« avril 2008 | Accueil | juin 2008 »

Un dimanche sans "Montagne"...

La mobilisation pour conserver l'agence de La Montagne à Aubusson ne faiblit pas. Les pétitions recueillent chaque jour davantage de signatures, et les lettres affluent au siège du quotidien de lecteurs particulièrement mécontents de la décision annoncée.

Aujourd'hui dimanche 1er juin, le collectif informel qui se bat pour le maintien de cette agence demande à la population de renoncer à acheter son journal dominical. C'est ce que je vais faire. J'espère que le message sera entendu à Clermont. Je suis, par ailleurs, toujours dans l'attente d'une réponse à ma demande de rendez-vous formulée par courrier la semaine passée...

Le monde agricole se mobilise à Aubusson.

Les éleveurs ont manifesté hier jeudi à Aubusson leur profonde inquiétude face à l'augmentation de leurs charges et aux difficultés de la filière bovine et ovine. Parmi eux, beaucoup de jeunes agriculteurs, qui ne sont à la tête de leur exploitation que depuis quelques années. Ils se tournent à juste titre vers le député de la circonscription, qui, au vu des tonnes de fumier amoncelées devant sa mairie et sa permanence, a assuré les "comprendre".

Je crois que l'attente de ces professionnels va au delà de cette manifestation de compassion, et qu'ils sont pour le moins déçus du peu d'efficacité de celui qui, il y a encore peu, se faisait le champion du monde agricole. Et "déçus" est un euphémisme...Il est vrai que leurs oreilles de jeunes agriculteurs résonnent encore des paroles violentes entendues il y a quelques années, selon lesquelles, il n'y avait guère d'avenir pour les jeunes en agriculture. L'auteur ? Celui qui les comprend si bien...

Vu le contexte actuel, on ne peut pas dire que celà rassure !  On attend les actes du gouvernement et de sa majorité.

Sénatoriales en Creuse

André Lejeune et Jean-Jacques Lozach seront les candidats socialistes aux sénatoriales du 21 septembre: ainsi l'ont décidé les militants creusois.

Félicitations à nos deux camarades, ainsi qu'aux autres candidats qui ont contribué à faire vivre la démocratie interne, avec un hommage tout particulier à Michel Moreigne, dont l'engagement au service du département, au Sénat tout au long de ces trente-cinq dernières années, aura été exemplaire. Conseiller général, maire et président de communauté de communes, il reste un acteur essentiel de la vie politique départementale, à laquelle il consacrera de manière fructueuse, n'en doutons pas, pour nos concitoyens l'énergie et la combativité qu'on lui connait.

La procédure de désignation des candidats socialistes aux sénatoriales est engagée

Comme tous les militants socialistes de la Creuse, j’ai successivement lu samedi avec intérêt La Montagne, puis ce même jour les professions de foi des 7 candidats à la candidature pour les sénatoriales de septembre prochain.

C’est un exercice exemplaire de démocratie interne auquel se livre la fédération de la Creuse, qui laissera le dernier mot aux militants qui désigneront leurs candidats. J’avais indiqué, pour ma part, que je ne solliciterai pas les suffrages, ni comme titulaire, ni comme suppléant. Je n’ai pas changé d’avis en cours de route. J’avoue cependant une certaine surprise à la lecture de mon nom, indépendamment de toute intention de ma part, dans une des professions de foi, qui m’a laissé à penser que j’avais dû atteindre dans certaines échelles de valeur au moins le niveau de l’épouse d’un ancien ministre mitterrandiste… Il est vrai que j'ai été réélu en mars...

La campagne interne est courte, mais les candidats ne sont pas des inconnus, un certain nombre d’entre-eux ayant même remporté récemment de magnifiques résultats électoraux à l’occasion des municipales ou encore des cantonales.

Je pense que c’est sur cette dynamique que devront appuyer nos futurs candidats aux sénatoriales, en prenant soin d’assurer une représentation harmonieuse du territoire départemental. Les qualités d’animateur d’équipe, la capacité à incarner l’avenir, ne seront pas inutiles non plus.

Mais surtout, je suis convaincu que ce sont les aptitudes des candidats à porter une volonté collective, porteuse d’avenir, qui seront déterminantes dans les choix des militants, par delà toute autre considération. C'est ce que nous pouvons sincèrement souhaiter.

Bonne chance à toutes et à tous…

Nous, socialistes et libéraux ?

