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Apporter sa pierre philosophale à l'édifice

"François Hollande a hérité du PS, il va rendre la SFIO". La formule lapidaire d'Eric Besson, que je ne connais pas personnellement, a de quoi interpeller chaque militant socialiste, même si elle émane d'un transfuge qui n'a pas beaucoup de leçon de constance politique à donner.

Mais si Eric Besson semble manifester un certain talent pour l'art de la formule (ce qui lui en fait donc deux, au moins, avec celui de la trahison politique), nul doute qu'il apprécie celle de Pierre Moscovici, relative à son nouveau maitre à penser : "Il avait de l'or dans les mains, un an après il l'a transformé en plomb".

Excellente formule elle-aussi, qui illustre parfaitement l'alchimie sarkozienne, qui a pour caractéristique de traduire en régression sociale tous les dossiers dont elle se saisit.

Eric Besson, qui doit certainement confondre plomb et aplomb, appréciera en spécialiste.

Evolutions de la Communauté de Communes

J'ai souhaité qu'une nouvelle commission soit créée, dans le cadre communautaire, afin que les élus réfléchissent collectivement aux évolutions futures des missions de la communauté de communes.

Une première réunion s'est tenue, à Moutier-Rozeille, où un certain nombre de pistes de réflexion ont été esquissées.

Parmi celles-ci, la mise en place d'un service de repas à domicile, compétent sur l'ensemble du territoire communautaire a été évoquée. Actuellement, seules Aubusson dispose d'un service municipal, Felletin de prestations "offertes" par sa maison de retraite, et Ars d'une structure associative.

L'idée, c'est de faire de la com-com un outil de solidarité pour les aînés, demandeurs d'un tel service, quelque soit leur commune de résidence, et permettre ainsi une égalité de traitement sur le terrritoire communautaire.

N'hésitez pas à utiliser ce blog pour faire part de votre sentiment, sur ce point précis, ou sur d'autres.

Culottée NKM...

Samedi matin, se tenait à Aubusson l'Assemblée Générale de la fédération des chasseurs de la Creuse. Très majoritairement composée d'ACCA, la chasse, dans notre département, garde son caractère populaire et démocratique et concerne près de 9.000 chasseurs.

Intervenant à la tribune de la réunion, notre inénarrable député, passé maitre dans l'art de manier expression ou gestuelle choisies ( "A poil", à Ségolène Royal, doigt d'honneur à Henri Emmanuelli et très récemment au président du Conseil Général Jean-Jacques Lozach,  "Mais ils ne veulent pas travailler, les chômeurs. Etre payés à ne rien faire, c’est cela qui les intéresse !" à l'Assemblée Nationale en 2005...) s'en est pris à Nathalie Koscuisko-Morizet.

"NKM est très minoritaire dans notre groupe, nous la marquons à la culotte !" a-t-il asséné ce samedi matin, dans une démarche intellectuelle dont l'absence de solidarité politique n'aura eu d'égal que le machisme et la vulgarité démagogique. Jean Auclair, ou le coup de pied de l'âne. Il est vrai que lui vient de subir une belle...déculottée électorale.

Mais n'y avait-il pas là, en creux, une sorte d'hommage à celle qui a eu seule le courage d'assumer le Grenelle de l'environnement ? Il est plus facile de s'en prendre à elle qu'à son ministre (homme) de tutelle ou  qu'au Président de la République, qui a voulu le Grenelle.

Alors culottée, Nathalie Kosciusko-Morizet ? Incontestablement...

A Aubusson, journée départementale de la déportation

Allocution prononcée ce dimanche lors de la commémoration du souvenir des déportés de la Creuse.

En remontant tout à l’heure l’avenue de la République, en direction du monument départemental de la déportation, je ne pouvais m’empêcher de penser que nous marchions dans les pas des résistants de la première heure d’Aubusson, eux qui avaient choisi le 14 juillet 1942 de manifester dans ce lieu incarnant la République disparue.

Par petits groupes de trois ou quatre, ces quelques dizaines de résistants avaient ainsi exprimé leur « mécontentement contre ce régime de trahison », pour reprendre l’expression qu’emploie Jules Fourrier, dans le petit ouvrage qu’il publia à son retour de déportation de Mathausen.

