Madame Mosnier
Mesdames et Messieurs les élus, Chers collègues,
Mesdames et Messieurs,
Je souhaite, en préalable à mon propos, excuser à leur demande la sénatrice-maire de Felletin Renée Nicoux, le sénateur, Président du Conseil Général JJ Lozach, et le député-maire de Guéret Michel Vergnier, qui devaient se rendre à Paris pour la rentrée parlementaire. Cette rentrée, c’est bien la première depuis longtemps qu’André Lejeune, récemment disparu et à qui toute la Creuse a rendu hommage hier lors de ses funérailles, va manquer. Il nous manque lui-même tellement.
Permettez-moi, au nom et en présence de mes collègues, c'est-à-dire au nom de la population que nous représentons, de vous souhaiter la bienvenue dans cet arrondissement où vous prenez vos nouvelles fonctions de sous-préfet.
C’est un moment important pour chacun d’entre-nous. Pour vous bien sûr, qui abordez une nouvelle étape dans votre carrière, qui vous voit quitter la préfecture de La Réunion, où vous occupiez les fonctions de directeur des Libertés Publiques, pour rejoindre votre nouveau poste ici à Aubusson. Pour nous également, attachés que nous sommes à la présence de l’Etat dans cet arrondissement, et à ce que cette présence s’incarne en un sous-préfet de plein exercice.
J’avais à cet égard manifesté mon inquiétude, et ce, à plusieurs reprises. En effet, Aubusson était apparue dans la liste des sous-préfectures susceptibles d’être proposées à des conseillers d’administration tel que le précisait le décret n°2007-1488 du 17 octobre 2007 complété par l'arrêté du 20 mai 2008. Le risque était donc réel que notre sous-préfecture n’abrite plus de sous-préfet, mais simplement, si je puis dire car ce n’est pas rien, un conseiller d’administration, qui n’aurait pas, comme vous le faîtes aujourd’hui, revêtu l’uniforme que vous portez. Et bien sûr, la différence ne se serait pas résumée à ce simple aspect vestimentaire. Je crois qu’il était important que le maire de la ville sous-préfecture exprimât fortement son hostilité à cette éventualité, portant ainsi la parole des collègues, comme d’autres auraient pu le faire. Je me félicite donc de vous accueillir ce matin, monsieur le Sous-Préfet , ce qui démontre à l’évidence que l’Etat m’a entendu, et nous a entendu. C’est ainsi que vous qui étiez conseiller d’administration avez été nommé sous-préfet par décret du président de la République le 26 août dernier. Nous sommes également sensibles à la courte période de latence qui vous sépare de votre prédécesseur, Bernard Bonnelle, même si nous, pas plus que l’Etat, n’avions d’inquiétude sur la qualité de l’intérim assuré par madame Bonnot, qui doit en être à son 16e sous-préfet !
Excusez-moi d’avoir un peu insisté sur ce point, monsieur le Sous-Préfet, mais vous comme moi n’ignorons pas l’importance de votre statut, tout comme ne l’ignorent pas les maires et les élus de cet arrondissement.
Oui, les maires de Creuse aiment l’Etat. Ils apprécient sa sollicitude, et nul doute qu’il ne vous faudra pas trop compter votre temps pour aller à leur contact, découvrir les communes, les entreprises, les associations de l’arrondissement, honorer de votre présence les manifestations.
Serez vous un sous-préfet administratif, conseiller, organisateur, prestataire pour les communes, culturel, économique, social, développeur, animateur ? Il y a dans cette énumérations bien des qualités attendues, je dirais même nécessaires, chez un sous-préfet, et pour dire les choses, il serait bien que vous soyez un peu tout cela à la fois.
Je fais vous faire une confidence, monsieur le sous-préfet, et en même temps un pronostic fondé sur ma modeste expérience : vous allez tomber sous le charme de la Creuse, sur son authenticité, la qualité de ses paysages, ses savoir-faire, ses projets, ses habitants. Tous vos prédécesseurs y ont succombé, vous n’y échapperez pas non plus, et j’ai bien senti, en discutant tout à l’heure avec vous, que ce virus, bénéfique celui-là, était déjà à l’œuvre !
De grands dossiers vous attendent d’ores et déjà. Je pense bien évidement à celui de la tapisserie, dont votre prédécesseur s’était occupé de l’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco, et singulièrement à la cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé, qui me tient particulièrement à cœur. Mais je n’ai pas là résumé les projets de l’arrondissement, j’en ai simplement évoqué un, certes emblématique à bien des égards. Il y en a bien d’autres, tous avec leur pertinence propre. Vous allez vous en apercevoir très vite, et je laisse le soin à chaque élu de vous en entretenir
Monsieur le sous-Préfet, nous ne sommes pas des gens très compliqués. Nous sommes convaincus que la maîtrise des besoins et des désirs est la condition du bonheur et le secret de la vie. Ce pourquoi nous nous battons, ce qui nous motive tous les jours dans notre action d’élus, au service de nos concitoyens, n’est pas exorbitant : de quoi pouvoir vivre sur le territoire que nous aimons. Pour cela, nous avons besoin d’un socle minimal de services publics, d’emplois et d’entreprises, d’accès aux moyens modernes de communication. Dans cette délicate alchimie, l’Etat républicain doit jouer un rôle impartial de régulateur, de péréquateur, d’incitateur, de partenaire.
Vous n’allez donc pas tarder à découvrir, monsieur le sous-préfet, et vous aussi madame, tous les avantages d’une affectation à Aubusson. D’autres l’ont mesuré avant vous, qui ont connu ensuite de très belles carrières. Je m’en entretenais avant l’été avec le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, qui m’avouait toute la nostalgie qui était la sienne de l’époque où il occupait les fonctions qui sont désormais les vôtres à Aubusson. Je pourrais citer d’autres exemples de hauts-fonctionnaires qui furent sous-préfet d’Aubusson, ce qui peut laisser à penser qu’il s’agit là d’une étape importante dans une carrière, voire probablement décisive. C’est tout le mal qu’on pourra vous souhaiter. D’ici là, il nous reste à travailler ensemble, dans l’intérêt de nos concitoyens. Je ne doute pas que j’exprime là un sentiment partagé .
J’arrête là mon propos, soucieux de la maxime creusoise, « grand diseu, petit faiseu ». Monsieur le sous-préfet, nous comptons sur vous pour être un « grand faiseu » !

rien a voir avec le nouveau sous prefet de la creuse j'ai entendu dire que au moins 7 magasins allaient etre fermer dans le centre ville avez vous une solution pour retablir se malaise....
Rédigé par : thelovecats | 16/09/2009 à 07:56
bonjour Michel,
notre section PS à Roubaix, emboîtant le pas de la section de Lys (blog de Jérome Dehaynin, que j'ai connu chez Dolez), précédant le vote du 1er octobre, vient d'adopter un motion demandant le non cumul immédiat.
Qu'en est-il de la vôtre ?
AS
le Belge
Rédigé par : Belgo5.0 | 20/09/2009 à 15:49