Nouvel_obs L'intervention ce week-end, consécutive à la parution de son livre, de Bertrand Delanoë, revêt à mes yeux un mérite incontestable: celui de lancer véritablement les débats du Congrès de Reims, autour de la définition du rôle du PS, et en préambule , de son identité.

Il est évident que le parti socialiste vit depuis de nombreuses années une crise d'identité qui le conduit à être inaudible d'une majorité de nos concitoyens, aux élections nationales. C'est, au passage, un véritable paradoxe, alors qu'il connait depuis dix ans une remarquable stabilité dans sa Direction. Chacun en tirera ses conclusions.

Tout consiste, donc, à définir précisemment ce qu'on entend par "libéralisme". Personne de sensé ne rejettera l'acception politique du vocable, dès lors qu'il renvoie à des pratiques politiques synonymes de liberté, de tolérance et de justice. Mais cette définition est occultée depuis longtemps par son sens économique, "dévoyée par les conservateurs au service d'une idéologie du laisser-faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà", pour citer l'interview du maire de Paris dans la dernière édition du Nouvel Observateur.

On le voit, il y a chez Bertrand Delanoë, la tentation d'un formidable et double pari: réhabiliter la doctrine libérale comme une doctrine de justice sociale et de démocratie, et l'arracher du discours dominant de la droite pour se la réapproprier en en dépossédant les conservateurs qui la "squattent" en toute impunité.

C'est, bien sûr, un pari risqué, et sur la forme, et sur le fond, qui fait courir deux risques.

Tout d'abord, et même si Delanoë a dû relire Gramschi, il n'est pas évident que sa démarche soit comprise des gens de gauche, qui ont assimilé depuis longtemps libéralisme à inégalités. On comprends bien l'enjeu de venir ainsi sur le terrain idéologique de l'adversaire, mais la limite arrive vite quand on donne le sentiment d'abandonner ses propres convictions pour celles des adversaires, ce qui s'appelle lâcher la proie pour l'ombre.

Tout le dilemne est de déterminer qui est soluble dans l'autre: le libéralisme dans le socialisme, ou l'inverse ?

L'ordre même des termes tels que les titrise le Nouvel Obs ( "Moi, libéral et socialiste ") ne donne, de ce point de vue, pas un signe positif: l'affirmation du moi va à l'encontre de la règle des débats qui doit prévaloir entre socialistes en cette période de congrès. Préférons donc le "nous" !

La prévalence de "libéral" sur "socialiste" ne me parait pas non plus du meilleur effet. Notre camarade aurait sans doute été plus inspiré de réaffirmer le primat de ses convictions socialistes. Il ne s'agit pas là de simple débat sémantique, mais bien d'une affirmation politique, nouvelle à certains égards, et qui risque de résumer la portée historique du congrès de Reims.

Il y aurait probablement plus urgent et plus simple, pour redonner du corpus  à un PS en apnée idéologique depuis trop longtemps. En prenant par exemple les 35 heures, loi sur laquelle le président de la République a si bien su réussir sa manoeuvre de diabolisation, il y a de quoi, en en défendant et le principe, et les résultats, en terme de productivité notamment, réaffirmer des valeurs de gauche. Or le PS s'est avéré incapable de tenir un langage clair et audible sur ce sujet, une fois dans l'opposition.

Avant que de tenter de s'emparer de la thématique de l'adversaire, il importe d'être au clair sur ses propres principes identitaires. C'est, me semble-t-il, le point faible de la démarche de Bertrand Delanoë, qui nous fait courir le risque, pour le coup collectivement, de nous perdre encore davantage.

Il n'est pas non plus nécessaire de nous faire le coup du "Bad Godesberg" à chaque congrès. Depuis celui de l'Arche, en 1991, c'est une étape franchie pour les socialistes. Notre ambition, c'est d'être le parti de toute la gauche, sur des valeurs de gauche: quand la sociale démocratie se perd dans les sables du libéralisme, celà donne les résultats qu'on a vu, en Italie ou en Grande-Bretagne.

Un an de sarkozysme, et j'ai presque envie de dire, un an de perdu pour les socialistes. J'attends du congrès de Reims que nous sortions de la logique mortifère que nous proposent les éditorialistes de la presse nationale, en jetant les bases de l'immense travail collectif, seul garant de la perspective d'une alternance politique. Mes camarades, au travail...

C'est temps de refonder, c'est le temps du Nouveau Parti Socialiste

Après une nouvelle défaite présidentielle, notre prochain Congrès doit être celui du redémarrage.

