« mai 2008 | Accueil | juillet 2008 »

Mauvais procès

Jeanauclair Jean Auclair était absent, hier, de l'audience du tribunal correctionnel de Guéret, où était examinée la plainte qu'il a déposée contre moi pour diffamation. Curieuse attitude, qui en dit long sur son intime conviction d'être diffamé, c'est à dire atteint dans son honneur et sa considération. Sans parler de sa désinvolture vis à vis des magistrats appelés à se prononcer sur sa demande.

Du coup, son conseil était pour le moins génée aux entournures par l'absence de celui dont elle a souligné le caractère particulier ("quand on le titille, on sait qu'il va répondre"). Y avait-il là un secret espoir déçu de voir son client se livrer à ses habituelles saillies verbales ?

Commençant sa plaidoirie par des amalgames douteux ( il a été question de croix gammées, d'Auclair-Hitler !) sans le moindre rapport avec les faits qui me concernaient, le conseil du député a ensuite rappelé qu'en d'autres temps, c'est la flagellation, voire la pendaison qui m'auraient été réservées ! Bigre ! Je n' ai alors pas regretté le combat des tous les esprits éclairés qui, dans l'Histoire, se sont battus pour que triomphent les Droits de l'Homme, la République et l'Etat de Droit...

L'argumentation développée a ensuite pris un tour curieux. Il m'a quasiment été donné quitus de mon combat pour le maintien du tribunal d'instance d'Aubusson, ce qui aurait été acceptable, selon l'avocate de Jean Auclair. Acceptable, et finalement légitime. Non, ce qui n'est pas acceptable, c'est d'avoir indiqué clairement la responsabilité politique du député, qui avait déclaré dans la presse locale quelques heures auparavant, parlant de Rachida Dati : "Quelle ferme, si elle veut, les tribunaux d'instance d'Aubusson et Bourganeuf, et qu'elle ouvre un tribunal de commerce."

La fermeture de ces deux tribunaux est indicutablement voulue par le député UMP de la 2e circonscription. Ses déclarations publiques en attestent. Cette perspective, de réforme de la carte judiciaire et de réduction du nombre de tribunaux, faisait partie du programme des présidentielles de Nicolas Sarkozy. Il n'est absolument pas attentatoire à l'honneur et à la considération d'en être partisan. Il est donc étrange de se sentir diffamé par sa propre implication dans la mise en oeuvre de ce projet.

La vérité, c'est que ce n'est pas la Justice que vient réclamer Jean Auclair au tribunal correctionnel de Guéret, mais la vengeance. Vengeance contre le jugement des électeurs aubussonnais, qu'il n'a pas eu le courage d'affronter lui-même en mars dernier. Il tente donc d'instrumentaliser la Justice , dans une démarche à caractère politique, qui n'a d'autre objectif que de tenter de museler son principal adversaire politique, et de l'humilier en le faisant comparaitre comme un prévenu.

Le jugement sera rendu le 11 septembre.

Poursuivi en diffamation par Jean Auclair: audience cet après-midi

Je retrouverai cet après-midi, à 14 heures, Jean Auclair, pour un débat inhabituel entre nous, devant les magistrats du tribunal correctionnel de Guéret, à son initiative. En effet, notre député me poursuit pour diffamation (tiens, tiens...) , heurté qu'il a été en découvrant une banderole sur la mairie d'Aubusson, qui lui reprochait la fermeture du tribunal d'instance.

J'attends avec une certaine curiosité son argumentation. Jean Auclair trouve diffamant de se voir reprocher ses choix de parlementaire...

En Creuse, c'est aussi "jamais sans mon département"

Logocg23 La réforme de l'immatriculation des véhicules va conduire à l'horizon de janvier 2009 à la disparition de la référence départementale sur les futures plaques. J'avais déjà évoqué sur ce blog cette perspective en Juin 2005. Mais, à l'époque, nous étions assez loin de l'échéance, et la mobilisation ne connaissait pas l'ampleur qu'elle prend aujourd"hui.

Lundi dernier, lors de la séance plénière, le Conseil Général de la Creuse a voté son adhésion au mouvement "jamais sans mon département", qui fédère, tous partis confondus, élus et collectivités, qui ne peuvent se résoudre à voir ainsi disparaitre de la vie quotidienne la manifestation symbolique de l'appartenance à un département, autrement dit, notre identité de territoire.

Il ne s'agit pas d'une manifestation de conservatisme, car il n'y a pas de contestation du principe de la réforme du système d'immatriculation des véhicules. Ce que nous souhaitons, c'est que l'indication du numéro du département demeure sur la future plaque "européanisée".

