigé Christine Boutin, en sa présence: "Ce qui me choque, c’est de voir qu’on est capable d’aller manger chez Bocuse, d’inviter je ne sais combien de personnes, mais pas de réparer les ascenseurs". Un renvoi d'ascenceur, mais en pleine figure...

Je citerai aussi pour mémoire, Eric Woerth, qui avait lancé la mode, mais qui a été beaucoup copié depuis.

Mais après tout, doit-on s'en formaliser, de cette cacophonie gouvernementale. Je n'en suis pas sûr, tant il me semble que souvent la vérité rôde dans ces déclarations iconoclastes. . Une France en faillite ? C'est bien l'orientation que lui a donné les deux gouvernements précédents, que François Fillon et Nicolas Sarkozy ont bien connus, ce qui ne les a pas empêché de dilapider 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches. Risque de guerre avec l'Iran ? C'est bien pour l'éviter que la diplomatie agit. Le premier ministre, simple collaborateur ? C'est bien le statut auquel le relègue l'attitude du président de la République.

A ce petit jeu de l'arroseur arrosé, tout le monde se retrouve mouillé. Il aura suffit que le président déclare que lui et son premier ministre étaient "interchangables" pour que ce dernier déclare à trois reprises qu'il était à la tête de l'Etat. De l'Etat, et pas seulement du gouvernement, comme tout premier ministre. Une façon de souligner que le président se comportait lui davantage en chef de gouvernement.

Campagne à Paris et pari(s) à la campagne...

Lu avec amusement ce buzz, info ou intox, sur la réservation du nom de domaine "delanoe2012". Le maire de Paris dément toute initiative, ce qui est d'autant plus crédible que la source de ce buzz ("roquet libéré" ?) est assez suspecte.

Une certitude ici, pas de "moine2008" à l'horizon..., pas nécessaire...

Et les régimes spéciaux... des riches ? par Jacques Julliard

Très intéressant point de vue de Jacques Julliard dans le Nouvel Observateur, que je propose à votre lecture. Je comprends sa réaction, d'autant plus que le président du medef de la République a plaidé il y a quelques jours pour la dépénalisation des délits économiques et financiers, loin de la tolérance zéro.

"Il serait évidemment "indigne" de rogner quelques avantages aux petits sans retirer quelques privilèges aux grands.

Quand il s'agit des privilèges des pauvres, les riches sont intraitables. Entre les défavorisés, ils ne tolèrent ni différence, ni discrimination. A l'idée que l'OS de chez Renault contribue, sans murmure, à l'avantageuse retraite du cheminot de la SNCF, leur sens de la justice s'insurge. Il faut donc au plus vite faire une nuit du 4 août chez les petites gens, et commencer par abolir ces abominables "régimes spéciaux" de retraites qui sont injustes, dit l'UMP, et même "indignes" selon Nicolas Sarkozy. Devant tant de sollicitude, mes yeux s'embuent et mon coeur tressaille de tendresse.

Que les choses soient bien claires. Je suis, depuis 1995, favorable à la réforme des régimes spéciaux ainsi qu'à celle de la Sécurité sociale. C'est pourquoi, avec d'autres personnalités de gauche, j'ai soutenu alors le plan Juppé. Que n'avons-nous entendu, y compris ici même, de la part de cette "gauche brasero", composée d'intellos et de bobos bien décidés à résister jusqu'au dernier prolétaire ! Ce n'est donc pas aujourd'hui, quand presque tout le monde a compris le caractère inévitable de cette réforme, que je vais changer d'avis. Pour réussir, elle a besoin d'être négociée, comme le réclame François Chérèque, et même au cas par cas, comme le préconise Michel Rocard.

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Europe divine

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la pratique européenne contrarie l'état de grace présidentiel. Autant le dire tout net, la France est en train de se marginaliser au sein de l'Union, dont les membres apprécient peu le comportement pour le moins instable et le manque de fiabilité.

Il ne suffit pas d'embrasser la chancelière allemande comme du bon pain, en surjouant l'empathie et la décontraction, cette femme-là attend des résultats et pas de l'emporte-pièce. Notre président de la République multiplie les fautes politiques, en considérant les différentes instances européennes comme une vulgaire réunion de l'UMP, théatre de la mise en scène de sa communication désordonnée.