Ils n’imaginaient pas que le nom de nombre d’entre-eux figurerait sur ce monument devant duquel nous commémorons chaque année leur souvenir, et celui de leur sacrifice dans les camps de la mort nazis. Nous sommes également passés, place du monument, devant le café du Commerce, berceau de la résistance aubussonnaise, où se retrouvaient les Chevalier, Mérignat, Couturier, Colson, Bascoulergue, Chambonnet, et tous les patriotes aubussonnais qui refusaient le déshonneur de la collaboration. Il y a quelques instant, chacun des noms des victimes creusoises de la déportation a été prononcé.

Ce faisant, ils sont toujours vivants dans les cœurs et les esprits d’aujourd’hui.

La litanie des noms est impressionnante, tant le tribut payé par la résistance creusoise a été lourd et tragique. Nous ne pouvons l’écouter sans qu’une émotion profonde ne nous étreigne, sans être envahi d’un sentiment de respect mêlé de gratitude, sans que nous apparaisse évident le devoir de mémoire que nous honorons en cet instant. Nous répondons en cela à l’exhortation de Jules Fourrier, je le cite : « Ceux qui sacrifiaient leur famille, leur liberté et leur vie dans la lutte clandestine pour libérer la France et pour faire triompher les causes de la Liberté ont droit à un peu plus de reconnaissance et de souvenir. »

Ces hommes et ces femmes ont fait le sacrifice de leur vie pour leur idéal de liberté, pour leur amour absolu de la République et de sa devise sacrée, Liberté, Egalité, Fraternité, qui n'était alors plus la devise de notre pays.

Ils ont apporté l’éclatante confirmation que la citoyenneté, c’est une affaire de choix, de courage, et de convictions assumées. Car ils étaient avant tout des citoyens.

Après que l’Allemagne ait porté démocratiquement au pouvoir le futur bourreau de l’Europe, alors qu’en France, la République avait démissionné devant la vieille antienne de l’homme providentiel, père de la nation, sauveur de la patrie, et qui s’en ait révéler, comme toujours dans l’Histoire, le fossoyeur, il y eu de nos compatriotes, qui refusèrent le joug qu’on leur tendait. Etaient-ils prédestinés à être des héros ? Non, juste des citoyens ordinaires, qui prirent la décision extraordinaire de ne pas renoncer aux valeurs de la République.

Et, à partir de là, alors que basculait celui de l’Europe entière, leur destin personnel bascula, eux qui devinrent les premiers grains de sable qui allaient enrayer la logique destructrice des nazis, des miliciens et des collaborateurs.

S’il en fût qui firent don de leur personne à la France, c’est bien eux, les résistants, dès lors qu’on parle de la vraie France, celle dont les valeurs universelles contribuent à éclairer le monde Ce n’était pas la France qui se fourvoyait coupablement à Vichy, et que d’aucuns servirent avec un zèle criminel qui n’avait d’égal que leur acharnement à combattre et détruire ceux que la propagande officielle désignait sous l’épithète de « terroriste ». De ces terroristes-là, de fait les combattants de la liberté, on ne peut que se sentir proche et solidaire.

Qualifier aujourd’hui comme tel un élu de la république, en pesant ses mots, ne peut que renvoyer son auteur au jugement de l’Histoire, et malheureusement en bien mauvaise compagnie.

Dès lors, entrer en résistance, y poursuivre sa lutte pour la libération nationale, dans des formes de clandestinité inédites, cela devint le choix d’hommes et de femmes courageux et déterminés, mais aussi en danger mortel, du fait que la haine et la violence qui encourageaient les médiocres et les assassins étaient devenus la norme de l’Etat français.

Leur exemple nous montre que la citoyenneté est une exigence, qu’elle dépend de chacun de nous. Sa fragilité intrinsèque ne peut être surmontée que par notre détermination à la faire vivre et par le refus de l’affaiblissement de la République.

La République fût refondée à la Libération, son pacte social défini par le Conseil National de la Résistance.

C’était l’époque où le mot « réforme » était synonyme de « progrès ».

