Les infirmières libérales viennent de signer un accord historique avec l'assurance maladie. En échange d'une revalorisation de leurs prestations, elles ont accepté de renoncer à la liberté d'installation territoriale.
Ainsi, les futures installations devront-elles répondre à des critères de présence d'infirmières sur un territoire donné, ceci afin d'éviter une sur-dotation ici, et des manques d'effectifs ailleurs.
Cette organisation, expérientale pendant deux années , va évidemment dans le bon sens, de la rationalisation de l'offre des soins infirmiers. Elle permettra d'éviter des "déserts infirmiers" dans les zones rurales et les banlieues, et une concentration excessive dans certaines zones urbaines favorisées.
La démarche est d'autant plus à souligner que, s'agissant des médecins, le gouvernement a reculé il y a un peu moins d'un an, dans la mise en oeuvre d'un dispositif comparable. Celà nous avait même valu une tirade indigne de la part de la ministre de la Santé, relative à notre département.
Les territoires ruraux, dont la Creuse, sont aujourd'hui contraints d'organiser l'offre libérale ( paradoxe !) et de mettre la main au porte-feuille, qui est celui du contribuable, pour batir des maisons de santé. Il est évident que l'organisation territoriale de la présence médicale contribuerait beaucoup à l'égalité républicaine de traitement des citoyens. Celà passe inéluctablement par des règles, auxquelles s'opposent aujourd'hui les médecins, plus préoccupés en l'espèce de leur intérêt personnel que de l'intérêt général.
Quoi qu'il en soit, les infirmières montrent aujourd'hui la voie. Puisse leur exemple et l'expérience inspirer de manière plus générale l'ensemble des acteurs de la santé.

Les infirmiers et infirmiéres sont plus sages que les médecins et démontrent le vrai souçi qu'ils ont de la santé publique contrairement aux médecins qui ne veulent en faire qu'à leur tête,quitte à végéter dans les grandes agglomérations alors que la France rurale devient un désert médical.
Rédigé par : Georges Nigremont | 05/09/2008 à 15:31
Les médecins veulent garder leur liberté d'installation ce que je comprends parfaitement.Alors,acceptons que l'assurance maladie soit libre de conventionner les praticiens qui s'installent dans des zones défavorisées et de ne pas le faire pour ceux qui choisiront des régions à trop forte densité médicale
Rédigé par : Carte | 06/09/2008 à 10:05
La proposition de "Carte" revient en fait à limiter l'installation des médecins dans les zones à forte densité médicale, elle est parfaitement réaliste mais demandera, sans aucun doute, un texte législatif et l'opposition du corps médical sera trés forte.
Rédigé par : Georges Nigremont | 07/09/2008 à 22:36
Je ne crois pas que les médecins vont se laisser faire.
Ils sont les copains a sarko et il leur feras encore des cadeaux.
Je suis administrateur d'une mutuelle et la revalorisation de la consultation va nous couter des millions d'euros.
il va falloir augmenter les cotisations ou ne pas prendre en charge cette augmentation.
il y d'autres facon d'economiser;
le medecin ne devrait pas etre soliciter pour le renouvellement d'ordonnance.
pour les malades en ALD il faut qu'ils ailles voir leur medecin tout les mois pour renouveller leur ordonnances.
pour les ALD tout les trois mois cela suffit quand cela va bien.
En plus les médicaments générique se font par boite de traitement de 3 mois.
mais ils ne veulent pas.
Rédigé par : Christian DUMINY | 08/09/2008 à 14:56
Je suis bien conscient que le corps médical n'acceptera pas sans réagir une telle proposition.Je pense simplement que celui qui veut garder sa liberté doit comprendre que son partenaire (et en l'occurence c'est ce partenaire qui paie) souhaite lui aussi garder sa libété de décision
Rédigé par : Carte | 09/09/2008 à 12:10