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(se)Redonner du pouvoir d'achat

V_7_ill_913663_sarkozyphotoComment dit-on déjà ? Charité bien ordonnée commence par soi-même, non ? C'est bien ça, la charité, plutôt que la solidarité. La croissance à 140 %, ça a de la gueule, non ? Mais on ne parle pas ici de PIB, ou alors celui du seul chef de l'Etat...

Pendant ce temps, le budget de l'Elysée croit de 35 millions d'euros. Celui du Revenu de Solidarité Active cher à Martin Hirsch, c'est 25 millions. Choisir, c'est renoncer, bien sûr...

Arche de Zoé: qu'allaient-ils faire dans cette galère ?

Un ministre des affaires étrangères qui se précipite devant les médias pour assurer que l'opération n'a rien à voir avec sa propre vision de "l'humanitaire" et du devoir d'ingérence, des pouvoirs publics qui s'empressent de jeter l'anathème sur des ressortissants français en difficulté dans un pays étranger, des sur-réactions gouvernementales en tout point suspectes, alors qu'il est avéré que la logistique militaire française a été mise à disposition de l'association au moins à trois reprises, l'affaire de "l'arche de Zoé" met en lumière les coupables faiblesses de notre diplomatie et de notre gouvernement.

Alors amateurisme ou incompétence ? Dans l'un ou comme dans l'autre cas, la déconsidération internationale que la situation jette sur notre pays est insupportable. Associer l'image de la France à une entreprise humanitaire qui se révèle une sordide tentative d'enlèvement d'enfants est une humiliation. C'est comme si une boite de pandore s'était ouverte, entrainant au passage des individus au coeurs certainement purs mais aveuglés au mieux par leur naïveté, au pire par leur orgueil.

Il faudra bien que le gouvernement s'explique sur son comportement dans cette affaire, et autrement qu'en invoquant la souveraineté d'un état tiers, ou en exigeant que nos compatriotes soient jugés au Tchad.

Jouer sans entrave

J'assistais la semaine dernière au conseil des écoles d'Aubusson, et j'ai été frappé par l'annonce d'un directeur. Ce dernier indiquait aux parents que son équipe pédagogique enseignait aux élèves de CP et CE1...des jeux pour les récréations. Et d'expliquer que les enfants ne savaient plus jouer aux traditionnels jeux, marelles,éperviers...Les enseignants se sont aperçus que nos chères têtes blondes passaient leur temps de détente à l'école à reproduire des "bagarres de grands".

Il ne s'agit pas de dramatiser le climat des cours d'école à Aubusson, certainement sans commune mesure avec certaines. L'action judicieuse des enseignants a permis de réorienter les activités de récréation, mais de s'interroger sur la violence de notre société dont les pratiques de nos enfants ne sont que les révélateurs.

J'entendais aux informations ce matin l'émergence de deux nouveaux jeux, la GAV (pour garde à vue) qui a pour résultat la lacération du corps de la victime, et le jeu du silence, qui consiste pour un groupe d'enfants à rouer de coups dans l'obscurité l'un d'entr'eux.

Et quoi d'étonnant, alors que nos écrans sont envahis de violences, fictions, reportages sur les forces de l'ordre, leur entrainement, leur "descentes", jeux vidéos, et bien sûr violence sociale où les minorités sont stigmatisées, socialement "rouées de coups", désignées comme des boucs émissaires.

Les cours de récréations sont le reflet de notre société. L'école est l'antichambre du vivre-ensemble de demain.

PS: l'omerta européenne

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est une condition de la démarche scientifique.

Le parti socialiste, dirigé par François Hollande, a achopé en 2005 sur la question de la constitution européenne, désavoué ensuite par son électorat. Aucun des ingrédients de l'expérience n'ayant été modifié, il y a fort à parier que nous nous dirigeons vers le même résultat.

Ce ne sont pas les efforts désespérés de la direction pour occulter ce débat, ce qui est le pire des compromis, qui nous éviteront de l'aborder dans les pires conditions. Les socialistes récoltent là les fruits de leur aveuglement et de leur obstination à faire comme si le parti pouvait poursuivre un petit bonhomme de chemin ronronnant, sans tirer les leçons de la présidentielle, et sans engager les débats nécessaires.

L'unité, je veux bien, à la condition que je sache autour de quelle idée, et pour quoi faire. Le temps est révolu de ces synthèses molles où les idées politiques s'effaçaient devant le seul objectif tactique de l'unité, somme toute bien artificielle.

