PARIS, 18 février 2009 (AFP) - La hache de guerre semble enterrée: trois mois après sa désignation houleuse à la tête du PS, Martine Aubry a acté mercredi une "réconciliation" avec les partisans de Ségolène Royal, leur ouvrant la direction du parti à des postes qui restent à négocier.
"La réconciliation a été actée", a lancé le royaliste François Rebsamen, à l'issue d'une réunion au siège du PS entre la première secrétaire et une demi-douzaine de partisans de l'ex-candidate à la présidentielle, elle-même absente.
"Il y a une volonté partagée de rassemblement qui doit se concrétiser dès la semaine prochaine par la présentation par Martine Aubry d'une direction élargie", assure le sénateur-maire de Dijon.
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La direction PS d'Aubry, déjà forte de 50 membres, en comptant les secrétariats thématiques, organisationnels, conseillers, serait élargi à d'autres "portefeuilles" - questions familiales, de société - confiés aux amis de la présidente de Poitou-Charentes.
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Autre avancée: Martine Aubry veut confier "un des deux porte-parolats" pour la campagne des Européennes aux royalistes.
Reste à trancher la délicate composition des listes, avec notamment la place du lieutenant de Mme Royal, Vincent Peillon qui réclame la tête dans le Nord-Ouest, mais pourrait migrer dans le Sud-Est.
A quatre mois des Européennes, ce rapprochement était nécessaire. Un scrutin difficile, reconnaît le porte-parole Benoît Hamon: "on a pris conscience collectivement qu'on avait altéré la crédibilité du PS par nos divisions (...) au moment où la droite est la plus dure".
Cette rencontre est l'aboutissement d'un réchauffement entre les deux clans qui s'étaient déchirés lors du délétère Congrès de Reims.
Martine Aubry, élue avec 102 voix d'avance sur Mme Royal, a constitué son équipe de direction le 6 décembre sans les royalistes, chaque camp se renvoyant la responsabilité de la désunion. Depuis, les partisans de Madame Royal n'ont eu de cesse de réclamer leur entrée dans la direction du parti.
Mme Royal qui pourtant a épinglé la maire de Lille dans son récent ouvrage "Femme debout" pour sa morgue supposée à son endroit, a reconnu la semaine dernière la légitimité de sa rivale: "Martine Aubry est la chef du Parti socialiste, et moi, je suis derrière".
"Si Ségolène veut s'inscrire dans le projet, notre porte est toujours ouverte", a répondu Mme Aubry.
Reste à déterminer la responsabilité confiée à Ségolène Royal, Mme Aubry lui ayant proposé "des missions à l'international et en France".
Communiqué de Ségolène Royal:
En effet, face à la gravité de la crise sociale qui ébranle notre pays, il est de notre responsabilité de travailler ensemble.
Et comme je l’ai constamment demandé, nous participerons à la direction du parti.
J’ai mandaté François Rebsamen, Vincent Peillon et Jean-Louis Bianco pour finaliser le dispositif le plus rapidement possible. "
Les socialistes se rassemblent, enfin...L'unité est nécessaire, les Français nous attendent. Le pays en a besoin.
Ségolène Royal

Membre du PRG mais aussi de l'Association "Désirs d'Avenir" je ne peux que me féliciter de l'union qui se dessine mais le PS devra comprendre qu'il n'est pas seul à gauche et s'ouvrir à tous ceux qui sans partager toutes se idées veulent lutter contre la politique néfaste de Nicolas SARKOZY,dans ce sens "Désirs d'Avenir" a un rôle important à jouer.
Rédigé par : Robert | 18/02/2009 à 23:06
J'attends de voir quels postes seront réellement donnés à l'équipe de Ségolène. Quand on fait 49.98% des voix, on peut espérer quelques postes stratégiques ou en tous cas en rapport avec les idées qui ont poussé 49.98% des militants PS à voter Royal.
Pourvu que les choix s'opèrent rapidement et de manière sereine. Tout celà n'a que trop durer.
Pour info, le comité local Désirs d'Avenir pour la Creuse a ouvert son blog www.creusedavenir.fr, en attendant d'organiser des réunions et un travail si possible à l'échelle régionale : des contacts ont été pris... là encore le rassemblement...
Rédigé par : Cécile Fortineau | 19/02/2009 à 12:11