J'ai le sentiment que la note va être présentée assez vite à la France, qui tantôt défend l'indépendance de la BCE, tantôt en conteste violemment ( et avec raison quant au fond ! * ) la politique monétaire, qui s'arroge les lauriers de la libération des infirmières bulgares en soufflant la politesse aux Allemands, qui se livre à des déclarations pour le moins fantaisistes sur la croissance, qui tantôt promet un retour à l'équilibre des comptes publics en 2010, tantôt en 2012. La seule chose stable dans tout celà, c'est l'aplomb avec lequel toutes ces contradictions sont assumées successivement. Celà ne suffit pas à faire une politique, et les premières grandes désillusions risquent bien de venir de nos partenaires européens, dans un contexte économique dont la dégradation s'accélère, croissance atone, commerce extérieur déficitaire de plus en plus structurellement.

Il me semble que Nicolas Sarkozy s'ingénie à adopter une attitude kamikaze, en se sur-exposant, y compris à l'échelle internationale. Non pas que je préconise l'immobilisme, mais une certaine réflexion avant l'action, ce qui permet d'éviter certains égarements. Si comme une célèbre pile, le Président de "s'use que si on s'en sert", il risque bien de toucher rapidement les limites de lassitude de ses concitoyens, et de nos partenaires européens.

Premier signe, les déclarations des uns et des autres au sommet des ministres des finances de Porto, où la position de la France quant à la BCE a été jugée par les Allemands comme ayant un " impact sur la politique de la Banque centrale européenne (est) nul ".

On peut s'interroger sur la réalité d'un travail diplomatique de la France en amont auprès de nos partenaires pour les faire évoluer sur cette question fondamentale. Il semble au contraire que notre action se soit réduite à ces déclarations intempestives qui ont braqué les autres européens, déroutés par ce virevoltage français destiné en fait à déplacer le débat. Donner des leçons aux autres ne peut s'envisager que quand on est soi-même en position de le faire. La France est en difficulté sur la question de son déficit public, et ses atermoiements indisposent l'europe.

Bref, ce n'est pas sur des déclarations que le gouvernement français est attendu, mais sur des résultats.

Il apparait que le crédit de la France, et de son Président, est déjà bien entamé.

*Il faut d'ailleurs noter l'attitude du gouverneur de la BCE, qui affiche un certain dédain vis à vis du président de la République française, comme s'il lui était supérieur, c'est à dire au-dessus d'un homme qui incarne la légitimité démocratique et républicaine. Monsieur Trichet, qui n'est responsable devant personne, ose même prétendre qu'il agit dans l'intérêt "des plus pauvres" !

Un ami bien intentionné

Enfin l'équipe de France de rugby est entrée dans la compétition, avec une prestation encouragante face à la certes modeste mais valeureuse Namibie. Notre équipe nationale s'est retrouvée elle-même, à décliner son rugby dans toutes ses gammes pour un match assez jubilatoire.

Remise dans le sens de la marche, voilà le bénéfice de cette soirée toulousaine...On encourage les bleus, qu'on aime bien, à poursuivre dans cette voie, confiance rétablie grâce à des namibiens thérapeutes.

Tombeau ouvert

Comme beaucoup, je suis consterné par la propension (dont je ne m'éxonère pas complétement, en bon membre atavique de la famille, mais je me soigne... ) des socialistes à être leurs meilleurs adversaires, quelque soit d'ailleurs leur niveau de responsabilité, locale ou nationale.

Témoin cette floraison de livres au ph à l'acidité maximum parus depuis la rentrée et qui ciblent, de manière souvent haineuse, la candidate des socialistes à l'élection présidentielle dernière.

Ces exercices, qui ont pu faire le bonheur de certains à une époque, lassent et indisposent ceux qui attendent autre chose du parti socialiste que ces querelles stériles dont la banalité n'a d'égale que l'inefficacité. Tout ce qui est excessif est dérisoire, certes, mais aussi tellement decevant lorsque c'est une personnalité de grande qualité qui s'y fourvoie.

Cette voie est, oui,  une véritable impasse dans laquelle il est irresponsable de se précipiter ainsi, comment dirais-je ? ... à tombeau ouvert.

Préparation des journées du patrimoine au legs Fougerol

2007_0912fougerolt0001 Le week-end prochain, plusieurs initiatives aubussonnaises viendront illustrer la thématique des journées du patrimoine: ouverture du Castellet de Chantal Chirac au pont de la Terrade, conférence de Gilles Clément au centre culturel Jean Lurçat, pass multisites de l'Office du tourisme, et ouverture du legs Fougerol géré par la commune.

