Jeudi soir s'est tenu le Conseil Municipal d'Aubusson. La séance a été animée. Je suis revenu sur l'incident de la disparition de tapisseries confiées au transporteur Bernis, et qui ne sont jamais arrivées à destination. La faute du transporteur est indiscutable. J'ai confirmé que nous avions immédiatement alerté notre assurance, qui a dépêché un expert le 23 décembre et que le remboursement, à la valeur déclarée par l'artiste (33.000 €) , allait intervenir dans les tous prochains jours.
J'ai rappelé à quel point nous comprenions la douleur de l'artiste, et partagions sa colère, face à un prestataire défaillant. Mais j'ai également pointé du doigt l'insupportable tentative de l'opposition municipale de polémique politicienne sur ce dossier d'assurance, qui suivait normalement son cours. Pour des motifs bassement électoralistes, celle-ci n'a pas hésité à souiller le nom d'Aubusson, en le jetant en pature à l'opinion publique.
L'opposition a dévoilé-là son vrai visage: elle n'aime pas Aubusson, ni les Aubussonnais. Elle ne leur marque aucun respect, pas plus que pour leurs représentants. Déclarer par exemple que les conseils municipaux se tiennent à huis-clos, donc en dehors de toute rêgle républicaine, est non seulement un mensonge, mais une infamie. D'ailleurs, la présence d'un nombreux public, et de la presse jeudi soir en a apporté l'éclatante démonstration du contraire.
Préférer s'exprimer en conférence de presse, sans risque de contradiction, plutôt qu'en Conseil Municipal, démontre également, à l'évidence, le peu de cas fait de cet espace de débat démocratique, et des élus du peuple qui le compose.
En effet, lors de notre précédent conseil, l'opposition avait convoqué la presse, en l'alléchant sur le "clash" qu'elle allait provoquer. En fait de "clash", rien, si ce n'est des votes de délibérations à l'unanimité. Il était plus simple de raconter toutes les fadaises possibles, sans contradiction, quelques jours plus tard, en conférence de presse.
A aucun moment, l'opposition n'a cherché à interroger la municipalité sur la réalité de ce dossier, ni verbalement, encore moins par écrit. Elle a préféré jeter son venin sans savoir.
J'ai donc, jeudi soir, rétabli cette vérité, en en réservant la primeur au Conseil Municipal.
Il s'est alors passé quelque chose d'inadmissible. Monsieur Sébenne, acculé, et ses mensonges percés à jour, et perdant tout sang-froid, m'a alors traité, à deux reprises, de fasciste. Oui, de fasciste !!! Une telle insulte est inacceptable dans une enceinte républicaine.
J'ai adressé dès le lendemain, une lettre recommandée à madame Pierrette Legros, tête de liste de l'opposition, afin d'obtenir des excuses publiques lors du prochain Conseil Municipal. Je la préviens que si de telles incartades devaient se renouveler, j'appliquerai, en ma qualité de Président de séance, chargé de la police de l'assemblée, le réglement intérieur du Conseil Municipal, pouvant aller jusqu'à l'exclusion de la séance du trublion, quelqu'il soit.
L.R. avec A.R.
Madame la Conseillère,
Lors de la séance du Conseil Municipal qui s’est déroulée le 19 février, Monsieur Olivier SEBENNE, membre du groupe d’opposition que vous présidez, m’a publiquement et gravement insulté en me traitant de fasciste par deux fois.
Je n’ai pas besoin de vous rappeler à quelle heure noire de l’Histoire renvoie cette épithète.
Monsieur SEBENNE, par son outrance, s’est déshonoré par une telle attitude, peu compatible avec la sérénité qui doit présider aux débats du Conseil Municipal, débats dont nul ne peut contester le caractère républicain.
C’est la raison pour laquelle je vous indique attendre de votre part, au nom du groupe de l’opposition, des excuses publiques lors de notre prochaine séance du Conseil.
Je ne doute pas que vous comprendrez le caractère de ma demande.
A toutes fins utiles, je me permets de vous rappeler les dispositions du règlement intérieur du Conseil Municipal que nous avons voté le 9 juillet 2008.