Nous sommes toujours les dépositaires de cet héritage politique et historique, pour lequel nos martyrs creusois se sont sacrifiés. Veillons à ce que le temps, mais aussi l’action des hommes n’en efface pas l’ambition. Soyons attentifs à l’exercice du pouvoir, dont on se méfiera comme de la peste de l’exercice solitaire.

La République, c’est la séparation des pouvoirs, l’exécutif et le législatif, sans oublier le judiciaire. La paix, c’est le contrôle politique de la mondialisation, le respect des règles démocratiques et des Droits de l’Homme, le partage et la bonne gestion des ressources naturelles et de l’énergie. La liberté, c’est l’ultime objectif des hommes de bien, le respect des convictions de chacun, la tolérance mutuelle.

Ce sont ces idéaux que nous ont légué les victimes de la déportation, résistants, juifs, tziganes, homosexuels…

A nous de les faire vivre, et de les transmettre à nos enfants. Si nous y parvenons, nous nous serons montrés dignes du sacrifice de nos pères.

Je vous remercie de votre attention.

Michel Moine

Dans les petits papiers de la République...

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L'apparition au grand jour de salariés étrangers sans-papiers, réclamant un titre de séjour pour exercer légalement leur activité professionnelle, lance le débat sur la régularisation, qui a déjà fait couler tant d'encre.

Cette fois-ci, il a le mérite, si chacun y veille, de poser le problème sous un angle un peu différent que d'habitude, puisque souvent, beaucoup parlaient au nom des sans-papiers, dans un sens ou dans un autre, alors que les intéressés restaient silencieux, ou déconnectés de leur réalité économique.

Ce qui est nouveau, pour le grand public en tout cas, c'est qu'on comprend que des pans entiers de notre économie dépendent de ces salariés en situation irrégulière. On est loin de l'image de l'immigration porteuse d'insécurité et de délinquance, sur laquelle a surfé l'extrême-droite pendant des années. Non, il s'agit bien de travailleurs, qui occupent des emplois auxquels ils sont les seuls à postuler, derniers avatars du lumpenprolétariat, qui, en l'occurence, n'est pas une vue théorique d'un esprit marxisant, mais bien une réalité-miroir, douloureuse pour le pays des Droits de l'Homme.

Ce sont ces hommes et ces femmes, ombres erratiques du petit matin, qui nettoient nos bureaux et nos sanitaires, machinistes de fond de cales dans nos paquebots de la restauration, qui plongent chaque jour dans les eaux grasses des reliefs de nos assiettes, fantassins supplétifs des bataillons mécanisés du bâtiment ou des travaux publics.

J'entends certaines bonnes âmes, tel Mr Devedjian, s'offusquer que des patrons emploient cette main d'oeuvre, sans se douter qu'elle ne dispose pas du sésame-clé: le titre de séjour. Nul doute que ne se trouvent chez ces employeurs des indélicats ou des voyous, mais il y a aussi des hommes de bonne foi. En effet, rares sont les circonstances où ceux-ci se retrouvent confrontés à des postulants faisant étalage d'une situation irrégulière. Le plus souvent, leur sont présentés, au moment de'embauche, des titres de séjour autorisant la pratique d'une activité salariée en bonne et dûe forme, mais pas forcément par le titulaire dudit titre. Car la solidarité fonctionne chez ces aspirants-travailleurs, et le prêt de papiers authentiques et en rêgle entre compatriotes est une habitude répandue.

De ce fait, la vérification des papiers auprès de la Préfecture, qui se fait dans la plupart des cas, ne révèle-t-elle aucune anomalie.

Dès lors, comment s'étonner de voir le soutien affiché par nombre d'employeurs à ces demandeurs de régularisation, formés par eux, et envers lesquels ils n'ont aucun grief professionnel ?

