Le 23 juin dernier, j'ai adressé une lettre ouverte demandant à la rectrice d'académie les raisons de la non-publication du poste de proviseur adjoint du lycée professionnel Jean Jaurès d'Aubusson. En effet, le gel de ce poste était de nature à compromettre les conditions d'encadrement des élèves, dans un établissement où le poste de proviseur est déjà mutualisé avec celui du lycée d'enseignement général.
Cette démarche a eu pour effet de mettre le projecteur sur une démarche silencieuse, guidée par une logique de fermeture à terme de l'établissement par fusion avec le lycée d'enseignement général. En effet, le rectorat a reconnu dans la presse mener une telle réflexion, qui le conduisait à ne pas pourvoir ce poste. Le Conseil d'Administration du collège, pas plus que les élus municipaux ou régionaux n'avaient été tenus informés de cette décision dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle était très anticipatrice. On n'aurait pas manquer, les mutations étant achevées, de nous faire valoir l'absence de candidatures pour justifier ensuite de la suppression de ce poste. Cette technique, nous l'avons expérimentée déjà pour un certain nombre de formations de l'établissement, passé sous silence informatif, et fermées à la hâte dans la foulée.
C'est pourquoi l'information, à savoir le dégel du poste de proviseur-adjoint, est une bonne nouvelle pour l'établissement. Là encore, scénario classique, où on nos explique que c'est grâce à l'action déterminée du député-coucou de la 2e circonscription que le résultat a été obtenu. Madame Davoust, rectrice, dans un courrier de réponse du 25 juin, m'avait indiqué que ce poste serait maintenu et pourvu pour l'année scolaire 2009-2010.
Plusieurs remarques:
D'abord, Jean Auclair a été sensible à la pertinence de mon interpellation...
Ensuite, il n'y a qu'en Creuse que le wagon veut faire croire qu'il entraine la locomotive...
Enfin, la précipitation du député-coucou à revendiquer la paternité de ce résultat l'oblige pour le reste de la famille, à savoir le maintien d'un lycée professionnel autonome, distinct de l'autre établissement. Pourquoi, sinon, aller à l'encontre des intentions rectorales, en obtenant le maintien du proviseur-adjoint, qui ne serait pas nécessaire en cas de regroupement. S'opposer ainsi à la suppression de ce poste, à l'heure où la problématique du rectorat est d'en rendre pour contribuer à l'objectif national des 16.000 suppressions, c'est un acte fort, en faveur du maintien de deux établissements séparés. Il engage donc celui qui le revendique, comme je le fais moi-même.
C'est une bonne nouvelle pour l'établissement de voir le député Auclair faire rempart de toute son autorité contre les projets rectoraux. Je suis ravi de l'avoir tout d'abord alerté, puis ensuite convaincu. C'est vrai qu'on apprend tout par l'exemple. A suivre, avec grand intérêt.

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