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Ordre Général de Mutinerie ?

L'absence de nombre de députés UMP de l'hémicycle lors de l'examen de la Loi OGM a permis l'adoption de la motion de procédure déposée par le député Chassaigne, ce qui a conduit au rejet du texte. L'épisode est d'autant plus savoureux, lorsqu'on se rappelle le coup de torchon produit par l'adoption d'un amendement du même député, avec l'approbation de Nathalie Koscuisko-Morizet, sur cette même loi.

La ministre avait mis les pieds dans le plat en fustigeant l'attitude du groupe ump à l'Assemblée vis à vis de ce texte issu des débats du Grenelle de l'environnement. Sa dénonciation publique du manque d'implication des parlementaires de la majorité lui avait valu une volée de bois vert, et l'obligation de se soumettre à un acte de contrition médiatique dont il m'avait semblé qu'il lui était finalement assez politiquement bénéfique.

Le petit séisme politique qui s'est produit hier ne doit pas être pour lui déplaire, et on attend désormais le repentir public de Jean-François Copé, dont l'incapacité à mobiliser les troupes n'a sans doute que d'égal sa volonté de jouer sa petite musique personnelle dans la fanfare de la majorité. Et il semble bien qu'il ne soit pas le seul à être lassé de la partition imposé par le chef de l'Etat.

Désormais, le gouvernement n'a plus le choix que du baton pour mater sa majorité récalcitrante, les carottes des réceptions élyséennes, même sans OGM, n'ayant pas eu l'effet escompté. Ce faisant, le passage en force auquel il se prépare, sur un texte dont l'importance et les conséquences, peut-être irrémédiables, pour de nombreuses années à venir n'échappent à personne, constituera un véritable déni de démocratie, et une prise de risques folle, tant il apparait à nombre d'égard comme peu abouti, ou pas assez précis. Nul doute que le lobby des semenciers aura apprécié cette rebellion parlementaire.

A quelques jours de l'examen par le Parlement du projet de réforme des Institutions, l'obstination gouvernementale, à vouloir passer en force, et à escamoter la poursuite du débat de fond, est du plus bel effet.

Mais l'Assemblée Nationale n'a pas à rougir d'un épisode dans lequel elle n'aura finalement que joué son rôle, tel qu'on aimerait la voir le faire plus souvent, dès lors qu'elle ne réduit pas son expression à une simple chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs que dans son enceinte.

Commentaires

Voir Jean-Marc Ayrault se précipiter à la sortie de l'hémicycle dans les bras de José Bové me gêne tout de même franchement.

D'autant que la loi en question est plus mal ficelée que franchement choquante... Son adoption ferait tout de même de la législation française sur les OGM une des plus rigides au monde...

Quant à l'évènement en question, c'est certainement de bonne guerre, mais un peu puéril de la part de la gauche, non ?

Rares sont les socialistes qui ont vraiment fait avancer le débat de façon constructive sur ce sujet, à de rares exceptions près. Quand il s'agit de questions de procédure ridicule, en revanche, nous sommes là... Il va falloir trouver mieux pour le congrès...

Un deuxiéme accroc est survenu avec l'examen en Commission de la réforme consitutionnelle rejetée par des députés de la majorité,cela promet dans les jours à venir....

Depuis que certains députés UMP se sont fait une joie de rapporter les propos de Nicolas Sarkozy sur la presse, il ne s'est pas passé une journée sans qu'un médium ne se fasse l'écho de cette nouvelle.
Notre petit Nicolas trouve donc que la presse, Le Parisien, l'Express, le JDD et Marianne en particulier, ne parle pas assez de lui en bien et pas assez de Ségolène Royal en mal.

Il n'y a pas besoin d'être Nicolas Sarkozy pour comprendre que la presse, qu'elle soit une presse d'opinion ou une presse "populaire", repond essentiellement à des critères de diffusion et non pas à des critères politiques.
Les recettes des journaux proviennent essentiellement de deux sources : les ventes proprement dites et la publicité, dont les tarifs sont fixés en fonction de la diffusion du journal.
Pour être vendu et largement diffusé, il faut avoir des sujets très largement porteurs et, n'en déplaise au locataire de l'Elysée, vanter la réussite de sa politique n'est pas un sujet porteur.

Les français, très majoritairement, considèrent que la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement est un échec. Point ! Les journaux, même si leurs propriétaires sont des amis du président, ne parlent donc pas en bien du président et de sa politique, voir n'en parlent pas du tout.
Bien sur, ces mêmes journaux auraient pu, comme le président le souhaiterait, parler de Ségolène Royal en mal, suite à sa condamnation en appel pour non versement de salaire. Mais ce sujet n'est pas porteur non plus, alors, les journaux n'en parlent pas... L'AFP non plus !

Est-on en train de vivre un changement majeur dans la façon qu'on les médias d'aborder la politique, quelques soient les propriétaires des médias en question ?
Ce soir, TF1 diffusait un reportage sur une initiative du Conseil Général de Poitou Charente, dont la présidente est Ségolène Royal. Ce sujet parlait des micros-crédits accordés à des personnes en difficultés, dont les intérets sont pris en charge par le Conseil Général. Avec une courte intervention de Ségolène Royal, le reportage était plutôt positif par rapport à cette initiative.

Alors, TF1 n'est plus TéléSarkozy ? Disons que TF1, dirigée par Nonce Paolini, sait qu'un sujet comme celui sur le micro crédit est plus fédérateur qu'un nouveau reportage sur la mise au programme scolaire de primaire de l'esclavage (dont on sait qu'il existait déjà, et que Sarkozy invente à nouveau l'eau chaude...). Un sujet comme celui là évite que les téléspectateurs ne quittent le journal pour une autre chaine.

Nicolas Sarkozy va donc découvrir que, sauf miracle, ses amis sont plus intéréssés par leurs profits que par ses idées. Mais ce n'est que justice... Il ne restait qu'un seul français à ne pas l'avoir compris, et c'était malheureusement le président.

Comme le dit Christine,les médias suivent attentivement les opinions des français et comme ceux ci commencent à en avoir assez des déclarations intempestives et souvent déplacées ou ridicules de notre peti président ils commencent à minimiser ses interventions et se font souvent un malin plaisir de montrer des images d'opposants,syndicalistes en colére,pêcheurs furieux d'avoir été trompés,la "réforme" dont se gargarisent SARKOZY et ses "collaborateurs" les ministres, est devenue un let-motif sans aucune réalité, sauf négative,certains, même parmi la majorité, se demandent comment il va pouvoir tenir encore 4 ans sans provoquer une des crises les plus majeures qu'aura connu la France d'aprés la guerre.

Sarkozy avait promis lors d'un couac gouvernemental précédent : "Les prochains, ce sera la porte".
Le député UMP vosgien VANNSON qui n'a pas voté le texte OGM va-t-il être exclu ? Et dans l'affaire des 35 h, DEVEDJAN out ?
Petit Nicolas, choses promises, choses dûes !

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