Le président des Etats-Unis tente actuellement de convaincre le Congrès de voter un plan de sauvetage de la finance américaine d'un montant de 700 milliards de dollars. L'opinion publique du géant aux pieds d'argile semble assez remontée contre ce qui apparait comme le sauvetage des magnats de Wall Street.
L'intervention du Président Sarkozy, à la recherche de coupables, reflète bien le sentiment de désarroi et d'impuissance de responsables politiques face aux dérives d'un systême pour lequel ils n'avaient de louanges plus superlatives les unes que les autres. Plus que des coupables, c'est surtout une logique systémique qu'il conviendrait de remettre en cause et des dogmes qu'il faut abandonner.
Non, le marché n'est pas naturellement vertueux. Non, il ne peut s'autoréguler selon des critères raisonnables. Non, il ne véhicule aucun valeur morale.
Le systême, qui est au bord de l'effrondrement, ne doit désormais sa survie qu'à la mise en oeuvre de mesures drastiques, dont la mise en oeuvre emprunte à l'économie administrée, à défaut d'en revendiquer la philosophie. C'est au nom de ce réalisme que la nationalisation des entreprises chancelantes va conduire à faire supporter au peuple américain, mais aussi à l'Europe, le coût des errements de ce capitalisme financier exacerbé.
On aimerait savoir si, dans cette opération de sauvetage, il sera possible à tous ces américains modestes, premières victimes de la crise des subprimes, de retrouver la jouissance du bien qu'ils ont perdu dans la tourmente, pour solde de tout compte. Remettre les compteurs à zéro, celà doit concerner aussi les citoyens américains, et pas seulement les tyrans du Dow Jones, du Nasdaq et du New York Stock Exchange.
Après tout, les créanciers de ces ménages ont fait faillite, et l'Etat américain, donc les contribuables, mettant la main à la poche pour racheter les "actifs pourris", devenant en quelque sorte comptable de ces maisons vidées de leur occupant, la décision relève du politique.
Et avec 700 milliards de dollars, ça doit être possible. A ce tarif, on peut avoir des exigences.

Soyons rassurés notre président touche à tout va punir les responsables,ces odieux capitalistes dont il vante chaque jour les vertus il est vrai qu'il n'en est pas à une volte face prés,les caisses étant vides à la suite du paquet fiscal il faudra les remplir en instaurant de nouvelles taxes.
A noter que ce Gouvernement, en un an, à créé plus de taxes que les précédents en plus de dix ans.
Rédigé par : Georges Nigremont | 25/09/2008 à 17:43
Le Gouvernement annonce une réforme des collectivités locales,cette réforme est indispensable mais doit faire l'objet d'une large concertation
On devrait commencer par la base c'est à dire les communes,beaucoup trop nombreuses en France,certaines n'ayant que quelques dizaines d'habitants (en Creuse: Brousse,Lioux les Monges par exemple)
Héritiéres des paroissses de l'Ancien Régime nos communes n'ont souvent plus de véritable existence économique et dans un département comme la Creuse une dizaine de communes seraient suffisantes.
Il faudra par voie de conséquence supprimer tous les échelons intermédiaires instaurés souvent depuis peu comme les communautés de communes mais aussi les cantons qui n'ont plus qu'un rôle électoral.
Quant aux départements ils ont une légimité historique et sont un échelon administratif de proximité à échelle humaine,par contre il conviendra de revoir le mode d'élection des Conseillers généraux.
Enfin les régions ont une importance économique certaine mais peut être faudra-t-il envisager des regroupements.
Rédigé par : Georges Nigremont | 27/09/2008 à 10:30
Je suis totalement d'accord avec cette analyse faite par Georges ,il y a beaucoup à revoir en Creuse particuliérement, dans la révision des échelons administratifs, depuis quelques temps déjà Jean francois COPE, parle beaucoup de cette vaste réforme.
A commencer par la Creuse, il y a beaucoup de travail à faire, pour déjà convaincre de nombreux élus qui seront tous unis pour ne toucher à rien.
On en parle un peu plus qu'il y a dix ou quinze ans, déjà à l'époque il aurait fallu commencer par réformer l'existant avec de rajouter des structures, sans modifier les anciennes, comme les CdC. Toutes ces structures n'ont pas forcement d'utiliser aujourd'hui, si ce n'est des coûts de fonctionnement énormes, voir des contradictions entre elles. Et au milieu de tout cela des élus pas toujours utiles, mais le tout avec un budget de focntionnement important pour les contribuables.
Gageons que l'avenir si ce n'est proche, mais le moyen terme permettre une remise à plat d'un système la aussi bien en décalage avec la réalité.
Rédigé par : claude teyton | 27/09/2008 à 14:54