Nous avons entamé l'inventaire scientifique de ce fond, avec l'appui du Conseil Général en la personne de Michelle Giffault, conservatrice du musée de la tapisserie.

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Si l'année dernière, les tapisseries étaient présentées telles que Maxime Fougerol les avaient accrochées, cette année Karine Finet (en photo avec l'équipe des services techniques), que j'ai chargé de ce dossier, a orienté l'accrochage sur des thématiques partagées. De ce fait nombre pièces qui n'avaient pas encore été proposées au public sont exposées, ce qui fait que cette exposition sera sensiblement différente de l'an dernier. Je trouve le résultat somptueux.

Bonne visite à tous !

Creuse solognote, Raboliot lupersatois

2007_0912raboliot0018 Je me suis rendu en curieux hier à Lupersat où se tourne l'adaptation télévisuelle de "Raboliot", le célèbre roman de Maurice Genevois, avec Thierry Frémont dans le rôle-titre, aperçu fugitivement.

Lupersat, village de caractère, apparait comme il aurait pu être à la fin du 19e siècle. Disparus bitume, monument aux morts, éclairage public, bouches d'égout, et tout signe de modernité en général. Par contre, nette augmentation du nombre de commerces locaux, une gendarmerie, un lavoir, une forge et bien sûr la mairie et l'école, tout celà rassemblé au centre du village. Le travail des décorateurs est remarquable, on a du mal à distinguer le faux du vrai, seul le toucher le permet.

2007_0912raboliot0013 Les figurants, locaux, sont tout aussi réalistes (voir photo). 2007_0912raboliot0019

Je trouve excellente cette initiative, favorisée par l'authenticité des villages et de la nature creusoise. Je trouve, au passage, assez rigolo que ce tournage de l'histoire d'un braconnier coïncide avec l'ouverture de la chasse.2007_0912raboliot0024 2007_0912raboliot0021

Travaux municipaux

Dscf0295

La municipalité vient d'entamer les travaux de réfection de la charpente et la toiture de la maison située Dscf0294 presqu'en face de l'Hôtel de Ville, et qui appartient à la commune. L'état de délabrement de la toiture de cette maison, destinée à accueillir un futur projet de lieu d'exposition, causait de graves dommages au batiment. Les travaux entrepris vont le préserver dans l'attente de la mise en oeuvre du projet.

Cette opération s'inscrit également dans la volonté de préservation du patrimoine, que l'on retrouve également dans le chantier du pôle enfance sur le site Braquenié.

Régime sec

Je trouve assez surréaliste la manière et la précipitation avec lesquelles certains tirent déjà des conclusions dans le sous-dossier des régimes spéciaux du dossier des retraites. Comme souvent, on voit les choses par le petit bout de la lorgnette.

Il me semblerait assez raisonnable de poser complètement les termes de ce dossier complexe, avant que commencer à se positionner sur des solutions dont le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles n'ont pas fait l'objet de la concertation nécessaire pour un examen serein.

Nul doute que c'est plutôt là qu'on est en droit d'attendre les socialistes, davantage que dans un suivisme de l'idéologie dominante.

J'entendais aujourd'hui un responsable syndical indiquer qu'il était disposé à un examen détaillé mais global de la situation du régime général et des régime spéciaux, en faisant remarquer qu'on parlait beaucoup moins des caisses déficitaires renflouées par le régime général.

Et si dans le même temps, alors que le gouvernement tente de nous culpabiliser devant le déficit, réel ou plus artificiel, des régimes spéciaux, on mettait en regard cette somme avec les cadeaux fiscaux consentis il y a quelques semaines ? Nul doute

Une tapisserie d'Aubusson pour la Coupe du Monde de rugby

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A l'initiative de Michel Galvaing, président du club de rugby d'Aubusson, la Fédération Française de Rugby a passé commande de deux tapisseries au peintre, bien connu des Aubussonnais, Jacques Cinquin. La première oeuvre tissée par la lissière Martine Stamm vient d'être dévoilée au public, à l'occasion de la "tombée de métier" (c'est l'opération qui consiste à couper les fils de chaine et à libérer la tapisserie du métier).Photosfinepix_242_2

Je tiens à féliciter Michel Galvaing (veste moutarde) pour son opiniatreté et sa force de conviction dans cette initiative, qui  associe le prestige et le savoir-faire d'Aubusson à un évènement mondial aussi formidable que la Coupe du Monde de rugby.