La régularisation est donc une nécessité économique, de l'ordre de l'expédient certes, car elle ne remet pas en cause le systême qu'elle nourrit, et dont nous sommes collectivement les bénéficiaires. En effet, l'emploi de cette main d'oeuvre, bon marché, à temps partiel, et au travail pénible, s'appuie sur un marché toujours à la baisse, où le coût de la main d'oeuvre, notamment sur les taches à très faible plus-value, doit être le plus bas possible. Les choses resteront en l'état, tant que les clients obligeront par exemple les sociétés de nettoyage à intervenir chez eux entre 6h et 8h30, et 18h et 21h, sanctuarisant ainsi le temps partiel.

Si la chasse est systématisée chez ces travailleurs de l'ombre, nul doute que le ménage ne sera plus fait par personne, la cuisine préparée avec beaucoup de difficultés dans des assiettes en carton et les chantiers de batiment resteront eux-aussi en carafe.

Régulariser ceux qui travaillent est une évidence économique, sociale et humaine. C'est le devoir de nos gouvernants.

Etre dans les petits papiers de la République, à défaut des grands papiers de la presse française. Nul doute que la mesure fera un carton.

Je précise ma position sur le rapport Larcher

Ce matin, le quotidien "La Montagne" m'attribue des déclarations assez différentes du texte que j'ai fait parvenir à la rédaction. Interrogé sur le rapport Larcher, voilà ce que j'ai déclaré:

"Nous sommes toujours sur nos gardes, dès que ce gouvernement utilise le mot « réforme », on a vu le résultat avec la carte judiciaire ! La démarche est toujours synonyme de régression sociale, de recul du service public et de sacrifices pour la majorité des Français.

Dans notre département rural , ce qui compte, c’est la qualité de la couverture sanitaire, articulée autour d’un établissement-référent qu’est l’hôpital de Guéret. Or, nous voyons les dégâts occasionnés par la précédente réforme de la tarification, la T2A, qui plonge cet hôpital dans les plus grandes difficultés.

Nous avons besoin de Guéret, et Guéret a besoin de nous. De ce point de vue, le rapport Larcher, qui préconise une plus grande complémentarité entre les établissements, prend en compte les défis à relever sur un territoire comme le notre. Nous avons d’ailleurs déjà entamé, avec l’hôpital de Guéret, une réflexion approfondie sur ces coopérations nécessaires. Il ne doit pas s’agir de tout regrouper dans un même lieu, mais bien de s’organiser pour que l’offre de soins reste harmonieuse dans le département : ainsi, dans le cadre de cette coopération, doit se mettre en place des consultations avancées, de la chirurgie programmée, etc…

Il importe que cet objectif intéressant, affiché par le gouvernement, s’accompagne de mesures incitatives conséquentes, si on veut véritablement que des stratégies de territoires se mettent en place. A Aubusson, l’hôpital et la clinique associative coopèrent depuis de longues années. Je pense qu’il est pertinent de conjuguer nos compétences encore plus étroitement, pour additionner nos atouts respectifs. Je crois également qu’il sera judicieux d’investir considérablement pour moderniser les équipements, et conforter ainsi l’offre globale proposée pour le bassin aubussonnais. Nous y travaillons étroitement en ce moment.

Enfin, il est indispensable de pouvoir bénéficier de marges de manœuvres statutaires plus importantes pour faciliter le recrutement de praticiens.

Par contre, ne plus faire du maire, légitime représentant de la population, un des acteurs essentiels de la vie de l’établissement, en lui ôtant la présidence du conseil d’administration, me parait une grave erreur. Cette gouvernance partagée est au contraire un atout démocratique pour la meilleure adéquation entre les besoins d’une population et la réponse apportée par un établissement. "

On est loin du blanc-seing que je semble donner à la future réforme, dans les colonnes de "La Montagne"... J'avoue que je commence à me lasser.

Marie Jendarme et Cédric Chénot relaxés !

Chnotjendarme2 Marie Jendarme et Cédric Chénot, animateurs du blog anti-auclair, qui étaient poursuivis pour diffamation par le député UMP de la 2e circonscription de la Creuse, ont été relaxés par le Tribunal Correctionnel de Guéret.

Décidément, après le revers électoral essuyé par l'UMP en Creuse, Jean Auclair confirme son statut de machine à perdre !

Dans ce dossier, c'est sa stratégie d'intimidation, par voie judiciaire, de ses opposants politiques qui est mise en échec. C'est la liberté d'expression qui triomphe. Tant mieux.