Il faut un débat certainement, une crise peut-être, pour que les socialistes ne restent pas sans idée sur un tel sujet, devant l'opinion publique, dont je ne suis pas sûr qu'elle se renie deux ans et demi après.

N'ayons donc pas crainte d'envisager de modifier les causes, si nous souhaitons d'autres effets.

Ne nous contentons pas non plus d'un faux débat sur le référendum. Bien sûr qu'il en faut un, mais sommes-nous en capacité de l'imposer ? Mais surtout un référendum où nous défendrions quelle position ? Le silence des tenants de cette consultation, sur ce point, ne les met pas en situation de donner des leçons à qui que ce soit.

Décidement, ne pas hâter le calendrier du congrès se révèle catastrophique pour le PS, un parti sans colonne vertébrale dogmatique, à la direction affaiblie, tout juste capable d'inaugurer des lancements de campagne locale. Cette stratégie n'a pas que du négatif, puisqu'elle permet à ceux qui veulent un parti socialiste rénové, un nouveau parti socialiste lieu de débats et de programme, de jeter les bases de l'après.

Reste à espérer que, contre toute démarche scientifique, le PS emprunte quelques qualités au phoenix.

La décote présidentielle

SarkozycheminotsIl arrive que, même dans un numéro habituellement bien maitrisé, le meilleur des artistes tombe sur un os, se plante, et que l'exercice de communication se retourne contre celui qui était sensé en tirer bénéfice.

Personne n'a oublié le calamiteux "jeu de la vérité" de Chantal Goya, en 1985, point de départ de sa descente aux enfers médiatiques. Dans le même ordre d'idée, on peut citer la campagne de publicité pour la Renault 14, "la poire", à laquelle les consommateurs refusèrent d'être identifiés, traumatisés peut-être par le qualificatif de "veaux" dont le général de Gaulle les avait affublé.

C'est, selon toute vraisemblance, une erreur de cette nature que vient de commettre le Président de la République. Manifestement animé de la volonté d'aller au-devant (pour l'étouffer dans l'oeuf ?) de la contestation des cheminots ulcérés par la remise en cause de leurs acquis et par la stigmatisation de leur statut, Nicolas Sarkozy a touché aux limites d'un positionnement politique centralement axé sur la communication. Trop sûr de lui, sans doute.

La communication ne peut pas tout: arrive un moment où elle s'efface devant la maitrise technique du fond des dossiers.

Les cheminots du centre de maintenance de St-Denis n'en n'ont pas cru leurs oreilles lorsqu'ils ont entendu le verbe présidentiel affirmer sans sourciller : " Les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s'appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF".

Strictement le contrepied de la position du gouvernement défendue par Xavier Bertrand, le ministre du Travail, en charge de la réforme du régime de retraite des cheminots !

La décote est le système qui prévoit, à partir de 2010, une diminution plus que proportionnelle du montant de la retraite en cas de départ avant 65 ans avec un nombre d'annuités insuffisant, selon le "document d'orientation" remis le 10 octobre dernier par le gouvernement.

Ce point est évidemment une pierre d'achoppement entre ce dernier et les syndicats. La déclaration, iconoclaste, du président a résonné bizarrement alors que la tension génère un fort mouvement social.

Alors, le gouvernement sera-t-il sommé d'intégrer la bourde présidentielle dans les phases de négociations à venir ? Ce n'est pas impossible, si on considère qu'il est inenvisageable pour l'Elysée de la reconnaitre comme telle.

Quoi qu'il en soit, cette affaire entame sérieusement la crédibilité de la parole du chef de l'Etat et sa côte baisse.

Bécassin, c'est mon cousin...

La Creuse à la découpe ?

Le dernier redécoupage électoral remonte à 1986 et est dû aux ciseaux experts de Charles Pasqua. On peut dire qu'en Creuse, ce dernier a été particulièrement efficace, taillant sur mesure une circonscription pour la droite, deux fois plus étendue que la première.

Mais pour combien de temps encore la Creuse, département rural par excellence, à faible population, comptera-t-elle deux circonscriptions ?

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, vient d'annoncer l'imminence d'un redécoupage ( mi-2008, après les municipales). En soi, cette démarche n'a rien de saugrenu, puisqu'elle se conforme aux textes, notamment au code électoral qui prévoit qu'il est "procédé à la révision des limites des circonscriptions, en fonction de l'évolution démographique, après le deuxième recensement général de la population suivant la dernière délimitation".

