C'est un peu l'esprit de la remarque de Pascal Clément, député de la Loire, ainsi exprimée : "Quant à Mme Merra, Verra, je ne sais même pas son nom... ".
Rare élégance de la part de l'ancien garde des sceaux, à la sortie de l'hémicycle, alors que ses propos avaient suscité le départ de la secrétaire d'Etat aux ainés de la réunion de groupe ump à laquelle elle assistait. "Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ce ne sera plus la France".
Décidement, ce pseudo-débat sur l'identité nationale n'a de national que la catastrophe qu'il incarne. Les dérapages succèdent aux dérapages, les relents racistes aux relents racistes. On voudrait redonner du tonus et de la pertinence aux idées du front national qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Il est temps de mettre un terme à ce débat, notamment dans ses dérives médiatiques, qui en semblent l'unique finalité .
Il suffit de voir le peu de cas que monsieur Copé fait du travail de la mission parlementaire sur la burqa, laquelle devait rendre ses conclusions fin janvier. Patatras, monsieur Copé vient d'annoncer le dépôt en janvier d'une proposition de loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public, sans attendre ces conclusions, et piétinant ainsi allègrement le travail auquel s'était sérieusement livré la mission parlementaire.
Bref , ce débat, c'est le grand n'importe quoi. Et le grand n'importe quoi n'est pas constitutif de notre identité nationale. C'est pourquoi il faut qu'il cesse.
«Qu’un ancien garde des Sceaux tienne ces propos anti-laïcs dans une enceinte symbole de la République comme l’Assemblée nationale, c’est insupportable! C’est ça la démocratie?» Pas mal vu, votre définition de l'identité nationale, madame Berra, avec en son point d'équilibre la laïcité. Vous gagnez à être connue, et pas seulement de Pascal Clément...

Commentaires