Dans un contexte économique et social difficile pour de nombreux français et tout particulièrement pour les couches populaires dont nous devons être les porte parole, les mois de réflexion qui nous séparent de Novembre doivent être consacrés à un examen collectif profond des causes qui nous conduisent répétitivement à l'échec. Mais, à la différence des échecs présidentiels précédents nous ne pourrons nous contenter d'une analyse franco-française car, pour la 1ère fois depuis longtemps ,c'est toute la sociale-démocratie européenne qui souffre, écartée du pouvoir dans le Nord de l'Europe, en Italie, en Allemagne et très affaiblie en Angleterre.

Partout les partis de gauche gouvernementaux souffrent, leur capacité à incarner concrètement les idéaux de justice sociale, de lutte contre les inégalités et de protection des plus faible est en recul, tandis que réapparaissent des formations de gauche de la gauche (Allemagne, Italie) que, par une curieuse inversion des rôles des formations de droite dure reprennent les thèmes traditionnels de la gauche: Etat providence, valeur travail (Pays Bas, Suède) et que les partis sociaux démocrates classiques peinent à penser la nouvelle synthèse sociale-écologique indispensable aux années qui viennent.

Lire la suite "C'est temps de refonder, c'est le temps du Nouveau Parti Socialiste" »

Reconstructeurs !

Communiqué d'Arnaud Montebourg, président délégué de Rénover Maintenant.

transmis à l'AFP ce dimanche 18 mai

Le courant Rénover Maintenant issu des rénovateurs du Congres du Mans a réuni ses cadres, élus, parlementaires et représentants des fédérations cet après midi au Centre d'Accueil International de Paris dans le 12eme arrondissement de Paris.

Il a pris la résolution ferme d'éviter à tout prix la guerre des présidentiables qui menace de s'installer dans le parti socialiste au risque de l'achever. Les rénovateurs ont décidé au contraire de s'engager dans la reconstruction du parti, en participant à la réconciliation des courants qui se sont affrontés dans le passé, dans l'objectif de construire le futur parti de toute la gauche.

A cette fin, ils lutteront dans le congrès des socialistes contre la présidentialisation abusive et abêtissante du parti, comme ils luttent depuis longtemps contre la présidentialisation du régime et du pouvoir sarkozyste.

Ils défendront dans le Congrès l'établissement de primaires ouvertes à toute la société pour la désignation du candidat de la gauche rassemblée.

En conséquence, les rénovateurs ont décidé de s'associer avec le courant "Socialisme et Démocratie". Les militants des deux sensibilités écriront ensemble une contribution destinée à rassembler autour de propositions communes la majorité des socialistes. L'objectif commun de ces deux sensibilités est de reconstruire les fonctions vitales du PS, notamment sa capacité à proposer un projet de gauche, ambitieux et crédible, pour la France.

Voilà pourquoi ils ont décidé de s'intituler "les reconstructeurs".

Les maires de la Creuse s'opposent à la fermeture de l'agence de La Montagne à Aubusson

Le voeu suivant a été adopté à l'unanimité lors de l'Assemblée Générale de l'association des Maires et Adjoints de la Creuse, sans aucune abstention.

« Les Creusois ont appris avec stupéfaction l’annonce de la fermeture de l’agence d’Aubusson de « La Montagne » en septembre prochain.

Nous, les Maires et Adjoints de la Creuse ne comprenons pas, nous non plus, cette décision , dont nous avons entendu dire par les responsables du journal qu’elle n’est pas dictée par des impératifs économiques.

En effet, les ventes du quotidien ont progressé de 6% ces derniers mois. La décision prise autoritairement par la direction du quotidien nous parait préjudiciable pour tous, autant pour le journal que pour ses lecteurs. La relation de proximité instaurée avec l’agence d’Aubusson permet et facilite les démarches des collectivités et des élus, des commerçants et artisans du bassin de vie, des responsables culturels et associatifs et, bien sûr, de la population.

Se rendre à l’agence fait partie des actes de la vie courante, et il y a fort à parier que sa disparition aura également des conséquences économiques pour le journal.

C’est pleins de doutes que nous entendons nous dire que va s’améliorer la proximité, en concentrant les journalistes à Guéret. Nous ne connaissons que trop ce discours, qui accompagne chaque disparition de service, et nous n’oublions pas que La Montagne s’est toujours faite un relais fidèle de nos combats pour éviter que tout ne disparaisse ici.

C’est aussi pour cela que nous ressentons douloureusement la fermeture annoncée, qui récompense bien mal la fidélité des lecteurs.

Un journal appartient avant tout à ses lecteurs.

