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Commentaires

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Cécile

Et maintenant, que vas-tu faire?

Le PS creusois, les autres partis vont-ils monter au créneau pour défendre leur deuxième député? ne pourrait-on pas faire un référendum dans les départements concernés par cette mesure pour montrer la volonté du peuple de ne pas perdre encore une fois en milieu rural... Un député pour tout un département, ça fait du boulot et des kilomètres. Le seul point positif est qu'on peut espérer que le dit-député sera ainsi incité à ne pas cumuler les mandats, mais ça ne règle pas le problème : l'égalité, ce n'est pas l'équité. Cette méthode de calcul, toute égalitaire soit-elle, n'est absolument pas équitable. Les députés, ça va devenir comme les médecins : ceux des villes, aux 35 heures avec peu de gardes, et ceux des campagnes, débordés... Où est l'intérêt général, à part de mépriser encore les territoires ruraux.

Même sur le blog de Jean Auclair, son sondage indique à cette heure que 59.63% des personnes ayant pris part au vote déclarent souhaiter 2 députés pour la Creuse.

Carte

Il est évident que cela rélèvera de la mission impossible pour celui (ou celle) qui sera élu(e),même en cas de non cumul des mandats. Faire son travail de législateur,donc être à Paris,et participer à la vie d'un vaste territoire comme celui de notre département comme le souhaitent les électeurs?J'avoue que j'ai du mal à comprendre comment on peut concilier les deux impératifs.C'est vrai que le monde rural est une fois de plus sacrifié

Michel Dias

Il me semble que ce n’est pas en fait mais en droit que la suppression de la seconde circonscription de la Creuse est inacceptable.

Les faits jouent contre nous qui voulons défendre une représentation nationale dans le Sud et l’Est de la Creuse parce que la cause ne mobilise pas l’opinion publique. l’indifférence de celle-ci à l’égard de ce qui se trame dans le redécoupage électoral est l’un des plus douloureux symptômes de l’échec du système représentatif.
On pourrait épiloguer longtemps sur les causes de cette indifférence générale. Au plan national d’abord où la crédibilité de l’assemblée législative s’est considérablement affaiblie, compromise par la présidentialisation du régime, l’excès de clientélisme de la part des Députés, la pression des lobbies ou encore les manœuvres d’appareils qui pèsent autant sur les délibérations de nos représentants élus que sur la désignation des candidats par les partis avant les élections. Au plan local surtout où la fonction de Député a été tellement dévoyée par celui qui l’occupe depuis 1997 que la population de la seconde circonscription ne perçoit même plus l’intérêt de conserver cette dernière.

Pour mesurer l’enjeu de la conservation de notre circonscription il faut donc considérer, non pas ce que Monsieur Jean Auclair a fait de son mandat, mais ce qu’est en droit le rôle du Député. Par « en droit » j’entends : du point de vue des principes, eux-mêmes dictés par la plus haute idée du politique.
Nous sommes donc en droit d’attendre de notre Député qu’il nous relie aux discussions concernant les affaires de la nation. Non pas qu’il porte à l’Assemblée Nationale l’expression du Sud et de l’Est creusois, car en tant que législateur il a vocation à faire abstraction des seuls intérêts de son territoire pour juger du point de vue de l’universel (ce qui ne l’empêche pas, nous sommes d’accord, de faire au niveau national des propositions sur ce qui est universellement dû aux habitants de territoires ruraux tels que les nôtres), mais qu’à l’inverse il fasse redescendre jusqu’à nous les débats publics nationaux et qu’il nous implique dans la réflexion collective.
Détenteur (toujours « en droit ») de la plus « politique » des activités publiques, celle qui consiste à statuer sur la législation d’un pays, le Député doit avoir pour mission d’y associer les citoyens de son territoire électoral sollicités par lui en tant que co-participants aux décisions nationales. Et ce n’est pas dériver vers l’idée d’un « mandat impératif » que d’attendre de lui qu’il nourrisse son propre jugement de l’écoute d’une opinion locale, opinion locale qu’il lui appartient aussi d’éclairer sur les enjeux nationaux, internationaux et humains des problèmes soumis à la décision législative. Car si les citoyens que nous sommes doivent aussi transcender leur jugement particulier pour penser toute question selon l’universel, ce doit être à l’incitation de leur représentant à l’Assemblée Nationale venu les solliciter sur les affaires humaines.

De ce point de vue, la présence directe et physique du Député au cœur des territoires est requise. Le découpage des circonscriptions doit prévoir, non pas un maillage arithmétique mais un maillage géographique tenant suffisamment compte de la superficie des zones concernées pour garantir la proximité de la représentation nationale. En confisquant leur circonscription aux habitants du Sud et de l’Est de la Creuse, on les éloigne du débat public national, on efface de leur territoire l’espace du politique - car la circonscription est l’échelon le plus éminemment politique de la vie citoyenne. Ce faisant, on enlève de la visibilité à l’action législative de nos représentants ; on isole les populations désormais recluses dans leurs particularismes locaux ; on encourage à nouveau les replis communautaires et identitaires.
Quelle que soit l'affectation qu'on lui a donnée, la circonscription a toujours été l'espace de la participation des individus à l'universel. En supprimant certains de ces ancrages historiques de l’universel dans les territoires, l'Etat républicain ne se sépare pas seulement d'un niveau essentiel de la démocratie, il commet envers chaque habitant un crime de lèse-citoyenneté.

Exigeons donc le maintien de la seconde circonscription de la Creuse et plus encore. Si nous l’obtenons, justifions sa conservation en élisant parmi nos candidats à la députation celui qui saura donner un sens nouveau à la fonction représentative ; celui qui saura rapprocher de nous le politique ; celui dont l’enracinement creusois sera le moyen d’associer les citoyens d'ici au débat public, celui dont l’activité locale consistera à être le vecteur des affaires humaines dans notre quotidien, il y a là matière à proposer un nouveau concept politique, celui de représentation participative.

Robert

D'où la nécéssité d'une véritable réforme constitutionnelle qui redonnera le pouvoir au parlement et assurera une meilleure représentation des citoyens au moyen de deux Assemblées élues au suffrage universel,alors nous entrerons dans l'ére moderne de la VI éme République qui mettra fin au systéme de monarchie élective que nous subissons actuellement.

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