Un récent sondage IFOP, réalisé auprès de 1.031  personnes, pour le compte du magazine "Autoplus" confirme que 71 % des Français ne souhaitent pas voir disparaitre l'indication du département des plaques d'immatriculation.

J'ai eu l'occasion de dire, lors de la séance plénière, que cette disparition programmée constitue une mort symbolique des départements, une mort identitaire. Je redoute qu'il ne s'agisse là que d'un premier pas, afin de sortir de l'esprit de nos concitoyens ce lien particulier, identitaire et historique, qui existe entre eux et leur département. Or, on sait que désormais l'échelon de l'organisation territoriale de l'Etat déconcentré se situera au niveau de la Région, et que nombre de ceux qui militent pour la suppression d'un niveau d'organisation administrative dans notre pays seraient tout à fait favorables à la disparition du département, y compris lorsque celui-ci s'incarne, pour ce qui concerne son échelon décentralisé, dans les Conseils Généraux.

Pour moi, l'enjeu de la décision du gouvernement dépasse les simples jeux pour les enfants lors des transhumances estivales. C'est un premier, et important, pas fait vers la disparition de la collectivité départementale, dont la pertinence , en terme de proximité, est pourtant démontrée chaque jour.

Il faut se méfier comme de la peste de cette tendance, qu'on voudrait nous faire passer comme historique, à la rationalisation extrême de notre vie courante, sous des prétextes sécuritaires souvent contestables. Pourquoi, alors, inscrire le nom des communes sur les enveloppes de courrier ? Le code postal n'y suffirait-il pas ? Et nos patronymes ? Après tout, nous disposons d'un numéro de sécu personnel, à vie, lui aussi...Plaquemicmac51

Big brother nous surveille déjà beaucoup, plus d'ailleurs que nous le soupçonnons.

Il est très désagréable d'entendre les beaux esprits, parisiens, pour ne pas dire parisianistes, se gausser du mouvement qui est en train d'enfler ( "ah décidément, ces provinciaux, quelle bande de tocards !!! "), et se répandre complaisamment dans les médias pour se moquer de notre combat. Pourtant ce dernier s'inscrit dans une démarche de lutte contre la mondialisation et ses effets normatifs.

Plaque_votez J'ai confiance dans l'efficacité de la mobilisation. Chaque citoyen peut s'y associer, en signant la pétition en ligne sur le site. 193 parlementaires l'ont d'ores et déjà fait, parmi eux Michel Vergnier, député de la Creuse.

1.400 signatures contre la fermeture de l'agence d'Aubusson de La Montagne

J'ai remis mardi au directeur des rédactions du groupe CentreFrance les 1.400 signatures* recueillies par la pétition d'opposition à la fermeture de l'agence d'Aubusson. Lors de notre entretien, il m'a été confirmé que la décision serait éxécutoire en septembre prochain. Des assurances m'ont également été données sur la qualité du traitement de l'information locale, depuis Guéret, en s'appuyant notamment sur un réseau de correspondants, en cours de constitution s'agissant d'Aubusson.

La mobilisation des lecteurs a été notable, et il reste encore des feuilles de pétition qui n'ont pas été centralisées. Il y a bien longtemps qu'une pétition n'avait recueilli autant de signatures à Aubusson.

J'ai le sentiment que l'émotion et la colère des lecteurs est forte, et même de plus en plus, à la hauteur de leur attachement à leur quotidien local. Je souhaite vivement que la décision prise ne soit pas contre-productive pour le journal. Je regrette néanmoins que le sentiment général ne soit davantage entendu par les décisionnaires, dont je ne doute pas qu'ils pensent agir dans l'intéret du journal.

J'estime avoir joué mon rôle d'élu, en portant une parole collective, et en me faisant l'interprêtre de l'opinion publique. Je reste, bien sûr, à disposition.

* y compris les signatures électroniques.

Dome nec mergitur

Insubmersible Domenech, qui, au moment du naufrage de l'embarcation France, profite des micros tendus pour annoncer...son prochain mariage avec sa compagne, la journaliste Estelle Denis ! Au firmament des stars, désormais il n'y en a qu'une, c'est Estelle...

Alors que le divorce avec l'opinion publique semble consommé, rien ne semblait plus urgent pour le sélectionneur national que d'annoncer la composition de sa future équipe, plus restreinte que la précédente, mais appelée, elle, à jouer les prolongations (en tous cas , on lui souhaite)... C'est Estelle Denis qui doit se réjouir d'apprendre ainsi à la télé sa titularisation.

Surréaliste attitude, donc, hier soir, ou plutôt  Sarkozy attitude...Dans les moments difficiles, rien ne remplace une bonne épouse !