Félicitations également à Jacques Cinquin (pull rose), dont l'oeuvre symbolique, colorée et joyeuse, à l'image de ce sport, en illustre parfaitement les valeurs universelles.

La qualité du tissage de Martine Stamm (maillot du RCA sur le dos), pour laquelle l'oeuvre de Jacques Cinquin n'a plus de secret depuis longtemps, en fait ressortir toute la force, que soulignent les couleurs dûes au maitre-teinturier Thierry Roger.

Photosfinepix_236_2Nul doute que la seconde tapisserie, confiée aux bons soins d'André Magnat, sera de la même qualité. Elle sera destinée à être vendue aux enchères au profit de la fondation Albert Ferrasse. Le maitre-lissier André Chaulet s'est également associé à cette aventure.

La tombée de métier a fait l'objet d'un reportage de France3 Limousin et d'une dépêche de l'Agence France Presse.

A noter que cette initiative fait l'objet d'un magnifique reportage de Régis Guillot, dont j'aurai l'occasion de vous reparler.Vous pouvez vous en faire une idée sur son site:gis.guillot.free.fr/coupeMonde.htm .

Un dictionnaire pour chaque élève de 6e

Photosfinepix_264A l'occasion de la rentrée, je souligne cette initiative du Conseil Général de la Creuse, qui vient d'offrir à tous les enfants rentrant en 6e un dictionnaire Robert, personnalisé aux données historiques, géographiques, sociales et économiques du département.

Rappelons également l'achèvement du plan triennal d'équipement des collèges en matériel informatique, qui a vu la dévolution de 600 ordinateurs aux établissements creusois, portant ainsi le ratio à un ordinateur pour cinq enfants (la moyenne nationale est de un pour sept).

Ces initiatives illustrent la volonté du président Lozach Logocg23et de la majorité départementale de doter nos collégiens des meilleurs atouts pour leurs études.

En 2006, plus de 2 M€ auront ainsi été investis pour l'entretien et la modernisation des collèges, effort confirmé en 2007.

Don't cry for Bernie, Argentina...

Laporte "C'est le rugby, les plus forts ont gagné...Certains joueurs n'ont pas joué à leur niveau...Ils nous ont dominé individuellement et collectivement..." Comme à l'accoutumée, l'analyse ciselée du match par Bernard Laporte me stupéfie par sa pertinence et sa précision techniques. "un match comme un autre", en l'occurence un match perdu comme un autre...Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de considérer un match d'ouverture face à des Pumas sur-motivés.

Le sélectionneur aurait pu ajouter que la défaite s'expliquait notamment par le fait, aux yeux de beaucoup insignifiant mais pourtant si décisif, que les Français avaient marqué moins de points que les Argentins ...

Pourtant Bernard nous avait prévenus : "Une équipe qui prétend être championne du monde doit être capable de battre n’importe quel adversaire". Pas possible...

Laissons donc Bernard enfoncer la porte ouverte. "Convaincu dès le premier essai" ? Certes oui. Malheureusement , ce sont les Pumas qui l'ont inscrit.

Et si les véritables stars de l'équipe de France, celà devait rester finalement les joueurs ?

C'est d'ailleurs ce que semble suggérer le capitaine Ibanez: "La réponse est dans l'équipe ". Bernard te rase, Raphaël ?

En attendant, sur le blog de Bernard Laporte, le VRP du rugby français ( lui qui évoque "Cette fierté d'appartenir à une marque"), le maillot de l'équipe de France est déjà soldé à -20 %. Il faut dire qu'il est dédicacé par le futur secrétaire d'Etat. Cette défaite, malgré l'onction présidentielle, augure mal des performances ministérielles à venir, pas bon pour le plan de carrière !

Allez les petits ! Après tout, comme l'arbitre, le sélectionneur fait partie du jeu. Il en est l'un des aléas.

PS (ça va de soi !): Bernard Laporte envisagerait de titulariser Nicolas Sarkozy, qui a déjà fait l'essayage du maillot, pour le prochain match. A quel poste ? A l'ouverture bien sûr ! Le sélectionneur n'est malgré tout pas tout à fait assuré que sa nouvelle recrue ne confondra pas partenaires et adversaires...