18h: Sur les ondes de FranceBleu Creuse,Jean Auclair vient de commenter, si on peut dire, la décision du tribunal. Si on peut dire, en effet, car nous avons eu droit à tout: les dégradations de la permanence ump de Guéret, et de la sienne à Aubusson, les gestes qu'il n'aurait pas fait en séance plénière du CG23 (courage, fuyons !) , et même l'empoisonnement des animaux du cirque Zavatta, à Brive ! Cette intervention pathétique donnait vraiment le sentiment de l'amalgame permanent, comme méthode politique peut-être, comme confusion mentale sûrement. La réalité, c'est un procès perdu, et l'absence constatée de toute diffamation.  A quand le prochain procès... en sorcellerie ?

Jean Auclair fait appel. Il a en effet bien besoin d'un bon appel...d'air !

Michel Moine

                                                      COMMUNIQUE

"Il y a bientôt un an, le Mouvement des Jeunes Socialistes de la Creuse créait l'évènement en lançant le blog anti-auclair. Consacré à Jean Auclair, ce site Internet reprenait les actes et paroles du député de la 2eme circonscription de la Creuse. Certainement embarrassé par la mise en ligne de ses « exploits », Monsieur Auclair a préféré attaquer les « messagers » en justice plutôt que de tenter de se justifier.

Cédric Chenot et Marie Jeandarme, deux responsables du Mouvement des Jeunes Socialistes, étaient poursuivis pour diffamation publique par Jean Auclair, coupables d'avoir fait vivre la démocratie sur Internet.

C'est aujourd'hui que le tribunal correctionnel de Guéret rendait son délibéré concernant cette affaire. La relaxe a été prononcée pour Cédric Chenot et pour Marie Jeandarme. Rappelons que ce procès n'était pas simplement celui de deux jeunes militants accusés de diffamation, mais de la liberté d'expression, ce pourquoi nous nous réjouissons avec fierté de cette décision.

C'est une grande victoire, tant sur la forme que sur le fond, qui déboute Monsieur Auclair dans ces tentatives d'intimidations pour faire taire la contestation. Nous avons eu confirmation aujourd'hui qu'il n'était pas possible d'utiliser impunément la justice à des fins de victimisation politique, et nous nous en félicitons. Plus encore, c'est le droit à la libre expression sur Internet qui ressort conforté de ce procès qui fera très certainement jurisprudence en la matière.

Nous apprenons avec regret mais malheureusement sans surprise que Monsieur Auclair décide de faire appel de la décision, mais le propre d'une personne ayant visiblement décidé d'adopter pour seul mode de défense celui d'un positionnement victimaire n'est il pas de rechercher toujours plus d'humiliation ?

Un bel exemple de mépris : mépris pour la justice qui est utilisée à des fins politiques, mépris pour la liberté d'expression, et enfin mépris pour les Creusois-es en leur refusant des explications sur nombre de ses actes politiques préférant manifestement multiplier les attaques plutôt que d'avoir à se justifier. La justice de notre pays nous a prouvé aujourd'hui qu'elle n'était pas dupe de cette instrumentalisation, ce pourquoi nous pensons qu'elle finira par réussir à imposer aux yeux de Monsieur Auclair le respect qu'elle mérite.

Nous remercions les 1100 signataires au comité de soutien de Marie et Cédric, et particulièrement les adhérents du MJS, très présents aux cotés des deux militants poursuivis. Fidèles à notre engagement, nous serons toujours mobilisés pour mettre le Député Auclair devant ses contradictions, et pour lui demander des comptes. C'est bien là le rôle de l'opposition dans toute démocratie, celui de défendre la liberté d'expression. "

A toutes et tous les signataires qui nous ont soutenus durant cette longue épreuve, nous voulons vous dire MERCI et partager avec vous cette grande victoire: celle de la liberté d'expression!