Mais à partir du moment où il est posé en postulat que le nombre de députés restera intangible ( 577 ) , c'est forcément dans les départements ruraux qu'on ira chercher les sièges alloués aux zones urbaines dont l'évolution démographique a été la plus nette depuis 1982, date de recencement qui a servi de référence à l'actuel découpage, puisqu'un autre postulat serait remis en cause, celui d'un minimum de deux sièges par département.

Il y a donc fort à craindre que la Creuse soit touchée par cette redistribution de sièges à l'Assemblée Nationale, au nom du principe d'équité, si cher au pouvoir actuel. Néanmoins , cette soi-disante équité s'apparente davantage à un égalitarisme mathématique qu'à l'Egalité, principe intangible mais néanmoins obscur pour certains.

Dans cette opération, les départements fragiles, qui ont besoin de mieux se faire entendre que d'autres si on souhaite véritablement que l'aménagement du territoire relève bien de la volonté politique, et non du constat des phénomènes "naturels", vont se retrouver marginalisés, réduits à la portion congrüe, et pour tout dire , relégués au rang de département de seconde zone.

Je ne suis pas opposé par principe ou conservatisme à toute réflexion visant à améliorer la démocratie de notre république, mais je suis convaincu que celle-ci doit veiller à protéger ses composantes les plus faibles. Aussi, le seul critère de population ne me parait-il pas suffisant pour parvenir à l'objectif annoncé. Le seuil incompressible de deux députés par département me semble un bon garde-fou républicain.

Se trouve donc posée la question du nombre de députés à l'Assemblée, qui ne doit donc pas apparaitre comme un point non négociable. Après tout, si notre population augmente, il n'est pas scandaleux que le nombre de ses représentants fasse de même.

Malheureusement, l'idéologie risque de l'emporter sur la raison si nous n'y prenons garde, emportant d'ailleurs au passage quelques-uns de ses meilleurs petits soldats. Ne nous y trompons pas : celà ne serait pas une consolation suffisante, car uniquement conjoncturelle.

Oui à la justice de proximité

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Avec mon collègue Jean-Pierre Jouhaud, maire de Bourganeuf, j'ai réagi jeudi dernier suite aux déclarations du député UMP de la deuxième circonscription de la Creuse, Jean Auclair. Dans une interview donnée au quotidien "la Montagne" du 17 octobre, Jean Auclair proposait un "marché" à la garde des Sceaux, Rachida Dati: fermer les tribunaux d'instance d'Aubusson et Bourganeuf en échange de l'hypothétique ouverture d'un tribunal de commerce. Les propos de Jean Auclair sont d'ailleurs à cet égard inexacts, lorsqu'il parle de "rendre" un tribunal de commerce à la Creuse, alors qu'il n'y en a jamais eu dans le département.

Le marché est donc un marché de dupes, à l'encontre des intérêts des creusois. Il est assez écoeurant que dans la même interview, le député de Cressat assimile les justiciables creusois à des gens malhonnêtes, s'agissant des tribunaux d'instance qui, comme chacun sait sont l'échelon de proximité de notre organisation judiciaire.

En effet, nul besoin d'avocat, et donc justice à moindre coût, pour faire valoir ses droits devant le juge d'instance en matière, civile, de contentieux de la consommation, d'accidents de la circulation, de dettes et d'impayés, dans la mesure où la demande porte sur des sommes inférieures à 10.000 €, en matière de différents entre locataires et propriétaires, de droits de passage ou encore de bornage de propriété.

Le tribunal d'instance est également compétent s'agissant de décisions relatives aux tutelles et aux curatelles et à l'émancipation des mineurs de plus de 16 ans.

Vous le savez, nous nous battons en Creuse pour conserver au département un maillage de services publics auquel nous sommes des citoyens très attachés. Nous n'avons pas besoin qu'on nous tire dans le dos et qu'on incite le gouvernement à démanteler ce qui reste de la présence de l'Etat dans le département.

Nul doute que nous pouvons être légitimement inquiets lorsque le député se lance dans son activité préférée: la démolition des services publics et le dénigrement des fonctionnaires. Un préfet, un sous-préfet, un colonel de gendarmerie, pour ne citer qu'eux, s'en souviennent de façon cuisante.

Bien sûr, les élus locaux ne partagent pas les vues du député sur le devenir des tribunaux d'instance de la Creuse. Mais il faut bien dire que nous n'avons pas été associés à la réflexion lancée par la Chancellerie sur la réorganisation de la carte judiciaire, alors que Rachida Dati est annoncée à Limoges le 2 novembre prochain. Il y a tout à craindre des annonces qui ne manqueront pas d'être faites ce jour-là.

