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Commentaires

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Robert

La gauche si elle veut gagner les élections doit d'abord faire le constat d'échec de la politique de SARKOZY
-échec de la politique de sécurité sur laqquelle il a basé toute sa campagne électorale,jamais l'insécurité a été aussi grande,les mesures plus que contestables et attentatoires aux droits de l'homme prises dans le cadre de la politique de sécurité n'ont eu aucun effet faute d'un volet prévention et réinsertion,d'ailleurs le fidéle HORTEFEUX a organisé un niéme réunion pour sermonner les responsables policiers et gendarmesques.
-La politique de l'emploi "travailler plus pour gagner plus" a connu également un échec cuisant,jamais le nombre de chomeurs n'a été aussi élevé et le MEDEF annonce 70000 disparitions d'entreprises.
-La taxe carbone étudiée par une commission présidée par Michel ROCARD, qui ferait mieux de prendre sa retraite, est une usine à gaz dont le seul but est de fournir de l'argent frais à l'Etat en faillite et dont l'impact sur l'environnement ainsi que l'a démontré Ségolène ROYAL sera nul.
Ces constatations faites, la gauche devra étudier et proposer aux français un véritable contre -programme ainsi que les dirigenants du PS semblent vouloir le faire,mais ce programme ne devra pas être une émanation du PS seul sinon il échouera,le dialogue à gauche devra être largement ouvert,sans exclure le MODEM.

CHRISTOPHE

"En sauvant le PS, les élections primaires ouvertes installent la démocratie d’opinion. A partir du moment où l’on confie aux électeurs la sélection des candidats à l’élection présidentielle, on lance un puissant mouvement : si le système fonctionne et mobilise, comme c’est logique, il tendra inéluctablement à se généraliser. Pourquoi sélectionner un candidat au palais de l’Elysée et s’interdire de le faire pour les mairies ou les présidences de conseils généraux et régionaux ? La France de gauche va ainsi faire ses débuts en démocratie à l’américaine : un parti d’électeurs, intermittent, épisodique, s’éveillant au moment des campagnes, somnolent entre-temps ; des militants confinés au rôle de techniciens d’entretien, des sympathisants tous puissants formés, informés et déformés par la télévision. Le PS ne le sait pas encore mais il va devenir un parti de téléspectateurs. C’est la victoire de l’émotion sur la raison. C’est l’effacement de la démocratie représentative, l’enterrement des corps intermédiaires. C’est l’achèvement d’une République intégralement présidentielle. D’un Consulat." Texte d'A. Duhamel dans Libé. A.D. n'est ni un enfant de coeur ni de choeur contrairement à son visage placide. Je pense qu'il risque d'avoir bonne vue.

michel moine

Alain Duhamel exprime un point de vue dont on comprend bien l'objectif: essayer d'allumer un contre-feu à une démarche qui renforce l'unité de la gauche. Ce supporter de Bayrou ne souhaite pas d'un débat gauche-droite, où son champion n'aurait guère d'espace politique. Qui contestera que les Etats-Unis, dont il prend exemple, est une grande démocratie, où même un candidat issu d'une minorité ethnique peut être élu président ? Par ailleurs, il ne semble pas que les corps intermédiaires nord-américains soient réduits à un simple rôle représentatif, mais sont effectivement un contre-pouvoir face au président. Et ce, peut-être même de façon bien plus efficace que dans notre république bi-camériste française, où c'est à notre initiative que le rôle et les pouvoirs du Président ont été sérieusement renforcés.

La démonstration de Duhamel est donc une démonstration spécieuse, de droite, à laquelle on est libre d'adhérer, ou non. Que celà soit dit clairement !

Robert

D'accord avec toi Michel,la toute puissance des Partis est un danger pour l'équilibre des institutions et avec le systéme actuel qui consiste à n'offrir qu'une alternative aux électeurs: soit un président UMP, soit un président PS, on est en monarchie quinquennale référendaire,c'est ce systéme qu'avec Ségolène ROYAL beaucoup d'hommes et de femmes de gauche veulent changer car ils ont bien compris que c'est une question de survie pour notre démocratie.

René-Pierre

Je pense également que l'Université de La Rochelle a remis les pendules à l'heure. Il fallait sonner la fin de la récréation et retrouver le chemin de la vraie rénovation, celle qui va redonner au PS d'abord, à la Gauche ensuite, la force et la crédibilité face à un camp de droite rassemblé au dela de la vraisemblance. Les Primaires, d'abord, avec un débat public où idéologie et alliances seront posées. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut se heurter de façon frontale avec le capitalisme financier (lire à ce sujet le remarquable article de Jacques JULLIARD dans le Nouvel Observateur) et renouer avec les idéaux socialistes en la matière. Je suis de ceux qui pensent que la laïcité, si bien défendue dans un précédent billet par Michel MOINE est une des parties importantes de notre contrat républicain. Je suis de ceux qui pensent que le développement et la croissance doivent être redéfinis dans une optique écologique et durable, sans sacrifier la justice sociale qui doit rester notre alpha et oméga. Je suis de ceux également qui constatent que l'Europe bâtie par la droite, avec malheureusement le soutien de beaucoup de sociaux démocrates européens sacrifie le bonheur des peuples sur l'autel d'une idéologie libérale qui vient de montrer son inefficacité et son injustice. Sur tous ces problèmes, nous aurons un débat, et un vote, lors de primaires. Le problème des alliances viendra après, car l'on verra bien qui adhère à ces principes. Parler d'alliance avec le MODEM alors que ce mouvement n'est pas très clair sur tous les points évoqués plus haut me paraît bien hasardeux, et de nature à fausser le message que la Gauche entière doit porter. Au travail !

Robert

La réaction de Xavier BERTRAND appelant les électeurs du MODEM à voter pour l'UMP en déclarant que les dirigeants de ce Parti ont trahi leurs idées est parfaitement significative du danger que présente pour la droite une alliance large de la gauche et de tous les démocrates qui rejettent la politique ultra-droitiére de SARKOZY.
Cette réaction apporte la preuve également que les quelques ralliements individuels d'hommes dits de "gauche" à la droite ne font pas illusion alors que celui de DE VILLIERS démontre sa vraie nature.
Arrétons de suspecter sans cesse le MODEM qui a rompu définitivement avec la majorité,certes il ne partage pas toutes les idées des socialistes mais c'est aussi le cas des Verts,des Radicaux de Gauche des Communistes,des Chevénementistes et cela ne doit pas les empêcher de s'unir pour battre la droite et instaurer une société plus juste et plus humaine,la gauche n'est pas un mythe sacré mais un état d'esprit philosophique qui prône la justice et la solidarité et sur ces idées fondamentales elle peut rassembler une large majorité de français.

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