Le coût de la présidence française de l'Union européenne a de quoi indigner, en période de crise d'une part, et de stigmatisation des collectivités locales d'autre part.
Il semble que Nicolas Sarkozy soit désormais un habitué du chiffre 170.
170 % d'augmentation de son indemnité de Président de la République il y a deux ans.
170 millions d'euros pour les 6 mois de présidence de l'Union européenne avec , cerise sur le (gros) gateau, un repas des chefs d'Etats de l'Union pour la Méditerranée à 1.010.256 €, soit un coût par convive de plus de 5.000 €. Sans parler l'installation d'une douche à 245.000 €.
Tout celà est-il bien décent, alors qu'on nous parle faire disparaitre 3.000 élus départementaux et régionaux pour une "économie" de 70 millions par an ? Chiffre à mettre en regard du copieux budget de l'Elysée, lui aussi atteint d'une inflation galopante depuis deux ans et demi, de 100 millions d'euros par an ?
C'est bien une douche froide pour les Français, et une dépense bien indigeste alors que le nombre de chomeurs a progressé de 25 % en un an.
C'est ce qu'on appelle atteindre des sommets. Mais seuls nos concitoyens sont privés d'oxygène .

Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. Comment pourraient-ils encore avoir le sens de l'argent, eux qui n'en ont jamais manqué. Quant aux valeurs, à la décence, on peut toujours réver.
Quand on sait que Sarko père est fier de l'éducation de ses enfants à qui il a appris à aimer les femmes et l'argent, on ne peut que regretter d'être gouverné par un type très représentatif de la société de consommation dans laquelle nous vivons, où les femmes sont un produit de consommation comme un autre et l'argent se dépense sans compter...
Enfin, quand on sait que 90% des élus sont des bénévoles, c'est l'hopital qui se moque de la charité.
Rédigé par : Cécile | 02/11/2009 à 21:49