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Commentaires

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Eric Pastyka

Un excellent billet qui pourrait tenir lieu de discours le 14 juillet ...

Jérôme Mathias Bel

Merci: un billet bienvenu après le précédent et l'outrance de certains commentaires où le populisme le dispute encore à l'idéologie, deux aspects d'une sorte de sous-Dieu Janus mais néanmoins terriblement enkysté dans notre modernité.

Car aucune démagogie n'est jamais recommandable: de contre-vérités historiques en impensés dogmatiques, c'est à un lent et sournois révisionnisme des valeurs de la République que concourt toute facilité de désigner encore des boucs-émissaires sans nul distingo ou avec force amalgame.

Il se trouve que, désormais, la vindicte présente presque multilatéralement un double visage qui tient lieu, tantôt d'exercice défoulatoire somme toute immature, tantôt d'application coercitive d'un pouvoir "au Kärcher".

Ses deux faces affichent tour à tour le même principe de mépris envers l'hétérogénéité de la société civile, alors stigmatisée dans un périlleux "en dehors de soi" d'autant plus suspect ainsi d'un tel déni en propre que la psychologie l'a pourtant depuis longtemps nommé.
Il serait presque possible d'appeler cela un "syndrome onfraysien" s'il n'était difficile, dans le désarroi généralisé que chacun perçoit s'il veut s'en donner la peine, d'en rire.

Là un fonctionnaire pointé comme coûteux, ici un élu révélé à la hâte comme corrompu: nous assistons à l'établissement d'une pratique quasi sociopathique mais généralisée en guise d'identité culturelle et politique. La plus réelle indigence se trouvant alors la mieux partagée au monde de la spectacularisation plus ou moins virtuelle de soi dans un anonymat somme toute confortable et dont l'apparition médiatique du terme "gouvernance" avait pourtant déjà dit, à l'échelle du nombre de toutes les victimes d'alors, malheureusement vite oubliées, la profonde et mesquine nature pseudonymique.

N'oublierait-on pas plutôt de se demander quelle était déjà la véritable identité politique de ce gouvernement où nominativement siégeaient en première mouture Sarkozy, Fillon, Alliot-Marie, Bachelot, Devedjian, Darcos, Borloo... avant qu'au jeu des chaises musicales que l'on voudrait aujourd'hui faire passer par une éthique trop fraîchement réchauffée, piètre gouvernance au micro-ondes, pour une volonté d'exemplarité à coups d'évictions trop circonstancielles pour être désormais crédible, avant que donc ce refrain de Raffarin ne soit repris par les choristes métissées de Nicolas Sarkozy dans le grand show que lui seul intitula 'Bling-Bling' pour le plus grand bonheur de ses électeurs? Le tour de passe-passe d'envergure n'avait-il pas déjà commencé avec alors aussi Bertrand & Woerth en troisième mouture?

Jérôme Mathias Bel

(Suite)
Quelque esprit perspicace, plutôt que de conspuer dans la calomnie post-mortem reconduisant autant d'approximations hâtives que le gouvernement actuel à propos des journalistes et des magistrats (cf : l’usage insigne du terme « fasciste »), une âme consciencieuse donc ferait peut-être mieux de se souvenir que le 3 février 2004 le géant de la cosmétique L’Oréal annonça la restructuration de son capital très brièvement et dans la nuit: la famille Bettencourt et le groupe Nestlé,qui détenaient ensemble la majorité de L’Oréal par l’intermédiaire du holding de contrôle Gasparal,la possédent depuis directement. Ce tour de passe-passe étant accompagné d’un engagement de conservation de titres, les Bettencourt bénéficiant d’un abattement de 50 % de la valeur taxable à l’impôt sur la fortune (ISF). Ils ne seront pas tenus de payer de frais pour cette transaction grâce aux nouvelles dispositions introduites dans la « loi pour l’initiative économique » du 1er août 2003, concoctée quelques mois auparavant. Une loi sur mesure en quelque sorte, haute-couture garantie "fait maison".

