Freddie Mac et Fannie Mae, vous n'avez pas fini d'entendre ces deux noms. N'allez pas croire qu'il s'agit là du patronyme des nouveaux héros de la dernière superproduction des studios Disney (encore que...) . Non, il s'agit des deux principaux organismes de refinancement hypothécaire américains, dont l'endettement (1.600 milliards de dollars, excusez du peu !) et les pertes vertigineuses dans la crise des subprimes, ébranlent l'ensemble du système capitaliste mondialisé. A terme, on parle de 6.000 milliards en jeu dans cette affaire...
Et c'est la pourtant bien peu libérale solution de la nationalisation qui est mise en oeuvre par le trésor américain, pour sauver le système. Les marchés réagissent formidablement à cette annonce, qui met pourtant à mal tous les dogmes libéraux. Pourtant il ne s'agit rien de moins que la plus importante intervention de la puissance publique, autrement dit, du contribuable américain, dans la sphère privée.
Ces chiffres donnent la mesure de l'ampleur de la crise, qui menace désormais toute l'architecture du modèle économique et financier capitaliste. On peut se demander si, après la chute du communisme, nous n'assistons pas aux prémisses de l'effondrement du capitalisme, contaminé par les germes endogènes de sa propre autodestruction.
Dans cette spirale infernale, on n'est pas à un paradoxe près : ainsi c'est des Etats-Unis que vient cette nouvelle de nationalisation. Mais, ne nous leurrons pas, pas dans un souci de redistribution des richesses produites, au contraire, dans une démarche de mutualisation de l'investissement à consentir pour sauver les meubles.
Et là, on retrouve bien le credo libéral dans ce qu'il a de plus cynique. Mais si, vous le connaissez bien, cet axiome qui veut que les déficits soient publics et les bénéfices soient privés. De toute façon, il n'y a pas à s'inquiéter : ce sont toujours les mêmes qui paient la note. Vous et moi. Jamais eux, les vrais responsables de la situation. Pour eux, les Etats ne sont là que pour cà, comme garantie financière quand ça dérape. Rien d'autre.
Passées les bornes, il n'y a plus de limites !

Les américains ont sans aucun doute le culte du libéralisme mais ils sont réalistes et lorsque leur économie est en danger,comme aprés la crise de 1929 ils savent réagir, Franklin D. ROOSEVELT avec son new deal a remis assez rapidement l'économie américaine sur les rails,il en est de même actuellement,l'industrie américaine inadaptée, par exemple dans le secteur automobile, est en grave crise et bien entendu cette crise touchera le monde entier.
En France ont en est à essayer un modéle d'ultra capitalisme qui a échoué partout ailleurs,SARKOZY qui n'en est pas à une approximation prés,aprés avoir laissé le champ libre aux investisseurs asiatiques ou hors communauté européenne (acieries,chantiers navals) veut corriger le tir en faisant entrer l'Etat dans le capital d'entreprises qu'il ne contrôlera pas.
En fait contrairement à l'idée répandue à la gauche de la Gauche ce n'est pas l'économie de marché qui est en cause,car elle est indispensable au développement économique,condition du progrés social,mais un ultra capitalisme n'ayant comme seul raison d'être que le profit des capitaux investis,vision à court terme qui conduit à toutes les catastrophes.
Aprés l'échec de l'éonomie administrée par l'Etat qui a causé la chute du communisme il appartient à l'Europe de créer les conditions pour l'instauration d'une économie de marché avec parfois une intervention des Etats ou de la Communauté Européenne pour éviter des déréglements
Notre Gouvernement se caractérise par la haine de tout ce qui est fonction publique revenant sur ce que depuis, au moins COLBERT, a fait l'unité et la grandeur de notre pays.
Rédigé par : Georges Nigremont | 09/09/2008 à 09:23
Bonjour ! Bien sûr, je ne peux pas être d'accord avec cette idée que l'économie de marché (qui n'est rien d'autre que du capitalisme)apporte du progrès social, etc...