Si votre colistier, ou quiconque, devait réitérer ce type d’attitude condamnable, j’appliquerai sur le champ, en ma qualité de Président de séance et de responsable du bon ordre et de la police de séance, notamment les dispositions prévues à l’article 8.
Je compte sur votre sens des responsabilités pour clore cet incident tel que je vous le demande.
Dans cette attente,
Je vous prie d’agréer, Madame la Conseillère, l’expression de mes sentiments respectueux.
Michel MOINE
Maire d’Aubusson
Vice-Président du Conseil Général de la Creuse

On parlait il y a quelques jours de paix et de nature, qu'on pensait avoir en Creuse. Finalement tout celà est bien fragile et même ici, en France, en Creuse, la méchanceté des Hommes refait vite surface. Les réglements et belles gouvernances ne suffisent pas.
Cracher son venin sans savoir, c'est effectivement très regrettable. Quant aux excuses, il faudrait qu'elles ne tardent pas trop. C'est fou comme généralement il est si peu naturel (si difficile?) de s'excuser. Dommage, s'excuser, ce n'est pas un aveu de faiblesse. C'est avec ses erreurs qu'on progresse, quand on veut bien les reconnaître. Qu'on progresse les uns et les autres, les uns grâce aux autres, et finalement quand il s'agit d'élus on fait aussi progresser l'intérêt général, on remet le débat à sa bonne hauteur.
J'ai une petite pensée pour notre président ce matin, au salon de l'agriculture, lui aussi aurait bien des erreurs à reconnaitre et des comportements à se faire pardonner. Il ne montre pas l'exemple. Puisse-t-il au moins ne pas aggraver son cas au milieu des vaches et des cochons.
Rédigé par : Cécile Fortineau | 21/02/2009 à 11:32
Des colis contenant des oeuvres d'art peuvent se perdre ou les oeuvres être détériorées,cela est déjà arrivé et le transporteur est seul responsable,son assurance paiera,ce qui m'étonne c'est que l'on en fasse un sujet de polémique,ce qui m'étonne également c'est que l'artiste ne posséde pas un carton ou une photo pour les faire retisser.
Je profite de l'occasion pour rappeler que la trés belle tapisserie du XVIII éme Siécle "La Victoire de Constantin au Pont Milvius" qui était à l'église et que la municipalité avait fait restaurer dans les années 80 n'a pu être retrouvée aprés son vol il serait bon que des démarches soient faites auprès des services compétents pour que l'enquête ne tombe pas dans l'oubli.
Rédigé par : Robert | 21/02/2009 à 12:26
A propos de paix et de nature (et si possible loin des dangereux fantasmes post-rousseauistes):
"Le fascisme commence lorsqu'on insulte un animal, voire l'animal dans l'homme".
Jacques Derrida
Rédigé par : Jérôme Mathias Bel | 22/02/2009 à 18:33
A l'exemple de Nicolas SARKOZY certains membres de l'UMP manient l'insulte faute d'arguments politiques,ceci est indigne d'une démocratie,il suffit de lire les commentaires injurieux des Umpistes sur le blog de Libé pour voir à quelles bassesses certains en sont réduits surtout vis à vis de Ségolène ROYAL confirmant ainsi son statut de premiére opposante à ce Gouvernement ,ils vont même jusqu'à lui reprocher de s'être rendue aux obséques d'un syndicaliste dans un département qui lui avait largement apporté sa confiance.
Ségolène a raison la situation aussi bien en métropole que dans les DOMTOM devient explosive et rappelle par certains aspects les prémices de la Révolution de 1789: classes dirigeantes de plus en plus riches classe moyenne appauvrie et classes populaires au dessous du seuil de pauvreté,ce ne sont pas les réformes farfelues de SARKOZY ou les vociférations de MORANO,AILLOT-MARIE et consorts qui régleront la sitation.
Rédigé par : Robert | 23/02/2009 à 09:36
Ces propos injurieux sont effectivement scandaleux et inadmissibles !!!
Amicalement
Rédigé par : David Gipoulou | 26/02/2009 à 23:27