Décidément, le béret rouge devient l'accessoire de mode en vogue dans l'actualité, tant le parachute a envahi les sujets traités par la presse. Il faut reconnaitre que c'est un évident signe de reconnaissance, un véritable symbole des décisions qui choquent et, il faut bien le dire, la manifestation d'un mépris certain de ses semblables.
Je ne reviens pas sur l'épisode déjà évoqué de tourisme politique, à moins qu'il ne s'agisse plutôt de néo-colonialisme électoral, mais je dois constater à quel point certains patrons s'ingénient, en ces temps de fortes turbulences sociales, à multiplier les provocations envers le monde salarial.
A voir l'impudeur totale avec laquelle certains n'hésitent pas à ouvrir leur golden parachutes, on ne peut qu'en conclure que la morale n'a rien à faire dans le monde des affaires, si on n'a jamais eu un quelconque doute à ce sujet. La démonstration est faite qu'on pourra prononcer tous les discours incantatoires du monde, qu'on pourra signer et se rengorger de tous les codes de bonne conduite possibles, qu'on pourra faire appel à l'exemplarité, à la retenue et à la décence autant qu'on voudra, le capitaliste est ainsi fait qu'il ne comprend qu'une chose, celle qu'il pratique tous les jours: le rapport de force.
Or, il n'existe qu'une voie, qui réaffirme le primat du politique sur l'économique, c'est celle de la Loi.
On mesure, en écoutant les ministres ou le Président s'exprimer, à quel point ces hommes et ces femmes, de droite, qui sont là pour préserver et protéger les intérêts de quelques uns, et d'un système, sont dépassés, et même disqualifiés,par l'attitude de ceux qu'ils sont censés servir. Dans ce monde codifié, les apparences sont essentielles. Il importe que l'expression politique de cette classe économiquement dirigeante puisse s'appuyer sur des considérations d'intérêt général et de bien public. C'est une sauce dont on garnit un plat, le profit, auquel tous ne sont pas conviés.
Or, les temps de disette que nous traversons ont surtout enlevé la sauce, et l'appétit de ceux qui se partagent la viande est d'autant plus difficile à défendre.
Il n'est que d'entendre les mots du gouvernement pour comprendre à quel point il est en porte à faux, puisqu'il ne veut se résoudre à envisager la seule solution pour rétablir ne serait-ce qu'un semblant d'équilibre: légiférer.
Le Président l'a balbutié, tel une boite à musique sans ressort: "je ne suis pas là pour augmenter les impôts", comme une antienne désormais bien dérisoire, oubliant que ce discours était le pendant du Président du pouvoir d'achat et du plein emploi.
Les Français n'ont rien à attendre de ce pouvoir en place, qui s'agrippe désormais à la seule protection d'un système économique en faillite. Ils ne se laissent plus abuser par la petite musique de notre joueur de flute du XXIe siècle. La France n'est pas Hamelin. Sondage après sondage, cette tendance se confirme.
Seule la Loi est vertueuse. Seule, elle protège la société. Seule, elle est le chemin de la Justice.
Il est temps de se le rappeler. Il est temps d'agir.

Nicolas SARKOZY a offert à Saint Quentin son spectacle habituel devant un parterre de militants UMP amenés par cars et dans une ville envahie par les CRS ce qui en dit long sur la popularité et les craintes du président.
Alors que presque tous les économistes considérent que les réformes entreprises depuis son élection se traduisent par un échec cuisant,il maintient sa ligne politique ce qui tient de l'acharnement et de l'irréalisme.
Décider de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux est absurde,certes des réformes doivent être entreprises pour un meilleure répartition de la fonction publique mais le manque dans certains secteurs notamment les hopitaux est criant.
Proclamer avec des accents faussement énergiques qu'il faut encadrer les avantages du grand patronat ,c'est bien mais se contenter d'annoncer une Loi hypothétique alors qu'il suffirait de mettre en place des mesures fiscales serait plus réaliste.
Dire que l'on a pas été élu pour augmenter les impôts, ceux des plus riches bien entendu, et lancer des mesures comme la suppression de la taxe professionnelle qui obligera les collectivités locales à augmenter ces mêmes impôts est irresponsable.
Face à cette incompétence et à ces dérives d'un président aux abois,d'un gouvernement inexistant,que fait l'opposition:
Le Parti de Gauche de Mélanchon et le NPA de Besançenot proposent des mesures qui ont échoué et conduit certains pays à la pauvreté et à la dictature.
