Jean Auclair a adressé un communiqué de presse aux élus municipaux de la communauté de communes. Voici ma réponse.
Monsieur le Député, maire de Cressat.
Votre communiqué de presse, adressé aux élus de la communauté de communes Aubusson-Felletin, a retenu toute mon attention. Cet intérêt pour la deuxième communauté de communes du département marque-t-elle l’expression d’une volonté latente mais inassouvie, voire d’une frustration, d’intégrer enfin une communauté de communes ?
En effet, votre commune, Cressat, que vous aimez à dépeindre en village gaulois, me fait d’avantage l’impression d’une île, tant elle se distingue par son obstination à rester à l’écart du fait communautaire.
J’hésite entre l’île de la Tortue, d’une part, à la fois parce qu’elle est le refuge des pirates de la mer des Caraïbes et de leur butin, et pour le symbole que représente cet animal sous l’égide duquel vous semblez vouloir décidément inscrire la Creuse en général, et votre circonscription en particulier, et l’île au Trésor, d’autre part, tant les subventions dont votre commune bénéficie au détriment des autres en font le symbole de l‘inégalité de traitement qui peut exister dans une république confisquée.
Dans l’un et l’autre cas, la piraterie est au centre des choses, ce qui est confirmé par le ton de votre communiqué. Je ne vois en effet pas à quel titre vous seriez fondé à critiquer le fonctionnement du conseil communautaire d’Aubusson-Felletin, dont vous n’êtes pas membre, sauf à considérer la nullité du principe républicain de l’illégalité de la tutelle d’une collectivité sur une autre, qui conduirait notre communauté de communes à devoir rendre des comptes à la commune de Cressat.
Il n’y a, par contre, aucune illégalité dans l’adoption du budget communautaire à l’unanimité des suffrages exprimés, pour la deuxième année consécutive, tout comme il n’y en avait pas lors de l’adoption, dans les mêmes proportions, du compte administratif 2008, qui laissait apparaître un excédent de 181.000 €. En attaquant les choix effectués, c’est l’ensemble des élus communautaires que vous attaquez.
Votre méconnaissance du fonctionnement d’une communauté de communes s’explique probablement en partie par le manque de pratique que vous en avez.
Je veille, Monsieur de Député, maire de Cressat, à présider notre communauté de communes, en évitant d’y introduire des polémiques politiciennes, qui nous ont tant
pénalisées par le passé, ce que vous savez parfaitement. Nous portons des projets importants pour l’avenir de notre territoire et de ses habitants, dont je ne doute pas que vous aurez à cœur de les soutenir lorsque nous vous solliciterons pour que vous y apportiez votre conribution.
Seul l’intérêt général guide notre action, et je serai attentif qu’il en soit ainsi tant que j’en assurerai la responsabilité. Je ne suis pas seul pour cela, efficacement secondé par mes vice-présidents, qui l’ont démontré lors du dernier conseil communautaire qu’ils ont animé sans moi. Je ne trouve d’ailleurs pas très digne l’insinuation à laquelle vous vous livrez à ce sujet, la santé ne pouvant être simple objet de polémiques et d’attaques personnelles.
C’est donc avec consternation que j’assiste aux derniers soubresauts de votre véritable naufrage politique, tel que le manifeste votre communiqué. De votre navire amiral qui sombre ne subsiste que le mât de misaine. Vous avez consciencieusement fait le vide dans vos rangs depuis des années, sacrifiant les uns après les autres vos officiers pour ne conserver qu’un équipage de matelots dont les effectifs s’amenuisent inexorablement. La mutinerie vous guette. Vos amis de Paris ne parlent plus de vous que sous l’angle pittoresque . Vous n’êtes plus qu’un pirate démodé, qui se caricature lui-même.
Pendant ce temps, la communauté de communes Aubusson-Felletin travaille à son avenir. Vous pourrez le constater lundi après-midi, à l’Ensa, où , à l’initiative de Renée Nicoux, nous organisons notre première rencontre territoriale, consacrée au développement économique.
C’est probablement moins pittoresque. C’est plus efficace. C’est plus utile.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, maire de Cressat, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Michel MOINE
Maire d’Aubusson
Président de la Communauté de Communes Aubusson-Felletin
Vice-Président du Conseil Général

Je viens de découvrir le blog de J Auclair, comme beaucoup de creusois curieux sans doute. Comme il n'y a pas de commentaires, je préfère répondre sur ta note... pour cette fois! et puis je ne sais pas si ce monsieur s'est "excusé" pour ses propos sexistes envers Ségolène à l'Assemblée, il y a un certain nombre d'années déjà... ah les excuses! ça peut parfois aider à calmer le jeu et à repartir sur de bonnes bases.
