Bien que cette question puisse paraitre un peu décalée au moment où le débat sur l'avenir du systême de retraites par répartition occupe, à juste titre, l'attention de tous, il ne me semble pas totalement anodin de revenir sur la question du non-cumul, par les parlementaires socialistes, d'un autre mandat électif exécutif.
Martine Aubry, rencontrant les sénateurs socialistes, a rappelé que cette question avait d'ores et déjà été tranchée par les militants, à une majorité incontestable. On aura bien noté que certains étaient tentés par un certain oubli de l'expression démocratique militante. Se voulant à l'avant-garde de la rénovation politique dans notre pays, et en préfiguration d'une future disposition républicaine, les socialistes ont souhaité que les parlementaires n'exercent à l'avenir que ce seul mandat, à l'exception de celui de maire, ou de président d'exécutif départemental ou régional.
C'est à mon sens une bonne disposition, qui devra s'appliquer dès les prochains renouvellements électoraux. Inutile de rappeler qu'en Droit Français, un mandat impératif est nul. Il ne serait pas justifié de vouloir que dès à présent, les parlementaires se désaisissent d'un mandat confié par les citoyens. Le contrat passé à cette occasion avec l'électorat doit être mené à son terme, ce qui est la moindre des choses.
Rien n'interdirait cependant, si l'élu le souhaite, qu'il puisse passer la main à un successeur préparé, qui pourrait affronter le prochain scrutin dans les meilleures conditions pour l'emporter. Cette configuration s'est d'ailleurs déjà produite dans notre département.
De la même manière, rien n'interdirait aussi à ce que cette "règle" s'applique aussi pour des mandats locaux. Mais là aussi, entière liberté sera laissée à chacun d'en apprécier l'opportunité.

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