"Avec le bouclier fiscal, on garantit aux plus riches que quand ils gagnent plus, ils gardent toujours 50% dans leur poche. Avec le RSA, on garantit aux personnes les plus pauvres que quand elles regagnent de l'argent, elles gardent 70% dans leur poche".
L'auteur de cette déclaration, manifestement révolutionnaire par les temps qui courent, n'est autre que Martin Hirsch, le Haut Commissaire aux solidarités actives, qui semble trouver que le Premier Ministre ne lui manifeste pas de façon très active une quelconque solidarité gouvernementale.
C'est vrai qu'on a le sentiment que cette importante réforme risque d'être renvoyée aux lendemains qui chantent. "Trop couteuse", estime François Fillon, suivi par des parlementaires UMP qui sussurent que "la réforme ne faisait pas partie du programme présidentiel". Il n'y a pas loin que le parti du Président ne fasse reproche à Martin Hirsch d'avoir accepté la compromission que lui proposait Nicolas Sarkozy.
Estimée à 3 milliards d'euros par Fillon, la mesure risque bien d'en rester au stade de l'expérimentation dans les 34 départements-test, dont la Creuse, contrairement aux engagements initiaux du chef de l'Etat envers son Haut Commissaire de lui laisser toute lattitude sur le rythme de mise en place de la mesure.
C'est que la solidarité active, elle s'est d'abord, et avant toute autre chose, manifestée envers les plus riches, avec ce paquet fiscal, véritable péché originel, leur faisant cadeau de 14 milliards, pour rien. Le gouvernement s'est ainsi brutalement et durablement privé de toute marge de manoeuvre budgétaire. Aujourd'hui, Fillon rame pour trouver 6 milliards d'économies, que les Français les plus modestes, les ruraux par exemple, vont payer au prix fort.
Une vraie décision politique de justice fiscale serait de revenir sur les mauvaises et hasardeuses décisions prises en tout début de septennat
Car si les caisses sont vides, bien des poches sont pleines.
J'ai bien peur que nous n'en prenions pas le chemin, le courage politique semblant singulièrement absent de la démarche du gouvernement.
D'autres tentations semblent, au contraire, se dessiner; celle de transférer sur les Conseils Généraux le poids de la mesure, comme semble le suggérer Dominique Paillé lorsqu'il déclare: "Nous ne savons pas qui seront les financeurs ", ce qui sous-entend qu'il peut y en avoir d'autres que l'Etat...
Avec la mise en place du Revenu de Solidarité Active, nous sommes pourtant au coeur de l'axiome présidentiel du "travailler plus pour gagner plus". En effet, il s'agit de mettre une parade en place au fait que les rmistes qui retrouvent un emploi sont souvent en situation de diminution de leurs revenus, ce qui n'est pas franchement incitatif.
Alors si tout le monde, les riches et les pauvres, ne pouvait gagner plus, au moment où le gateau est loin de croitre ? Nous sommes véritablement à l'heure d'un choix. Et si les riches devenaient un peu moins riches ? Et si c'était dans leur poche qu'on allait chercher la redistribution ?
Monsieur le Président, revenez sur le bouclier fiscal: c'est là qu'est le gisement.

Je me permets de vous passer un texte du communiqué de presse que vient de publier la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises :
" La réduction des dépenses publiques est indispensable au retour de la croissance
La CGPME est favorable aux mesures d'économie annoncées dans le cadre de la RGPP. Elle souligne la nécessité impérative de parvenir a minima à l'équilibre budgétaire, ce qui est actuellement loin d'être le cas, le PLF 2008 chiffrant le seul déficit budgétaire à près de 42 milliards d'euros.
La réorganisation générale de l'Etat et le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux vont donc dans le bon sens, les dépenses de fonctionnement étant avec le service de la dette le premier poste de dépenses de l'Etat.
La Confédération insiste sur l'absolue nécessité de la baisse des prélèvements obligatoires, condition sine qua non de la compétitivité des entreprises françaises et condition indispensable au retour de la croissance.
S'agissant plus précisément des aides aux entreprises, la CGPME considère que le crédit d'impôt recherche devra "pour favoriser la croissance des PME" aller au-delà des seules dépenses de recherche et concerner plus largement l'innovation.
La Confédération précise enfin que les fonds du 1% logement sont prélevés sur les entreprises pour favoriser le logement des salariés et qu'il ne s'agit donc pas de fonds publics."
Rédigé par: claude teyton | 04/04/2008 at 16:49
Si le nombre de fonctionnaires en France est plus élevé que dans d'autre pays européens c'est que des secteurs trés importants comme l'enseignement et la santé sont dans ces pays trés largements dépendant du secteur privé et quant on compare la situation en France par rapport notammentà la Grande Bretagne dans le domaine de la santé on comprend que nombre de britanniques viennent chercher chez nous ce qu'ils ne trouvent plus dans leur pays,la société que nous prépare SARKOZY est une société qui accroitra les inégalités: médecine à deux vitesses,enseignement pour les pauvres différent de celui pour les riches etc..bien que n'ayant jamais été fonctionnaire j'ai pendant toute ma carriére travaillé avec eux et j'ai toujours été satisfait de leur compétence,certes la législation est parfois obscure,compliquée et même injuste mais la faute ne leur incombe pas ,elle est celle du législateur,arrêtons ce racisme anti-fonctionnaire.
En ce qui coenre les charges des entreprises elles sont certes trop lourdes mais il s'agit de charges sociales pour les retraites et la santé et si nous voulons maintenir notre niveau dans ces domaines il faudra bien trouver un mode de financement qui ne peut venir que de deux sources:
Une augmentation de la productivité par l'inovation.
Une meilleure répartition des charges,en évitant les cadeaux fiscaux à ceux qui n'en ont pas besoin.
Rédigé par: Robert PETIT | 05/04/2008 at 07:52