Que de démagogie dans son communiqué : plus c'est gros, plus ça passe, on dit, ça a été vrai aussi avec Sarko et ses promesses d'augmentation des petites retraites de 25%... On a un sacré travail de pédagogie à faire, à gauche... Ce blog est un blog anti (PS), je n'ai pas trouvé grand chose de constructif, pas beaucoup d'analyse ou de réflexions.
C'est gonflé de dire que quand le budget de fonctionnement représente 75% d'un budget total, c'est scandaleux : dans un budget de fonctionnement, il y a notamment des services à la population, on ne juge pas l'efficience d'une collectivité à son seul budget d'investissement, il faut détailler ce que recouvre ledit budget de fonctionnement...
Quant aux études d'architecte, c'est pareil, M. Auclair sait TB ce que ça coûte, démagogie encore envers tous les gens qui ne savent pas et qui peuvent effectivement être choqués.
Pour la TEOM (taxe ordures ménagères), facile de berner les gens. La vérité on la connait : les valeurs locatives des maisons des villes sont supérieures à celles des maisons à la campagne. Donc si l'on souhaite une charge équivalente payée par l'usager des villes et des campagnes, il faut adopter un taux plus faible en ville et plus fort à la campagne : montant payé = taux * valeur locative! A savoir qu'on collecte plus souvent en ville généralement mais qu'on y fait moins de km et que ça coûte moins cher... Les villes produisent par contre généralement plus de déchets à traiter que les campagnes. La solidarité ville/campagne peut passer par un coût mutualisé, sans que ce soit injuste, qui se traduit par un taux plus bas en ville.
Quant à l'éternelle accusation selon laquelle la ville centre se déleste de ses charges ou investissements sur les Comcom, il faut se reposer la question de savoir, sur le territoire, ce qui est d'intérêt communautaire. Un certain nombre d'équipements, d'activités d'intérêt communautaire sont sur la ville centre...
Rédigé par : Cécile | 23/04/2009 à 23:25
Je n'ai pas lu le blog de Mr Auclair et ne compte pas le faire,sachant à l'avance qu'en dehors des invectives et insultes dont le personnage est coutumier on ne trouvera pas la moindre proposition susceptible d'alimenter le débat démocratique.Les quelques commentaires que j'ai pu recuellir m'ont fait comprendre qu'il"joue" à nouveau sa répartition préférée,c'est à dire dresser les petites communes contre les bourgs centres,procédé détestable s'il en est surtout dans un département comme le nôtre dans lequel l'union devrait prévaloir.Il aime parler des dépenses des autres élus,surtout s'ils n'appartiennent pas à sa famille politique;il serait intéressant de savoir le coût de son opération coeur de village et le nombre de personnes pouvant en bénéficier,ainsi que celui de l'installation,déjà ancienne, du multiple commercial route de Jarnages et dont l'activité me semble plus que réduite ;on a même l'impression qu'il est constamment fermé
Rédigé par : Carte | 26/04/2009 à 11:19
Décidement, les pirates sont à la mode! Et pas qu'au large d'Aden en ce moment...
D'ailleurs, le Président Sarkozy le sait bien lorsqu'il déclara que la règle du partage aux 3 tiers est, sur les bénéfices, le modèle à atteindre en entreprise.
Car, de Maracaïbo à l'île de Sullivan, c'est bien cette règle qui fut appliquée pendant les décennies de gloire des flibustiers; en se renseignant en détails sur ce phénomène historique, il est possible de constater que, finalement, certains peuvent donc encore se passer de ce que l'on nommait à l'époque une "lettre de course". Surtout en sachant qu'un pirate n'avait, de fait, pas ou plus d'actionnaires: un tiers pour le propriétaire du bateau, un tiers pour l'armement du navire, un tiers pour l'équipage.
Ceci dit, il existait tout de même une forme de "protection sociale" pour les blessés: 600 piastres ou 2 esclaves pour un bras coupé, 2000 piastres ou 20 esclaves pour les 2 yeux crevés...
Et, d'un autre côté, que l'on ne nous dise pas que la flibuste fut un modèle proto-libertaire: il n'y aucune trace avérée de cargaison d'esclaves libérés après prise en mer. Plutôt revendus bien sûr, malgré la légende du languedocien Montbars l'Exterminateur (vers 1645-?).
A croire donc, que, parmi les "capitaines d'entreprise", les corsaires se font rares de nos jours.
Du coup, petit glossaire:
Pirate: du grec, peiratès, "entreprendre"
Flibustier: du néerlandais vrijbuiter, "libre butin"
Corsaire: marin qui a reçu une "lettre de course" de son roi l'autorisant à attaquer des navires ennemis.
Bon vent à tous!
Rédigé par : Jérôme Mathias Bel | 27/04/2009 à 18:58