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Commentaires

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Alayn

Bonsoir ! Oui, c'est intéressant avec le bémol néanmoins que c'est par ces méthodes également que le patronat et les capitalistes recherchent la paix sociale... En faisant croire aux salarié(e)s qu'ils/elles font partis comme actionnaires de l'entreprise, qu'ils/elles ont leur mot à dire... qu'ils/elles sont à égalité avec les cadres et le patronat, qu'ils/elles engrangent et participent aux bénéfices... C'est un leurre et une tromperie !

Car un-e salarié-e est toujours sous le joug de l'exploitation capitaliste ! Ce système qui perpétue l'inégalité économique et sociale ! Des riches et des pauvres toujours... Des exploité(e)s et des patrons(nnes)...

Si l'on parle d'entreprises réellement alternatives, OK..., c'est à dire d'entreprises où l'égalité économique est véritablement effective. (style Ambiance Bois par exemple) mais çà reste quand même assez rare...

Donc, un autre système économique concurrentiel, non merci !

Un système économique et social débarrassé du capitalisme et du libéralisme: voui ! Via un fédéralisme libertaire égalitaire sans patrons(nnes). Avec l'idée d'abolir ainsi le salariat, l'exploitation économique, les inégalités, etc...

Reproduire un système d'entreprenariat faussement égalitaire n'est pas the solution.

Cécile FORTINEAU

tout à fait d'accord sur les SCOP et aussi les entreprises d'insertion (en statut SARL) : intégrer le facteur humain dans les objectifs principaux d'une entreprise, redistribuer la richesse produite aux salariés eux-mêmes, gestion par les salariés,... c'est la clé d'un développement soutenable, au sens social notamment. Et en particulier sur des territoires comme les nôtres, souvent délaissés par les entrepreneurs traditionnels. Celà me fait penser à une SCOP que j'ai visitée dans l'Ardèche profonde (entreprise + musée vivant) autour de la laine. Les vallées revivent grâce à elle. Des gens peuvent rester , il y a du travail, une activité économique et touristique grâce au musée, qui permet au touriste de s'éveiller à de belles idées . Leur site internet : http://www.ardelaine.fr/
Je soumet à votre réflexion creusoise cette belle histoire d'Ardelaine : "Faire revivre la filature de St Pierreville, fermée depuis les années 60, était un pari risqué : les études de marché assuraient qu´il n´y avait plus de place pour les laines de pays, créer une entreprise dans un petit village situé à une heure de la première ville paraissait voué à l´échec et hors de la dimension industrielle, point de salut ! Pourtant, une réflexion basée sur le moyen/long terme, la détermination d´une équipe solidaire et la conviction qu´on peut vivre et travailler autrement ont eu raison de cette vision pessimiste. Après sept années de préparation, la SCOP Ardelaine a vu le jour en 1982.
Avec 1 salarié au départ, la SCOP a su franchir bien des obstacles et se développer étape par étape, en créant en moyenne un emploi par an. Elle a su concevoir un projet diversifié reliant toutes les étapes de la filière dans une structure commune : tonte des moutons, cardage des laines, fabrication de matelas et articles de literie, tricotage et confection de vêtements et commercialisation sur place, sur les foires, salons et magasins bio. En effet, elle s´est dès le départ appliquée à proscrire de ses procédés de fabrication tout traitement chimique et à protéger l´environnement. La dimension culturelle a aussi pris une place importante avec la création de deux parcours muséographiques qui vous présentent l´histoire de la laine.
L'histoire d'Ardelaine est une véritable aventure. Béatrice Barras vous la raconte dans un livre intitulé « Moutons rebelles, la fibre développement local » (collection "Pratiques Utopiques" aux éditions REPAS 2003, également diffusée par Ardelaine). « Au delà du témoignage, les associés d'Ardelaine nous invitent à revisiter l'ensemble des enjeux sociétaux auxquels nous sommes tous quotidiennement confrontés : le salaire, l'entreprise, le capital, la concurrence, la qualité, la consommation, l'équité, le travail, la place de l'art et de la culture, la désertification rurale, etc. Ce que nous propose Ardelaine, ce n'est pas d'affiner notre regard critique sur les incohérences du monde économique et social, c'est de trouver les voies pour se libérer de leurs influences./ » JF. Draperi - Extrait de la préface. Pour plus de renseignements : www.reseaurepas.free.fr La collection "Pratiques Utopiques" des Editions REPAS rassemble d'autres titres.

Je muris dans ma petite tête des projets de ce type. J'espère un jour tenter cette aventure (avis aux amateurs, l'union des intelligences et aussi un peu des moyens financiers faisant la force). Les emplois, il faut s'efforcer de les créer, territoire par territoire, ne pas attendre seulement un hypothétique et bien peu probable bienfaiteur venu des villes ou des grandes zones industrielles.

En attendant, le gouvernement propose des "sarkozettes" (prime à la casse pour relancer l'industrie automobile). Notre salut ne viendrait que de notre consommation de masse de produits polluants!!! Moi je vois surtout des Cosette et des Gavroche, jusqu'à Guéret hier où j'ai donné à un jeune très propre sur lui un ticket restaurant pour qu'il aille manger et j'espère passer 1h ou 2 au chaud au "petit creux", le resto où il voulait aller grâce à son sésame ticket resto, lui qui semblait transis de froid et de faim à midi!!! Créons des emplois, la misère reculera. Ce n'est pas réservé aux gens de droite d'entreprendre. Je trouve que c'est une belle façon de mettre en œuvre ses idées de gauche, de donner du travail à des gens tout en se réalisant soi-même à travers un beau projet. Depuis 10 ans que je travaille au SIERS, c'est certainement ma plus grande satisfaction d'avoir contribué à travers la réalisation de projets environnementaux par ailleurs très importants à créer 43 emplois durables non délocalisables de plus qu'en 1999, et en plus surtout des emplois non qualifiés redonnant de l'espoir à ceux qui n'en avaient plus... Le socialisme, n'est-ce pas "fournir des garanties collectives pour permettre l'épanouissement de chaque individu"?

Alayn

Bonsoir ! Bah... Au SIERS, je n'y ai vu que les déchets scandaleux d'une société de consommation putride et gaspilleuse... Une poubelle où il est facile de se délester de ses surplus consuméristes en se donnant bonne conscience.

Et des gens exploité(e)s à trier de la m...

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