Dimanche prochain, les grands électeurs du département , parlementaires, conseillers régionaux et généraux, et élus désignés par les conseils municipaux, se rendront à Guéret pour participer à l'élection des deux sénateurs de la Creuse.
Le premier tour se déroulera le matin, et le second , l'après-midi. Le vote est obligatoire pour les grands électeurs.
Huit candidats, et autant de suppléants, sont en lice, 6 à gauche et 2 à droite.
Je soutiens bien évidemment le "ticket" André Lejeune/Jean-Jacques Lozach, présenté par le parti socialiste, après désignation par les militants. Ces deux élus sont connus et reconnus par tous.
André Lejeune est sénateur sortant et peut revendiquer un parcours politique et un engagement tout entier voués à la Creuse et aux Creusois. Sa suppléante est Renée Nicoux, conseillère régionale et maire de Felletin.
Jean-Jacques Lozach est président du Conseil Général de la Creuse, depuis sa reconquète par la gauche il y a sept ans. Il est le président qui a mené toutes les dernières évolution du Conseil Général: mise en place de l'APA, création de la maison du handicap, transfert des compétences de l'Etat en matière de routes et de personnel des collèges, ce qui a amené les effectifs de la collectivité de 450 à 1000 agents, expérimentation du RSA, doublement du budget des aides aux communes, création du CAUE, etc, etc...
La liste est longue du bilan exemplaire de la présidence de Jean-Jacques Lozach. Je peux témoigner de sa capacité de travail, de sa maitrise des dossiers départementaux, de son implication totale au service des creusois. Il sera un digne successeur de Michel Moreigne, qui tout au long de ses trente-cinq dernières années a démontré lui aussi, en étant un temps parlementaire et président du Conseil Général, tout le bénéfice que le département pouvait tirer de la conjugaison de ces deux mandats.
Le suppléant de Jean-Jacques Lozach est Jean-Luc Léger, conseiller général de Gentioux.

Le mode d'élection du Sénat est le plus anti- démocratique qui soit,privilégiant les zones rurales au détriment de celles les plus peuplées.
En 1969 le Général de Gaulle s'en était rendu compte et tenta de mettre fin à cet anachronisme,mais le référendum qu'il organisa échoua car il arrivait à un moment où son pouvoir atteint par la crise de 1968 était rejeté par les français.
Aucune modernisation des institutions ne sera valable sans une réforme du Sénat et de son mode d'élection.
Il y a deux solutions:
-soit supprimer le Sénat comme le souhaite une partie de la Gauche (y compris Ségoléne ROYAL),mais les républicains ont toujours été réticents au systéme de l'Assemblée unique,depuis les excés de la Convention.
-soit élire le Sénat en une seule fois,au suffrage universel qui pourrait être régional,cette Asemblée ayant alors pour vocation de représenter les régions.
De toute façon maintenir le systéme actuel qui rend l'alternance quasiment impossible est un défi à la Démocratie et la Gauche doit prendre position à ce sujet.
Rédigé par : Georges Nigremont | 18/09/2008 à 09:18