Personnellement, je me suis bien gardé de considérer les péripéties du couple Sarkozy comme relevant de la sphère politique, même si certaines incursions dans ce domaine ont été incontestables: abstention de madame lors du scrutin présidentiel, ou encore l'épisode de la libération des infirmières bulgares détenues en Lybie.
Je n'ai pas changé d'avis, pas davantage à cause du divorce du couple, qui ne m'inspire en soi aucun commentaire particulier. Il ne semble qu'hier, c'est bien plutôt la mobilisation et la grêve des salariés du secteur des transports qui était l'actualité politique.
Mais finalement l'actualité politique n'est-elle pas en passe de rejoindre l'actualité privée ? L'annonce concommittante, et qu'il faut espérer fruit des circonstances et non intentionnelle, du premier grand mouvement social de l'ère sarkozienne et de l'évolution matrimoniale du chef de l'Etat ne préfigure-t-elle pas le divorce du Président de la république et des Français ?
Je remarque néanmoins la sollicitude du juge de Nanterre, qui s'est déplacé auprès du demandeur, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, pour lui faire signer la convention d'un divorce qui, nous révèle la presse, sera effectif en un mois et demi.
Pendant que certains s'ingénient à casser la justice de proximité ( voir ma note précédente), il est intéressant de noter que les délais proposés aux justiciables peuvent être particulièrement restreints, bien sûr "selon que vous serez puissant ou misérable...".
La justice de proximité va-t-elle devenir un luxe réservé à une élite, celle des engraissés par le système des copains-coquins ?
Au royaume des engraissés, les engraisseurs sont rois...

Les déboires du couple SARKOZY ne concernant qu'eux mêmes,ce qui est génant c'est la médiatisation faite par le Président de la République au cours de sa campagne électorale et aprés sur le rôle et la présence d'une épouse dont il était en train de se séparer,il semblerait d'ailleurs que cette médiatisation soit plus le fait de Nicolas que de Cécilia qui ne se voyait pas jouer le rôle de premiére dame de France,comme l'on dit, en se référant à une tradition monarchique dont la France a décidément bien du mal à se passer.Une tromperie de plus vis à vis des électeurs de la part d'un candidat qui ne recule devant rien.
Rédigé par : Robert | 19/10/2007 à 09:24