Cédric&Marie

Comité de soutien à Cédric & Marie 62-64, Av Louis Laroche 23000-GUERET fax/0555410660

Nathalie Kosciusko-Morizet fauchée à cause du développement durable de ses convictions

Je ne connais pas personnellement Nathalie Kosciusko-Morizet. Je l'ai juste croisé une fois il y a trois ans à l'entrée de l'Assemblée Nationale. Un peu court pour s'en faire une opinion. Mais je me rappelle que les parlementaires socialistes avec lesquels je me trouvais avaient évoqué sa grande compétence sur les questions environnementales, en me disant qu'elle était l'une des très rares députés UMP à s'y intéresser véritablement.

Sa nomination à la tête du secrétariat d'Etat à l'écologie ne peut être imputée au passif du Président de la République, la légitimité qu'elle avait acquise en ce domaine étant unanimement reconnue.

On peut en dire autant de son honnêteté intellectuelle et de sa franchise, qui lui valent d'être aujourd'hui au centre d'une polémique, certainement surjouée afin d'éviter d'autres crises internes à la majorité UMP.

Sa présence, seule sur le banc du gouvernement, pour défendre son texte et ses convictions, tels que le Grenelle de l'environnement les ont validés, m'a rappelé le courage avec lequel Simone Veil avait défendu et fait voter en janvier 1975, grâce aux votes des députés socialistes et communistes, la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, dépénalisant l'avortement.

Les questions environnementales sont cruciales pour l'avenir de l'Humanité et pour la Liberté. Liberté de choix, liberté de ne pas dépendre chaque année des semenciers pour les agriculteurs, liberté de diversité. C'est un combat essentiel que d'aucuns souhaitent confisquer au profit de l'intérêt des lobbies.

Après son acte de courage politique, Simone Veil est restée de très longues années dans le coeur des Français. J'espère que celui de Nathalie Kosciusko-Morizet lui vaudra le même respect de nos concitoyens.

"Il n'y a pas d'esthétique de la démission" vient de dire Martin Hirsch, dont on peut comprendre qu'il étudie sur la question, mais manifestement à l'UMP, il y a une esthétique de la caporalisation. A ceux qui en doutaient, le message a été précis hier.

Plénière du Conseil Général: une décision majeure sur la question de la gestion des déchets

Vendredi 4 avril, la séance plénière du Conseil Général, la première après l'élection du présidents et des vice-présidents, traditionnellement consacrée aux désignations des représentants du Département aux différents comités, commissions et groupes de travail a été également l'occasion de voter la création du Syndicat Mixte d'études pour la gestion des déchets ménagers.

Les élus, sollicités par le Président Jean-Jacques Lozach, ont ainsi marqué leur volonté de ne pas perdre de temps dans la mise en oeuvre de cette nouvelle structure, indispensable au vaste chantier de la gestion des déchets.

Le syndicat, qui réunira le Conseil Général et les Etablissements Publics de Coopération intercommunale compétents en matière de traitement des déchets ménagers  et qui le souhaiteront, aura pour objet de réaliser les études nécessaires à la recherche de sites potentiels pour le traitement des déchets, ainsi qu'au process industriel à retenir.

Maintenant que le Conseil Général a délibéré, il appartient au Préfet de la Creuse, qui dispose d'un délai de deux mois, de déterminer le périmêtre d'étude et de consulter les EPCI intéressés. Les EPCI ont alors trois mois à compter de la notification préfectorale pour se prononcer. Passé ce délai, le Préfet peut alors créer le syndicat.

Il ne fait pas de doute que, compte tenu de l'urgence de ce dossier, le syndicat mixte sera créé au cours de l'été prochain.

Ce dernier lancera alors la procédure d'appel d'offre pour la réalisation de l'étude, qui se déroulera en quatre phases:

  • Détermination des quantités à stocker, en fonction des différents modes de pré-traitement qu'il conviendra d'appréhender en fonction des technologies possibles.
  • Diagnostic pour définir les aptitudes des territoires à accueillir des zones de stockage.
  • Sélection et études  des secteurs favorables à l'implantation d'un centre de stockage ( critères d'isolement, de desserte routière, d'intégration paysagère, de géologie, hydrogéologie, etc...)
  • Etude de faisabilité sur les 4 à 6 sites apparaissant comme les plus favorables.