Chacun aura compris que nous ne nous battons pas contre La Montagne, mais pour préserver ce lien tout à la fois si particulier et si fragile qui existe entre le journal et ses lecteurs.

Réunie en assemblée générale le 17 mai 2008, l’association des maires et adjoints de la Creuse apporte son soutien aux démarches engagées sur le terrain, et considère impératif le maintien de l’agence d’Aubusson du journal La Montage, agence du sud et de l’est de la Creuse.»

Pétition pour le maintien de La Montagne et réunion publique

PetitionlamontagneJe vous invite à signer la pétition pour le maintien de l'agence de la Montagne à Aubusson.

A signer en ligne ici

ou en téléchargeant et en diffusant largement ce document

Ce vendredi 16 mai, j'organise à la salle de la Bourse du Travail à 19h, une réunion de mobilisation et d'information. Cette réunion est ouverte à tous. Il y sera question des moyens à mettre en œuvre pour garder l’agence de La Montagne à Aubusson.

Nous comptons tous sur vous, c'est à dire sur nous !

Ordre Général de Mutinerie ?

L'absence de nombre de députés UMP de l'hémicycle lors de l'examen de la Loi OGM a permis l'adoption de la motion de procédure déposée par le député Chassaigne, ce qui a conduit au rejet du texte. L'épisode est d'autant plus savoureux, lorsqu'on se rappelle le coup de torchon produit par l'adoption d'un amendement du même député, avec l'approbation de Nathalie Koscuisko-Morizet, sur cette même loi.

La ministre avait mis les pieds dans le plat en fustigeant l'attitude du groupe ump à l'Assemblée vis à vis de ce texte issu des débats du Grenelle de l'environnement. Sa dénonciation publique du manque d'implication des parlementaires de la majorité lui avait valu une volée de bois vert, et l'obligation de se soumettre à un acte de contrition médiatique dont il m'avait semblé qu'il lui était finalement assez politiquement bénéfique.

Le petit séisme politique qui s'est produit hier ne doit pas être pour lui déplaire, et on attend désormais le repentir public de Jean-François Copé, dont l'incapacité à mobiliser les troupes n'a sans doute que d'égal sa volonté de jouer sa petite musique personnelle dans la fanfare de la majorité. Et il semble bien qu'il ne soit pas le seul à être lassé de la partition imposé par le chef de l'Etat.

Désormais, le gouvernement n'a plus le choix que du baton pour mater sa majorité récalcitrante, les carottes des réceptions élyséennes, même sans OGM, n'ayant pas eu l'effet escompté. Ce faisant, le passage en force auquel il se prépare, sur un texte dont l'importance et les conséquences, peut-être irrémédiables, pour de nombreuses années à venir n'échappent à personne, constituera un véritable déni de démocratie, et une prise de risques folle, tant il apparait à nombre d'égard comme peu abouti, ou pas assez précis. Nul doute que le lobby des semenciers aura apprécié cette rebellion parlementaire.

A quelques jours de l'examen par le Parlement du projet de réforme des Institutions, l'obstination gouvernementale, à vouloir passer en force, et à escamoter la poursuite du débat de fond, est du plus bel effet.

Mais l'Assemblée Nationale n'a pas à rougir d'un épisode dans lequel elle n'aura finalement que joué son rôle, tel qu'on aimerait la voir le faire plus souvent, dès lors qu'elle ne réduit pas son expression à une simple chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs que dans son enceinte.

Fermeture de l'agence d'Aubusson de "La Montagne"

Pict0001                           COMMUNIQUE DE PRESSE

J’apprends avec stupéfaction la décision brutale de la direction du groupe CENTRE FRANCE de fermer l’agence d’Aubusson du Journal La Montagne.

Ainsi, en septembre prochain, pour la première fois depuis un siècle, il n’y aura plus de journal à Aubusson.

L’agence locale remplit pourtant une mission de proximité très importante pour la population qui est accueillie quotidiennement dans ses locaux pour les annonces, les communiqués et le carnet.

Le journal s’éloigne ainsi du Sud et de l’Est du département, et on ne me fera pas croire qu’il y a là un progrès.

Je demande donc à la direction de CENTRE FRANCE de revoir sa position, convaincu que je suis que cette décision sera préjudiciable tant au journal qu’à la population du Sud de la Creuse.

Aubusson, le 7 mai 2008

                                                      Michel MOINE

         Maire d’Aubusson, Vice-Président du Conseil Général de la Creuse

nb: La Montagne ne s'est pas faite l'écho de ce communiqué...