La Creuse est la première et grande victime du déménagement du territoire.
Au nom de la sacro sainte rentabilité, les services publics sont vidés de leur substance, « allégés » et « dégraissés » sans tenir compte de leur structure et de leur spécificité.
N’oublions pas le proverbe chinois qui dit « lors d’une famine, les gros maigrissent, les maigres meurent ».
C’est le risque qu’encoure notre département avec ses 120 000 habitants : la suppression des bureaux de poste, la fermeture des écoles, la réorganisation judiciaire et maintenant le volet santé dans l’objectif du gouvernement.
On risque de voir disparaitre un service de radiothérapie important et performant de l’hôpital de Guéret.
La Creuse doit bénéficier d’un traitement inégalitaire : à titre d’exemple, le département du Nord compte 23 députés, il en perdra 3 soit 13 % ; la Creuse : 2 députés, elle en perdra 1 soit 50%. Où est l’égalité ?
Les normes applicables de façon systématique ne peuvent être mises en oeuvre dans notre département sans risque de démembrement irréversible !
La population doit réagir comme elle a su le faire lors de la grande manifestation de Guéret pour la défense des services publics pendant qu’il est encore temps.
André Renaux

Lorsque à l'initiative de Françoois MITTERRAND Pierre MAUROY a fait décider la décentralisation nous avons tous eu un grand espoir; celui de voir l'Etat jacobin et napoléonien faire place à un Etat décentralisé rapprochant les pouvoirs de décision des citoyens, aujourd'hui cet espoir est déçu car nous assistons à une recentralisation qui profite aux capitales régionales, à une prise en main par le pouvoir de la Justice et à la création de structures technocratiques comme les ARH qui ne tiennent aucun compte des avis de élus.
Ces élus membres des Conseils d'administration des hopitaux devraient démissionner en bloc laissant à l'Etat la responsabilité des mesures désastreuses qu'il prend et qui conduiront de fait à l'abandon de parties entiéres du territoire national.
Rédigé par : Robert | 17/12/2009 à 18:41
Allons,allons amis creusois,rassurez-vous,le député de la seconde circonscrition veille sur votre département et si les choses s'arrangent pour l'hôpital de Guéret je le vois très bien s'attribuer la paternité du succès.En bon coucou qu'il est,il a l'habitude de ce genre de comportement.Ceci dit revenons à des choses plus sérieuses et constatons avec inquiétude que les mauvais coups portés par ce gouvernement à notre département continuent de plus belle.La Creuse perd ses services publics,se désertifie,mais cela n'émeut personne au plus haut niveau de l'état.Sommes-nous voués à la disparition?je vais finir par le croire.Pourquoi?Je n'ai pas la réponse,mais le député -maire de Cressat va sans doute éclairer ma lanterne
Rédigé par : Carte | 17/12/2009 à 20:30
En guise d'écho à ce nouvel article, ou plutôt devrais-je dire en guise de cerise sur le gâteau du grand déménagement de la Creuse : l'annonce de la fermeture du centre de radiothérapie de l'hôpital de Guéret le 30 juin 2010 constitue un nouveau coup bas ! Ainsi en a décidé l'Agence régionale de l'hospitalisation ! Il est vrai que ce centre doté d'un accélérateur bi-énergie de dernière génération, d'un scanner de centrage et d'un personnel compétent, ne reçoit pas assez de patients au goût de certains. Quoi qu'il en soit à partir de juillet 2010 il faudra à tout patient creusois compter sur les déjà engorgés centres de radiothérapie de Montluçon et de Limoges pour se faire soigner (sans mentionner les frais de déplacement quotidien). Voila bien une décision qui contraste avec les ambitions du plan cancer annoncé en grandes pompes il y a peu par notre omniprésident. Un nouveau sujet de mobilisation, vital de surcroît !
Rédigé par : JBX23 | 17/12/2009 à 21:42