Eric Raoult n'en démord pas : tout écrivain distingué par un prix littéraire français est tenu à un devoir de réserve vis à vis du gouvernement de notre pays !
Lui qui en Juin 1988 déclarait sur Antenne 2 préférer le charme de Marie-Caroline Le Pen à celui d'Isabelle Thomas, vient ainsi d'écrire à Frédéric Mitterrand pour se plaindre des prises de positions de Marie Ndiaye, récente prix Goncourt. Le 30 août dernier, dans les Inrocks, l'auteur de "trois femmes puissantes" déclarait l'horreur que lui inspire la France "monstreuse" des Sarkozy, Hortefeux et autres Besson. De quoi faire bondir, quoiqu'avec retard à l'allumage, le député-maire du Raincy.
Jamais en manque d'inspiration, Eric Raoult invoque donc un nouveau devoir de réserve pour les lauréats de prix littéraires, comme le Goncourt, au motif que leur expression "doit respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays ." A l'heure du débat sur l'identité nationale, Eric Raoult y apporte une intéressante contribution, qui n'est pas sans nous rappeler cette France que certains exaltaient il y a 60 ans, cette France de toujours, de ces bonnes valeurs familiales dont la censure était le pilier. Une bonne époque, où seuls les auteurs officiels avaient la parole, pour chanter les mérites du chef de l'Etat, par la stigmatisation de l'Autre, de l'Etranger. Une époque où d'ailleurs on pouvait se sentir étranger dans son propre pays, et même être persécuté comme tel...
Marie Ndiaye a dit la vérité, certes la sienne, mais celle-ci a-t-elle moins d'importance que celle de monsieur Raoult ? Celui-ci aurait-il eu la même réaction avec un autre auteur, comme se le demande Tahar Ben Jelloun, académicien Goncourt ?
Marie Ndiaye doit donc être exécutée. A tout le moins bannie. Ce qu'elle s'est employée elle-même à faire il y a deux ans en élisant domicile à Berlin.
Des gens comme ça, il faut les renvoyer dans leur pays ! Eric Besson est là pour ça...Qu'attend-il ?
Marie Ndiaye est française, née en France. Pour autant le prix Goncourt n'est pas le concours Miss France, estime Patrick Rambaud, académicien Goncourt. "Le Goncourt n'est pas la voix de la France", renchérit Bernard Pivot, également académicien Goncourt.
Alors oui, c'est bien monsieur Raoult qui porte atteinte à la cohésion nationale et l'image de notre pays, quand il s'attaque à la liberté d'expression, quand il s'attaque à l'un des fondements de notre identité nationale.
" On voit surtout que cet homme ne connaît vraiment rien au milieu littéraire..." conclut Bernard Pivot. On peut se demander ce qu'il connait de la liberté et de la république. On n'oubliera pas que, le 31 octobre dernier, monsieur Raoult avait estimé publiquement tout à fait normale l'expulsion de Tunisie de la journaliste du Monde Florence Beaugé. C'est vrai que 90 % à l'élection présidentielle, comme Ben Ali, c'est de l'identité nationale !
Alors raciste, monsieur Raoult ? Oh que non ! il n'aime tant rien de plus que les maroquins...

Les gouvernements autocratiques n'ont jamais pu supporter la liberté d'expression et celui qui sévit actuellement en France en apporte la preuve avec les RAOULT,HORTEFEUX,BESSON et surtout leur grand inspirateur SARKOZY.
Une France xénophobe aux relents pétainistes est en train de s'installer,reniant toutes ses traditions de patrie des Droits de l'Homme et de la Liberté.
Rédigé par : Robert | 11/11/2009 à 09:00
Ah!le devoir de réserve!quelle belle expresssion qui signifie simplement:"ferme ta g.....";et là tout le monde comprend.Le fameux devoir de réserve s'appliquerait à certaines personnes en raison de la place qu'elles occupent (je pense en particulier à de nombreux fonctionnaires)mais la réaction de gens comme monsieur Raoult diffère selon le sens que vous donnez à vos critiques.Si elles sont positives,alors c'est parfait,vous êtes apprécié.Si elles sont négatives,c'est la menace,voire la sanction qui s'abat.Et pourtant,dans un cas comme dans l'autre,vous avez transgressé votre devoir de réserve
Rédigé par : Carte | 11/11/2009 à 14:52
Bonsoir ! Raoult est un ancien du groupuscule fascisant Occident après Mai 68 (et dissous dans les années 70). Un dangereux ! Il y était avec son pote Madelin entre autres.
No pasaran à ces nostalgiques du pétainisme, ces ultras de l'identité nazionale fanatiques et de l'ultra-libéralisme en matière économique !
Salutations Anarchistes !
Rédigé par : Alayn | 15/11/2009 à 01:41