Les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est une condition de la démarche scientifique.
Le parti socialiste, dirigé par François Hollande, a achopé en 2005 sur la question de la constitution européenne, désavoué ensuite par son électorat. Aucun des ingrédients de l'expérience n'ayant été modifié, il y a fort à parier que nous nous dirigeons vers le même résultat.
Ce ne sont pas les efforts désespérés de la direction pour occulter ce débat, ce qui est le pire des compromis, qui nous éviteront de l'aborder dans les pires conditions. Les socialistes récoltent là les fruits de leur aveuglement et de leur obstination à faire comme si le parti pouvait poursuivre un petit bonhomme de chemin ronronnant, sans tirer les leçons de la présidentielle, et sans engager les débats nécessaires.
L'unité, je veux bien, à la condition que je sache autour de quelle idée, et pour quoi faire. Le temps est révolu de ces synthèses molles où les idées politiques s'effaçaient devant le seul objectif tactique de l'unité, somme toute bien artificielle.
Il faut un débat certainement, une crise peut-être, pour que les socialistes ne restent pas sans idée sur un tel sujet, devant l'opinion publique, dont je ne suis pas sûr qu'elle se renie deux ans et demi après.
N'ayons donc pas crainte d'envisager de modifier les causes, si nous souhaitons d'autres effets.
Ne nous contentons pas non plus d'un faux débat sur le référendum. Bien sûr qu'il en faut un, mais sommes-nous en capacité de l'imposer ? Mais surtout un référendum où nous défendrions quelle position ? Le silence des tenants de cette consultation, sur ce point, ne les met pas en situation de donner des leçons à qui que ce soit.
Décidement, ne pas hâter le calendrier du congrès se révèle catastrophique pour le PS, un parti sans colonne vertébrale dogmatique, à la direction affaiblie, tout juste capable d'inaugurer des lancements de campagne locale. Cette stratégie n'a pas que du négatif, puisqu'elle permet à ceux qui veulent un parti socialiste rénové, un nouveau parti socialiste lieu de débats et de programme, de jeter les bases de l'après.
Reste à espérer que, contre toute démarche scientifique, le PS emprunte quelques qualités au phoenix.

Il faut que l'ensemble de la Gauche et même du Centre se rassemblent pouir élaborer un nouveau Projet pour l'Europe,projet basé sur le développement économique et social,les Droits de l'Homme et l'hamonisation des législations.L'adoption par le Parlement d'un mini-traité est la pire solution,elle ne réglera en aucun cas les insuffisances et les dangers du Traité et sera le preuve que le Gouvernement se moque de la volonté populaire. Ces propos sont tenus par quelqu'un qui a voté OUI au Référendum mais qui estime que l'on ne peut passeer outre à la volonté des français sauf à se rendre soi-même illégitime.
Rédigé par : Robert | 29/10/2007 à 08:13
Bonsoir Michel,
Bien sur qu'il faut un référendum et nous sommes tout à fait en mesure de l'imposer puisque Nicolas Sarkozy ne dispose pas de la majorité des 2/3 requise au parlement (Assemblée Nationale et Sénat) pour modifier la constitution , première étape nécessaire.
Cela suppose bien entendu qu'aucune voix à gauche ne donne un coup de pouce au président de la République dans sa tentative de passer outre l'avis des français.
En Creuse d'ailleurs cela constitue un impératif pour nos deux camarades sénateurs (André Lejeune et Michel Moreigne) socialistes et notre camarade député socialiste (Michel Vergnier). Ne pas déposséder les français-e-s du choix. Ceux-ci le réclament à une grande majorité comme les autres européens d'aileurs : REFERENDUM sur le mini traité constitutionnel.
A ce sujet méthode, analyse et pétition sur le site :
www.respecteznotrenon.org
Sur celui-ci , on retrouve le traité constitutionnel européen en 280 pages. Nous qui avons défendu ensemble le non au niveau du référendum interne au PS (Toi à Aubusson) n'y trouveront quasimment rien de changé. Mais tout le monde peut y réfléchir encore par ce truchement tant que nous n'aurons pas des gouvernements qui lanceront une véritable constituante seule à même de reconstituer un souffle populaire à l'Europe.
En attendant exigeons un référendum d'abord sur le principe : ce que les français-e-s ont fait seul-e-s les français-e-s doivent pouvoir le confirmer ou le défaire , cela laisse un peu de temps pour réfléchir à notre parti essoufflé.
Rédigé par : Gipoulou | 30/10/2007 à 23:16