Laïcité "ouverte", "positive", ou au contraire "extrémisme de la laïcité", le débat lancé par la droite sarkozyste est, pour tout dire, particulièrement insupportable, même si on voit bien l'implacable stratégie contre les fondements de la République se mettre en place, finalement fort logiquement.
Depuis 1905, notre pays a choisi un concept de liberté, celui de la laïcité, qui , en affirmant la liberté de conscience, préserve la sphère publique de toute ingérence des pouvoirs spirituels et religieux. Cette loi, dite de séparation des églises et de l'Etat, est une loi de tolérance. La laïcité n'est pas l'anticléricalisme, dont elle se démarque dès son origine, dès les débats parlementaires de 1905.
Alors, nous sommes en droit de nous poser la question de l'irruption d'une telle polémique dans notre vie politique contemporaine. En effet, nulle oppression particulière de la part de l'Etat vis à vis du catholicisme ne peut être évoquée, sauf peut-être par monsieur Devedjian, qui ressort...l'affaire des fiches de 1905. On comprend bien, effectivement l'acuité de l'actuelle mise en cause de la laïcité !
La laïcité est un principe universel, qui n'a pas besoin d'adjectifs pour définir des sous-catégories.
Je crois que, de même qu'on insiste lourdement sur la polémique Domenech, nous nous trouvons dans une stratégie bien établie de maitrise totale de la société, avec de multiples ballons d'essai ( laïcité, Mai 68, Edvige, sécurité sociale, services publics, 35 heures...), et une tactique "panem et circenses".
La réalité, dont il faut éviter qu'elle ne soit au centre des débats publics, c'est bien la situation économique et sociale de notre pays et ses habitants. La polémique "laïcité" est un rideau de fumée à intérêt stratégique, dont on sait qu'il occasionnera de vives réactions chez les républicains sincères. Alors n'hésitons pas...
La réalité, c'est qu'il faut éviter de débattre sur la faillite du système, l'accroissement de la pauvreté et des inégalités sociales, le gaspillage des ressources de la planète...
Très habilement, Nicolas Sarkozy lance ses débats-polémiques, privant ainsi l'opposition et les victimes de sa politique de toute initiative . Il est temps de se sortir de cette logique et de se détourner de la muleta présidentielle, en commençant par se dépétrer des polémiques internes à la gauche et au PS.
Le risque d'une telle stratégie, pour le Pouvoir, c'est de se griser des résultats de sa politique: à force d'aller trop loin, à force de détricotage des fondements de la République et du pacte social, à force de mettre la République en danger, nous allons nous réveiller sans-culottes !

Une fois de plus SARKOZY veut donner des gages à la partie la plus extrémiste de son électorat:l'extréme droite traditionnaliste,en fait comme le fit en son temps Napoléon il se sert de la religion a des fins politiques et l'Eglise catholique au lieu de s'en réjouir devrait se méfier car une telle attitude qui remet en cause en fait la Loi de 1905 peut conduire à une vive réaction anticléricale alors que la paix dans le domaine des religions a plus de 100 ans,SARKOZY joue à l'apprenti sorcier !
Rédigé par : Georges Nigremont | 15/09/2008 à 08:55