Hier soir, il fallait un sens de l'optimisme chevillé au corps pour trouver des raisons d'espérer. Raymond s'est donc tourné vers Estelle: il est vrai que leur fille se prénomme Victoire.

Ire land...

Le rejet du traité de Lisbonne par les citoyens irlandais est une réplique du "non" français et hollandais de 2005. Pour le coup, nous entendons des propos inconcevables: comment faire sans la ratification irlandaise pour que le traité s'applique malgré tout ?

On éprouve vraiment le sentiment que depuis 2005, aucune prise en compte véritable des aspirations des peuples européens n'a été été faite. L'expédient de la ratification parlementaire a permis d'éviter que ce fossé entre institution et peuples ne soit trop visible, car, à n'en pas douter, beaucoup d'Etats membres auraient rejeté ce traité, s'ils s'étaient tournés vers leurs corps électoraux respectifs.

L'Europe déçoit aujourd'hui les citoyens européens. Depuis toujours tournée vers la mise en place du grand marché, elle n'a pas su mettre en place les dispositifs de protection qu'attendent d'elle chacun d'entre-nous. Plaçant la concurrence libre et non faussée en dogme indépassable, elle a trop laissé de côté les mécanismes d'harmonisation sociale ou fiscale, apparaissant au contraire comme un outil de destruction des acquis citoyens, comme les services publics, garant dans notre pays de l'Egalité républicaine et de l'aménagement du territoire.

Les européens sont en colère contre leur maison commune, y compris sur le plan économique, où certains redécouvrent qu'un peu d'économie administrée n'est pas un frein à la liberté d'entreprendre mais souvent une protection indispensable face à la logique implacable de la mondialisation ultra-libérale.

En colère, donc, avec un pays de la colère au nom prédestiné :  l'Ire Land...Les raisins de la colère semblent décidément bien mûrs !

Alors plutôt que de considérer le vote irlandais comme un incident, voire un accident, nos gougeats dirigeants seraient bien inspirés de prendre la mesure des aspirations citoyennes. Voeu utopique, m'objecteront beaucoup. Je n'en disconviens pas, mais le concept d'Europe n'était-il pas une utopie il y a 60 ans ?

Une utopie cesse de l'être quand on s'emploie à la réaliser. En route donc vers l'Europe sociale...

Jean Fourton et ses amis

Fourton_1 Tel est l'intitulé de l'exposition que nous proposons à la découverte, dans l'hotel de ville d'Aubusson. Peintre, cartonnier, mais aussi psychanalyste, Jean Fourton, élève de Soulages et de Lacan, a vécu mille vies et autant d'aventures. Passionné de tapisseries, c'est en Creuse, à Ars, où il a passé une grande partie de son enfance, que Jean est toujours revenu, pour y puiser sérennité, inspiration et équilibre.

Il nous a fait le grand plaisir d'être commissaire de notreDscf1083  exposition estivale, où il a accepté d'occuper la place d'honneur, à la condition d'être accompagné d'une trentaine d'artistes, ses amis. Un grand nombre, notamment suisses, étaient présents hier soir autour de Jean.

Le résultat est somptueux, qui résulte du travail commun avec l'office du tourisme d'Aubusson, du musée départemental de la tapisserie, des services techniques et de la communication de la ville, et de l'actif soutien du lissier Bernard Battu et de son épouse. Que tous en soient remerciés ! Dscf1119

Fourton2 Le vernissage, hier soir, a été l'occasion d'en découvrir toute la richesse, notamment dans une Bourse du Travail rajeunie, où les services techniques municipaux ont ressuscité le magnifique sol d'origine.

Je vous invite à découvrir cette exposition estivale et ses artistes. Vous y passerez un moment plein d'émotion, à la confluence du réel, du symbolique, et de l'imaginaire, rejoignant ainsi le cercle des amis de Jean Fourton.

Que le ministre vienne en Creuse !

Le choc pétrolier, qui frappe chacun d'entre-nous, pose de graves difficultés aux éleveurs de notre département, et singulièrement aux plus jeunes d'entre-eux. En effet, conjugué aux effets des méventes de broutards pour cause de fièvre catharale ovine, il vient impacter des exploitations aux trésoreries tendues, mais dont les charges continuent de tomber sans sourciller.

Les démarches entreprises auprès des banques vont dans le bon sens, et l'impatience gagne les rangs des éleveurs, dans l'attente des réponses de l'ensemble du secteur bancaire. La revendication porte sur la mise en place des conditions d'une "année blanche", c'est à dire non seulement le report sur un an de l'ensemble des cotisations et remboursements, mais le "glissement" général de ces obligations, pour ne pas avoir à se retrouver avec une année double en 2009.