Il est hors de question de laisser faire.

C'est la raison pour laquelle j'ai fait apposer sur l'Hôtel de Ville d'Aubusson la banderole reproduite en tête de note, et que j'ai adressé un courrier au Préfet de la Creuse dans lequel je l'interroge sur les intentions du gouvernement.

Je considère que la disparition du tribunal d'Aubusson constituerait en outre une menace grave sur le statut de sous-préfecture de la commune. Chacun devra alors assumer ses responsabilités.

Ajout du 25 octobre.

France Bleu Creuse vient de diffuser une réaction de Jean Auclair. Manifestement, le député est sur le reculoir, puisqu'il laisse entendre qu'il ne souhaite plus la fermeture du tribunal, tout en indiquant que dans cette hypothèse, il réclamerait l'ouverture d'un tribunal de Commerce, à Aubusson. Belle illusion en vérité, que de laisser croire que s'il devait y avoir une telle éventualité, elle se concrétiserait à Aubusson plutôt qu'à Guéret.

Au passage, j'ai bien noté, en sus de son irresponsabilité, la méconnaissance totale du député du niveau d'activité, et du champ de compétence, du tribunal d'instance d'Aubusson. Je peux vous dire que juge et greffiers ne chôment pas pour faire face au volume de dossiers traités.

Ajout du 28 octobre.

Lire l'article du Figaro.

Extrait " Depuis le début de ses déplacements en province pour présenter la réforme de la carte judiciaire, Mme Dati a annoncé au total la suppression de six TGI et de 73 tribunaux d'instance." Excusez du peu...

Ca n'arrive (pas) qu'aux autres..!

En cette journée de lecture dans les établissements scolaires de la lettre de Guy Môquet, il m'a semblé intéressant, puisque le Chef de l'Etat a décidé, à juste titre sur le fond, d'honorer le devoir de mémoire lié à cette période où la France n'était plus la France, et où donc la Creuse n'était plus la Creuse, de publier ces deux rapports de 1941 retrouvés dans les archives qui illustrent bien ce que pouvait être le délit d'opinion, fatal au jeune Môquet, ici reproché à des élus.

Une autre époque bien sûr !

Rapport n° 1397, de l'inspecteur de police spéciale Burger L., en date du 9 mai 1941, au commissaire spécial, chef de service à Guéret.

"Référence à la transmission de Monsieur le Préfet de la creuse, en date du 29.4.41 concernant M.le Maire de Chavanat qui se livrerait dans sa commune à une propagande anri-gouvernementale et qui aurait refuser d'acheter le portrait du Maréchal PETAIN en accompagnant son refus de propos désobligeants, j'ai l'honneur de vous faire connaitre que j'ai procédé à une enquête de laquelle il résulte que la municipalité de Chavanat a été élue sous l'étiquette SFIO.

En réalité, elle est presque entièrement composée de sympathisants communistes. Cependant la majeure partie des conseillers municipaux se tient depuis le début de la guerre, en dehors de toute activité politique.

Par contre, le Maire M.VALLADE L., 58 ans, aubergiste, qui a évolué vers l'extrême gauche, continuerait à se livrer à une propagande anti-gouvernementale, mais en sourdine. Son meilleur ami est le nommé B...Raymond, instituteur à Chavanat, faisant l'objet de notre rapport n° 609 du 11.3.41.

Ces derniers, ainsi que 2 ou 3 cultivateurs du village que je n'ai pas pu identifier, se rassemblent assez régulièrement au café du Maire. Au cours de ces soirées, ils discutent les affaires municipales, et critiquent le Gouvernement.

Les faits énumérés ci-après démontrent nettement la mauvaise volonté du Maire, d'apporter une aide quelconque au redressement national et ses sentiments hostiles à l'égard du Maréchal PETAIN. (...)

D'autre part, il est exact que M.le Maire a refusé d'acheter le portrait du Maréchal, déclarant ouvertement "qu'il n'a pas de sous à jeter par la fenêtre". (...)

J'estime donc que M.VALLADE L. se montre indigne de conserver ses fonctions de premier magistrat de la commune de CHAVANAT."

Le 15 mai 1941, le préfet de la Creuse adresse à l'Amiral de la Flotte, Ministre, secrétaire d'Etat à l'Intérieur, à Vichy, un rapport référencé n° 112/CAB.