Toujours afin de ne pas perdre de temps, le Conseil Général met en oeuvre, parallèlement à la création du syndicat, la procédure de consultation des bureaux d'études, de manière à être en capacité de fournir l'analyse des offres dès l'installation de ce dernier. Le syndicat pourra alors immédiatement attribuer le marché d'études.

Cette démarche a été votée à l'unanimité de l'assemblée plénière, qui s'est ainsi mieux conclue qu'elle n'avait débuté. En effet, lors du discours introductif du Président du Conseil Général, le conseiller général d'Ahun, Jean Auclair, a jugé opportun d'adresser à ce dernier un doigt d'honneur, ré-éditant ainsi le geste élégant dont il avait gratifié Henri Emmanuelli au Palais Bourbon, il y a quelques années.

Edifiant, et sans commentaires majeurs...Chacun aura compris cette adresse aux Creusois, de la part d'un déçu des derniers scrutins municipaux et cantonaux.

Les pauvres, ça coûte cher !

"Avec le bouclier fiscal, on garantit aux plus riches que quand ils gagnent plus, ils gardent toujours 50% dans leur poche. Avec le RSA, on garantit aux personnes les plus pauvres que quand elles regagnent de l'argent, elles gardent 70% dans leur poche".

L'auteur de cette déclaration, manifestement révolutionnaire par les temps qui courent, n'est autre que Martin Hirsch, le Haut Commissaire aux solidarités actives, qui semble trouver que le Premier Ministre ne lui manifeste pas de façon très active une quelconque solidarité gouvernementale.

C'est vrai qu'on a le sentiment que cette importante réforme risque d'être renvoyée aux lendemains qui chantent. "Trop couteuse", estime François Fillon, suivi par des parlementaires UMP qui sussurent que "la réforme ne faisait pas partie du programme présidentiel". Il n'y a pas loin que le parti du Président ne fasse reproche à Martin Hirsch d'avoir accepté la compromission que lui proposait Nicolas Sarkozy.

Estimée à 3 milliards d'euros par Fillon, la mesure risque bien d'en rester au stade de l'expérimentation dans les 34 départements-test, dont la Creuse, contrairement aux engagements initiaux du chef de l'Etat envers son Haut Commissaire de lui laisser toute lattitude sur le rythme de mise en place de la mesure.

C'est que la solidarité active, elle s'est d'abord, et avant toute autre chose, manifestée envers les plus riches, avec ce paquet fiscal, véritable péché originel, leur faisant cadeau de 14 milliards, pour rien. Le gouvernement s'est ainsi brutalement et durablement privé de toute marge de manoeuvre budgétaire. Aujourd'hui, Fillon rame pour trouver 6 milliards d'économies, que les Français les plus modestes, les ruraux par exemple, vont payer au prix fort.

Une vraie décision politique de justice fiscale serait de revenir sur les mauvaises et hasardeuses décisions prises en tout début de septennat

Car si les caisses sont vides, bien des poches sont pleines.

J'ai bien peur que nous n'en prenions pas le chemin, le courage politique semblant singulièrement absent de la démarche du gouvernement.

D'autres tentations semblent, au contraire, se dessiner; celle de transférer sur les Conseils Généraux le poids de la mesure, comme semble le suggérer Dominique Paillé lorsqu'il déclare: "Nous ne savons pas qui seront les financeurs ", ce qui sous-entend qu'il peut y en avoir d'autres que l'Etat...

Avec la mise en place du Revenu de Solidarité Active, nous sommes pourtant au coeur de l'axiome présidentiel du "travailler plus pour gagner plus". En effet, il s'agit de mettre une parade en place au fait que les rmistes qui retrouvent un emploi sont souvent en situation de diminution de leurs revenus, ce qui n'est pas franchement incitatif.

Alors si tout le monde, les riches et les pauvres, ne pouvait gagner plus, au moment où le gateau est loin de croitre ? Nous sommes véritablement à l'heure d'un choix. Et si les riches devenaient un peu moins riches ? Et si c'était dans leur poche qu'on allait chercher la redistribution ?

Monsieur le Président, revenez sur le bouclier fiscal: c'est là qu'est le gisement.