Levure amère

Baguette

Les médias ont été ponctué, en cette fin d'été ( si on veut considérer qu'il ait jamais commencé !), d'informations sur le renchérissement à attendre d'un certain nombre de produits alimentaires "de base": pain, lait, pommes de terre et bien sûr produits dérivés.

J'ai été frappé de l'insistance de ces messages alarmistes, qui ne manquaient pas de donner l'impression désagréable que nous allions nous retrouver en période de disette et de pénurie. Né bien après la guerre, je n'avais pas le souvenir d'avoir jamais éprouvé ce sentiment, bercé depuis toujours par l'abondance alimentaire de notre pays. Je crois que la perpective de "manquer" de ces produits, telle que les médias l'ont présenté, a entrechoqué un certains nombre de certitudes et des postulats, en ébranlant des symboles forts de notre modêle occidental, où se nourrir va de soi, même s'il ne faut pas mésestimer les difficultés croissantes d'un certain nombre de nos concitoyens en ce domaine.

L'augmentation du prix du pain, amplifié considérablement par le phénomène euro, est un véritable déclic social, tant ce produit conserve dans l'inconscient des Français une valeur symbolique majeure, que la langue entretient depuis des siècles. Certes, le pain n'est plus l'aliment de base de nos concitoyens, lui dont la consommation journalière par Français n'a cessé de décroitre depuis un siècle, passant de 900 grammes en 1900, à 325 en 1950, 200 en 1970 pour se situer cette année à 150 grammes. Mais il n'est pas qu'une nourriture terrestre dont le prix s'est accru de 45 % en 17 ans, c'est aussi un symbole dont la dimension spirituelle est célébrée tous les dimanches.

S'attaquer à la valeur de ce symbole est assurément prendre de grands risques politiques et sociaux, d'autant plus que l'augmentation du prix du blé, qui a doublé en un an, s'accompagne d'autres hausses, dont le cumul ne peut que susciter l'inquiétude. Ces difficultés croissantes pour se nourrir qui attendent les Français, et notamment les plus pauvres, posent de façon particulièrement aigüe la question du pouvoir d'achat. Il ne s'agit plus là de la difficulté à acquérir un écran plat ou du budget vacances, mais bien des dépenses de première nécessité, et de la qualité nutritionnelle de son alimentation.

Il est pervers de nous rappeler à longueur de spots publicitaires le bien-fondé de varier son alimentation avec fruits et légumes, alors que ces produits deviennent de plus en plus inaccessibles au plus grand nombre.

Certes l'alimentation est un discriminant social, mais la nouveauté, c'est qu'elle le devient sur les produits de base.

C'est un champ sur lequel les responsables politiques doivent agir sans tarder. Les leviers sont nombreux, depuis la politique agricole jusqu'à l'encadrement et la moralisation des circuits de distribution. Manger est un besoin vital, manger correctement est un besoin social.

De 1791 à 1978, et de 1981 à 1986, le prix du pain était encadré, c'était une affaire d'Etat. Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes ? Il y a grand danger à penser qu'on peut augmenter encore et encore le prix du pain. Nos concitoyens attendent que l'Etat les protège. A négliger ces réalités, c'est une soupe à la grimace qui risque de figurer au menu du gouvernement.

On sait pourtant ce qu'il advient lorsqu'on propose aux Français de la brioche à la place du pain...

Cris et chuchotements

Les auditeurs de France Bleu Creuse l'auront entendu, le député-maire de Cressat envisage de se présenter aux municipales à Aubusson.

Fichtre, envisager ainsi d'abandonner sa commune-fétiche, et éventuellement son canton, pour se lancer dans la bagarre électorale aubussonnaise, quelle volonté d'en découdre avec moi ! Le rendez-vous raté des législatives aura laissé des frustrations, ce que je comprends fort bien.

Mais c'est au pied du mur qu'on voit le maçon, en Creuse encore plus qu'ailleurs.

Aubusson sera donc, sans surprise, l'unique objectif politique de l'UMP, puisque la volonté affichée par elle de conquérir quatre cantons dénote qu'elle n'imagine pas de reprendre la majorité au Conseil Général, le rapport de force étant actuellement de 19 à 8. On aura noté au passage la discrétion du patron de l'UMP locale sur ses intentions vis à vis du canton de Crocq, détenu par le président du Modem Alain Gribet, candidat malheureux contre lui lors des dernières législatives. La vengeance est un plat qui se mange froid.

Collaboration

"Le Premier ministre est un collaborateur". Cette déclaration estivale du Président de la république est intéressante à plus d'un titre et résume parfaitement la conception de l'action politique qui l'anime.

