Un ministre des affaires étrangères qui se précipite devant les médias pour assurer que l'opération n'a rien à voir avec sa propre vision de "l'humanitaire" et du devoir d'ingérence, des pouvoirs publics qui s'empressent de jeter l'anathème sur des ressortissants français en difficulté dans un pays étranger, des sur-réactions gouvernementales en tout point suspectes, alors qu'il est avéré que la logistique militaire française a été mise à disposition de l'association au moins à trois reprises, l'affaire de "l'arche de Zoé" met en lumière les coupables faiblesses de notre diplomatie et de notre gouvernement.
Alors amateurisme ou incompétence ? Dans l'un ou comme dans l'autre cas, la déconsidération internationale que la situation jette sur notre pays est insupportable. Associer l'image de la France à une entreprise humanitaire qui se révèle une sordide tentative d'enlèvement d'enfants est une humiliation. C'est comme si une boite de pandore s'était ouverte, entrainant au passage des individus au coeurs certainement purs mais aveuglés au mieux par leur naïveté, au pire par leur orgueil.
Il faudra bien que le gouvernement s'explique sur son comportement dans cette affaire, et autrement qu'en invoquant la souveraineté d'un état tiers, ou en exigeant que nos compatriotes soient jugés au Tchad.

Quand on reparle du devoir d'ingérence:
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=685&Itemid=60
Rédigé par : Alexandre | 04/11/2007 à 00:01