L'économie de marché en apporte mais que pour une frange de la population tout en creusant les inégalités par ailleurs. En perpétuant l'exploitation des salarié(e)s, en pillant les richesses de la planète, en affamant certaines populations et en maintenant certaines dans l'opulence, etc...
Le capitalisme (qu'on l'appelle économie de marché)ou qu'on devrait aujourd'hui plus justement appelée néo-libéralisme depuis sa mondialisation est défendu malheureusement aussi bien par la droite que la gauche (le triomphe de la pensée unique en quelque sorte !).
Que ce système soit plus ou moins régulé par l'Etat ne change rien à l'affaire ! Depuis longtemps, les Etats sont devenus les valets du capitalisme.
Salutations Anarchistes !
Rédigé par : Alayn | 09/09/2008 à 18:46
Tiens ça me rappelle une blague que se racontaient les communistes soviétiques à l'époque de Staline... A méditer :
- Quel est l'objectif principal de l'Union Soviétique et des pays frères ?
- Dépasser le capitalisme.
- Quelle est la situation actuelle du capitalisme ?
- Il court à sa perte.
Rédigé par : Francois TETEVIDE | 09/09/2008 à 22:43
Bonsoir ! Une blagounette de gauchiste certainement... (pas très rigolote au demeurant...) mais bon...arf !
Salutations Anarchistes !
Rédigé par : Alayn | 10/09/2008 à 03:29
et non mon pôv Alayn, une vraie blague que se racontaient les communistes soviétiques... qui démontre bien le cynisme réalisme qui habitait ces individus derrière le rideau de fer face à ce que l'on leur faisait miroiter... si tu ne l'as pas trouvé rigolote c'est que :
1 tu ne l'as pas remise dans son contexte,
2 que malgré le cynisme, toute la finesse t'en a echappé de comment une petite blagounette peut résumer de grands principes idéologiques?
3- C'est que dans des situations désespérées, souvent il ne reste que l'humour pour faire face à ce que l'on vit et subit...
A noter que ces histoires que se racontaient ces personnes sur Staline, Tito, le Communisme ont été compilées par des historiens dans un ouvrage qui s'intitule "Le communisme est-il soluble dans l'alcool ?"
Peut être plus disponible mais où comment les petites histoires croisent l'Histoire...
Rédigé par : Francois TETEVIDE | 10/09/2008 à 10:23
Pour revenir sur le terme de blagounette utilisée une fois de plus à bon escient par Alayn, je rajouterai la préface de cet ouvrage (publié en 1978 la première fois) pour bien démontrer que l'on dépasse le simple stade de la blagounette et qu'elle n'est pas due à un gauchiste, peut etre se rendra t'il compte ainsi de l'ampleur de ce que peut couter une "blagounette" :
Préface :
S'il y a environ deux cents histoires dans votre livre, sa rédaction et sa lecture représenteraient en Union Soviétique environ six cents ans de camp, à raison de trois ans par histoire.
Wladimir Boukovski
Pour compléter la préface : Cet humour est non seulement libérateur mais subversif : pour l'oppresseur, l'éclat de rire de la victime est plus inquiétant que ses larmes. Ne serait-ce parce qu'il fait plus de bruit.
Rédigé par : Francois TETEVIDE | 10/09/2008 à 19:03
Bonjour ! Oui, bon, t'en as pas une autre ? Parce que vu tes moults explications, j'ai l'impression que tu défends en fait le capitalisme !
Moi, je ne défends ni le capitalisme ni le communisme stalinien. C'est peut-être pourquoi j'ai pas bien compris cette "blague"...
Salutations Anarchistes !
Rédigé par : Alayn | 11/09/2008 à 17:21
Michel,
Au US, le pragmatisme l'emporte souvent sur l'idéologie, ce qui me semble une sage décision, rester toujours ancré sur l'idéologie n'amène jamais de solution, quelque soit le sens ....
Rédigé par : claude teyton | 12/09/2008 à 19:15