Il y a lui et les autres, ses collaborateurs. Si on peut comprendre l'usage du terme, s'agissant de hauts-fonctionnaires ou de salariés travaillant à ses côtés, il est plus curieux, et donc plus signifiant, de le voir employé au sujet d'autres responsables politiques élus, manifestant ainsi un autoritarisme revendiqué.

Le Premier ministre s'en est d'ailleurs (enfin) ému, lui dont le rôle apparait de plus en plus ténu, coincé entre l'omni-présence du Président et les interventions médiatiques de ses conseillers, les deux G-men, très au point d'ailleurs, Guéant et Guaino.

La collaboration est donc la forme la plus aboutie de l'action politique du Chef de l'Etat. Nous avions déjà cru le comprendre, même si par pudeur, il lui arrive d'utiliser parfois d'autres termes: ouverture, ou encore amitié franco-américaine...

Comme le rappelle François Fillon, "un collaborateur, c'est quelqu'un qui est appointé". Doit-on y lire en creux une critique du Président ? Après tout, les congés payés, c'est un des éléments de la rémunération. Qui a réglé la note du séjour de Wolfeboro ? Le diable, dont on sait qu'il s'habille en Prada, est dans les détails !

Mon dieu, le Président serait-il lui aussi un collaborateur ? La question réponse est capital(e)... Car s'il en est un qui ne doit être le collaborateur de personne, si ce n'est des Français, c'est bien lui.

Rentrée politique

En politique,l'heure de la rentrée a aussi sonné, même si certains ont pu donner le sentiment de n'être jamais sortis.

J'ai suivi comme vous, par médias interposés, l'actualité politique, avec notamment à gauche:Melle, Frangy,La Rochelle...

Alors, pour reprendre le fil, sans trop d'efforts (enfin pour moi !), une interview d'Arnaud Montebourg par Charlotte Chaffanjon dans le dernier numéro du Point.

Arnaud_montebourg2006_medium_2 Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, est le chef de file des « rénovateurs », ces jeunes lions qui sont favorables à un changement à la tête du parti, à une évolution du style et des idées du PS.

On vous reproche de beaucoup parler, mais de ne rien proposer de concret…

Ces accusations sont injustes. Depuis des années, je fais des propositions sur des sujets aussi importants que la démocratisation, la mondialisation, la réforme du modèle social… Par exemple, je considère que notre priorité aujourd’hui doit être de repartir du problème de la folie du système économique actuel. La mondialisation va se terminer sur un coup de frein. Elle va mener à l’impasse sociale, économique, environnementale et politique. Ça pose le problème de la démocratie, finalement.

Comment mener de tels combats avec un parti aussi divisé ?

Je suis navré de la situation de mon parti, de sa dérive, des clans qui se sont formés. Ce n’est pas reluisant, et nous n’avons pas besoin de ça ! Il faut rassembler les courants, comme je l’ai fait à Frangy la semaine dernière. Aurélie Fillipetti, proche de Ségolène Royal, Sandrine Mazetier, strauss-kahnienne, Philippe Martin, fabiusien, étaient tous là ! Et nous avons vu que nous étions peu dispersés sur les prises de position. Il faut casser les cloisons !

Comment améliorer la situation du Parti socialiste ?

Il faut d’abord clarifier le contenu du PS, puis le modifier. Nous devons répondre à toutes les questions que nous avons évitées, comprendre qu’il y avait un fossé entre nos propositions pendant la campagne et les attentes des Français. Constatons que le monde a changé ! C’est la seule solution pour reprendre l’avantage.

Rentrée

Rentree_martine Certains d'entre-vous m'ont avoué leur agacement à voir cet index présidentiel pointé vers eux depuis si longtemps, sans autre note depuis le 7 août. Je reconnais avoir un peu déserté la toile, mais maintenant c'est l'heure de la rentrée.

J'espère que vos vacances vous auront été profitables, malgré une météo peu compréhensive envers les estivants décontenancés que nous avons été (pourri, effectivement...). Malgré ces aléas climatiques, ce temps de congés aura pu être mis à profit pour le repos et la réflexion. Les batteries sont donc rechargées.

Bonne rentrée à tous, avec un petit clin d'oeil particulier et affectueux à une certaine Martine, qui va aborder ce moment avec un moral et un tonus tout neufs ! Ca va être quelque chose...