Objet : démission d'office du Maire de Chavanat

Référence : votre circulaire N° 217 du 24 décembre 1940.

J'ai l'honneur de vous rendre compte que d'une enquête à laquelle j'ai fait procéder, il résulte que M.VALLADE, Maire de CHAVANAT (Creuse), se livre dans sa commune à une propagande anti-gouvernementale de bouche à oreille.

Elu sous l'étiquette SFIO, il a nettement glissé vers l'extrême gauche.

D'autre part, ce Magistrat Municipal s'est abstenu de participer à la cérémonie du 11 novembre et aaa interdit à la population de pavoiser à cette occasion.

L'intéressé a, en outre, refusé d'acheter le portrait du Maréchal PETAIN en déclarant "qu'il n'avait pas de sous à jeter par la fenêtre".

C'est chez M.VALLADE, qui est aubergiste, que se réunissent assez régulièrement, plusieurs personnes pour discuter des affaires communales mais surtout pour critiquer le gouvernement.

M.VALLADE met nettement de la mauvaise volonté à apporter son aide au redressement National et fait preuve de sentiments hostiles à l'égard du Chef de l'Etat.

Dans ces conditions, j'ai l'honneur de vous proposer de bien vouloir proposer sa démission d'office de Maire et de Conseiller Municipal".

(C'est effectivement ce qui arriva au maire, qui fût révoqué quelques semaines plus tard, ainsi que son conseil municipal qui s'était solidarisé avec lui.)

Alain Gribet abandonne la vie politique

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Mon collègue conseiller général du canton de Crocq et président du MoDem de la Creuse, Alain Gribet, a  rendu publique hier une décision que beaucoup pressentaient: il ne sollicitera pas les suffrages des électeurs en mars prochain, ni aux élections cantonales, ni aux municipales.

Candidat aux législatives de juin dernier, Alain Gribet avait totalisé 10 % des voix, et n'avait pas donné de consignes de vote pour le deuxième tour. Il avait alors exprimé sa forte déception, et il n'avait pas échappé à nombre d'élus du secteur qu'il avait alors pris ses distances avec la chose publique. Sa décision s'inscrit donc dans une logique personnelle dont il faut saluer la grande rectitude.

Tout en ne partageant pas les choix politiques d'Alain Gribet, je lui reconnais volontiers une volonté de servir l'intérêt général très éloignée du clientêlisme politique, qu'il a combattu et constamment dénoncé. Homme de conviction, il a tenté de proposer une alternative, à droite, au rouleau compresseur de l'UMP. Très entier, il préfère jeter l'éponge, sans chercher à construire, ou à reconstruire, un courant de pensée politique qui pouvait malgré tout s'appuyer sur le score obtenu, analogue à celui de François Bayrou sur le plan national., et j'imagine que ses amis regrettent sa décision.

C'est un homme respectable qui abandonne ainsi la vie politique creusoise.

Justice de proximité

Personnellement, je me suis bien gardé de considérer les péripéties du couple Sarkozy comme relevant de la sphère politique, même si certaines incursions dans ce domaine ont été incontestables: abstention de madame lors du scrutin présidentiel, ou encore l'épisode de la libération des infirmières bulgares détenues en Lybie.

Je n'ai pas changé d'avis, pas davantage à cause du divorce du couple, qui ne m'inspire en soi aucun commentaire particulier. Il ne semble qu'hier, c'est bien plutôt la mobilisation et la grêve des salariés du secteur des transports qui était l'actualité politique.

Mais finalement l'actualité politique n'est-elle pas en passe de rejoindre l'actualité privée ? L'annonce concommittante, et qu'il faut espérer fruit des circonstances et non intentionnelle, du premier grand mouvement social de l'ère sarkozienne et de l'évolution matrimoniale du chef de l'Etat ne préfigure-t-elle pas le divorce du Président de la république et des Français ?

Je remarque néanmoins la sollicitude du juge de Nanterre, qui s'est déplacé auprès du demandeur, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, pour lui faire signer la convention d'un divorce qui, nous révèle la presse, sera effectif en un mois et demi.

Pendant que certains s'ingénient à casser la justice de proximité ( voir ma note précédente), il est intéressant de noter que les délais proposés aux justiciables peuvent être particulièrement restreints, bien sûr "selon que vous serez puissant ou misérable...".

La justice de proximité va-t-elle devenir un luxe réservé à une élite, celle des engraissés par le système des copains-coquins ?

Au royaume des engraissés, les engraisseurs sont rois...