Quant au PS aprés le lamentable flop de Martine AUBRY au Zénith qui a voulu imiter Ségolène ROYAL alors qu'elle a pas son charisme,il n'a aucun programme sérieux à proposer comme par exemple la mise en place d'une véritable sécurité sociale professionnelle,seule mesure capable d'enrayer la crise car mettre de l'argent dans des entreprises qui sont dans un secteur en récession ne ménera pas bien loin, surtout si l'Etat se refuse à un contrôle sérieux.
Nicolas SARKOZY a actuellement trés peur d'une révolte sociale mais il a dit à certains de ses mais qu'il voulait être président de la Républiquze ,qu'il l'était et qu'il était content,il me fait penser à LOUIS XVI en 1789 !
Rédigé par : artine | 26/03/2009 à 08:13
Dire que le PS n'est pas très présent sur la scéne politique n'est pas faux;prétendre qu'il ne propose rien est inexact(il y a eu un plan de relance avec lequel on peut évidemment être en désaccord,mais qui existe).Quant à la mise en place d'un programme,cela ne se fait pas d'un coup de baguette magique.Attendons un peu et si ,dans quelques semaines rien n'est fait,alors oui on pourra"rouspéter"Une dernière remarque:ce qui me navre le plus c'est que les critiques les plus acerbes émanent de gens qui me semblent appartenir à la gauche et non de la droite.Mais qui aime bien chatie bien n'est-ce pas?
Rédigé par : Carte | 28/03/2009 à 11:20
Pour Carte:
Le PS aurait grand tort de sous estimer l'image défavorable qui est actuellement la sienne dans l'opinion depuis le désastreux congrés de Reims,sa premiére secrétaire manque,c'est le moins que l'on puisse dire de dynamisme,son porte parole ne fait pas le poids dans les débats,le Tout contre Ségolène a fonctionné mais le parti s'est auto-détruit.
Je reste cependant optimiste en croyant à un sursaut de la gauche mais je me refuse au conformisme. car c'est en dénonçant les erreurs que l'on progresse.
Rédigé par : artine | 28/03/2009 à 15:09
L'émission ripostes de ce soir (Copé-Peillon) confirme qu'il n'y a rien à attendre de plus du gouvernement. Copé explique que le bouclier fiscal permet de garder des personnes qui paient des impôts en France, ce que conteste Peillon. Où est le vrai? Que dit vraiment le rapport de la cour des comptes? Pour les précaires et les pauvres, Copé explique que la France est dotée d'un très bon "amortisseur social" : CMU, RMI,... toutes mesures de gauche, précise Peillon. Donc rien de plus.
Sans loi encadrant les rémunérations, bonus, stock options,... sans plan de relance digne de ce nom, il est en effet à craindre une forte révolte de ceux qui n'auront plus rien à perdre.
Quand certains ont besoin de 70 vies et 27 maisons pour venir à bout de leur fortune et que d'autres n'arrivent même pas à vivre, se pose la question de l'unité de l'espèce humaine (je reprends là volontiers les propos de JP Mignard, président de Désirs D'avenir qui tenait son assemblée à Paris samedi).
Comment venir à bout de cette pathologie d'avidité d'argent? pour moraliser le capitalisme, il faudra des lois, et la volonté des puissants du G20. L'espoir fait vivre.
Rédigé par : Cécile | 29/03/2009 à 22:36
Pour compléter le commentaire de Cécile, j'ajouterai qu'il nous faut plus que jamais Agir Ensemble.
C'est ce qui nous dépasse qui nous rassemble.
N'oublions pas la 3ème marche de la triade républicaine.
C'est ce que nous rappelle Régis Debray dans son livre "Un moment fraternité".
Marie T
Rédigé par : MarieThérèse Allérat | 30/03/2009 à 14:30
Pour artine .Je ne suis pas aveugle au point de penser que le PS a une bonne image dans l'opinion et je sais très bien que ses dirigeants sont responsables de cet état de fait. Mais passer son temps à lui"taper dessus" c'est se tromper de cible;j'espère seulement que le guerre des chefs va s'arrêter seule manière de redonner le moral aux militants et aux sympathisants.Il ne faut pas oublier que si l'image du PS N'est pas très bonne il en va différemment de celle de ses élus ,maires,présidents de région ou de département
Rédigé par : Carte | 30/03/2009 à 17:25