La rencontre avec le ministre de l'agriculture, organisée dans l'affolement par le député de la 2e circonscription, n'a rien donné. Les interpellations se sont poursuivies après, à l'impatience s'ajoutant la déconvenue. " Je ne peux rien faire, il ne suffit pas d'un claquement de doigts de ma part pour obtenir quelque chose " répète à l'envie celui qui s'est toujours présenté comme l'effficace pourfendeur des pesanteurs politiques et administratives qui pèsent sur le monde agricole.

En réalité, face à cette crise de l'élevage creusois, structurelle car le prix du carburant n'est pas près de décroitre, c'est aux limites du système Auclair que nous touchons, qui s'est bâti toutes ces années selon le bon vieil adage: "puisque ces évènements nous dépassent, feignons d'en être les auteurs". Jean Auclair a toujours tiré les marrons d'un feu allumé par d'autres, aujourd'hui il s'y brûle les doigts.

La question lui a été posée par un manifestant venu l'interpeller à Saint-Alpinien: quel avenir envisage-t-il pour les petites exploitations ? Il s'est bien gardé d'exprimer son opinion, que tout le monde connait cependant. Pour lui, il n'y en a aucun, car désormais "vous êtes des entrepreneurs". Celà veut sans doute dire que les faillites seront normales dans le secteur agricole, auquel on veut faire croire qu'il évolue dans un système totalement libéral, alors qu'il est l'exemple d'une économie dirigée.

Notre député est donc tout juste capable d'organiser des pinces-fesses dans les ministères, persuadé que la vision des ors et du decorum ministériels suffiront à calmer les ardeurs revendicatrices. " Nous avons deux années difficiles à passer, nous nous en sortirons, comme d'habitude..." Nous serons morts avant ! ", lui crient les éleveurs excédés par l'usage d'un "nous" dont ils ne sont pas sûrs qu'il traduise un destin partagé. "Tu n'es plus un éleveur comme nous ! " entendait-on jeudi dernier..." A quoi sers-tu ? " lui a-t-il été demandé, ce à quoi il a évité de répondre, préférant se lancer dans un festival de banalités et de phrases toutes faites. Il était édifiant alors de prendre la mesure de son désarroi à constater que ses vieilles ficelles populistes ne fonctionnaient plus...

En vérité, peu lui importe, de voir disparaitre ces petits et jeunes éleveurs : il y a longtemps qu'il les a intellectuellement condamné, même s'il ne dédaigne pas leurs voix .

Il faut désormais que le ministre de l'Agriculture vienne en Creuse, prendre la mesure des difficultés du monde agricole, et apporter des réponses susceptibles de soulager les exploitations en délicatesse. Il y aurait là un geste autrement plus important que la réception-alibi, entre deux portes, d'une délégation.

Ce n'est pas le fait qu'on puisse organiser un rendez-vous ministériel à Paris qui détermine la volonté politique d'un parlementaire, et donc son efficacité, n'en déplaise à ceux qui tentent de sauver la soldat Auclair. C'est à sa capacité à obtenir des résultats tangibles, et en ce moment, il y a loin de la coupe aux lèvres.

L'enjeu de cette crise, à laquelle seul l'Etat peut remédier structurellement, est majeur pour nous. " Pas de monde rural sans paysans", disent les éleveurs en colère. C'est un autre modèle que celui que souhaite le député de la circonscription. C'est un modèle qui mérite qu'on se batte pour lui.

Aubusson en finale de la coupe de la Creuse !

Cerise sur la gateau d'une bonne saison pour l'EFA, la qualification cet après-midi de l'équipe fanion du club, au prix d'un match très équilibré, remporté 1-0 face à une formation bourganiaude très motivée, et qui ne lâchait rien.

C'est aussi un beau cadeau de l'équipe à Denis Courty, l'emblématique entraineur-joueur, absent pour cause de convolage en justes noces, pour lesquelles je le félicite, ainsi que sa désormais épouse Jennifer.

Le résultat a été obtenu au prix des prolongations, auxquelles je n'ai pu assister, devant quitter le stade pour présider la cérémonie d'hommage aux victimes du 8 juin 1944, avenue d'Auvergne. C'est donc derrière mon autoradio que j'ai suivi la fin haletante de ce match.

Bravo à toute l'équipe, et aux dirigeants, et haut les coeurs pour la finale, la semaine prochaine, face à Guéret, sur le stade de Mérinchal. Une bonne nuit de sommeil la veille du match ne fera pas de mal...

Inauguration

Inauguration ce matin du premier atelier-relais de la communauté de communes Aubusson-Felletin , en présence de monsieur le Préfet de la Creuse. Il s'agit d'un atelier de mécanique, sis sur la commune de Saint-Alpinien, et exploité par monsieur Desreboulles, d'une surface de 400 m2.