Ainsi, le manque d'éthique politique de la tradition cagoularde, si l'on prend la peine de l'étudier précisément chez L'Oréal, n'a rien de surprenant (et rien de comprommettant pour la gauche) lorsqu'en fait, il s'agit désormais pour elle de sauver, non pas le soldat Woerth mais le capitaine Fillon. Quitte à récupérer la France Libre le 18 juin dernier... Il faut dire que de ce côté-là, "on" n'est plus à un escamotage près, financier ou historique.

Mais, justement comme aux plus tristes heures de l'Histoire française, infoutu d'affronter autre chose que son manque d'ambition, "on" dénonce puisque "on" n'est pas capable d'ainsi énoncer autre chose que son propre aveu d'impuissance, laquelle, Ô Ironie, s'avère alors le plus souvent... choisie!

A l'heure où la collusion entre intérêt personnel et service public semble tardivement offusquer cette "opinion" qui, pour rassurer sa propre confusion dans un fantasme d'une fusion entre "fric-roi" (sic) & administration légale, se livre sans plus de recul qu'une Ministre de la Santé se ruant prioritairement au chevet de milliardaires footeux aux moeurs sordides alors que son portefeuille sacrifie la médecine de proximité (pour ne rien dire d'un Président de la République convoquant l'un de leurs représentants quand 2 millions de citoyens défilent angoissés d'un avenir très incertain), il est affligeant de constater que l'affichage pourtant très précoce d'un mépris de caste qui résonne encore de l'obscénité de son "je ne vous mentirais pas" , vite avalé par la majorité béate de fourchettes en mains aux aises des lieux de paraître de l'industrie du luxe qui fait encore l'admiration du plus grand nombre, cette arrogance consommée d'emblée semble donc ne susciter depuis qu'une modélisation équivalente à son consubstantiel mépris de la part de ce qui prétend, ainsi très contradictoirement, s'y opposer.

Jérôme Mathias Bel

(Suite et fin)
En effet le "bouclier fiscal" ressortit à une forme de dogme. Et c'est bien le contenu de ce dogme qu'il s'agit de savoir lire au-delà de la restauration rapide d'un politique, prêt à emporter (à s'emporter?) dans l'oubli de la véritable assiette, fiscale celle-là. Mais c'est à croire que, face à ce bouclier-là, la logique s'est dramatiquement inversée au point que les "héros" d'aujourd'hui sont des Persées qui n'ont nul besoin de miroir pour être médusés, pétrifiés qu'ils sont par leurs propres boucliers depuis trop longtemps alors mal polis.

Dans l'histoire de la Vème République, jamais plus que depuis trois ans, la formule sadienne "Français, encore un effort pour être républicains!" n'aura eu autant de pertinence et puisque tout un chacun peut constater qu'au moins une chose n'a pas changé: outrager les victimes se fait toujours par le mépris que l'on a d'elles, mépris d'autant plus inadmissible de la part de ce qui est à l'origine de leur condition de victime. Et d’outrage à outrance, la frontière est mince.

La question ne devrait-elle pas enfin se poser ailleurs qu'au banquet platonicien d'une République qui rime toujours trop avec polémique?

Pourtant Aristote distinguait déjà une légitimité des représailles:

« V. Celui qui outrage méprise. En effet, l'outrage c'est le fait de maltraiter et d'affliger à propos de circonstances qui causent de la honte à celui qui en est l'objet, et cela dans le but non pas de se procurer autre chose que ce résultat, mais d'y trouver une jouissance. Ceux qui usent de représailles ne font pas acte d'outrage, mais acte de vengeance.
VI. La cause du plaisir qu'éprouvent ceux qui outragent, c'est qu'ils croient se donner un avantage de plus sur ceux auxquels ils font du tort. Voilà pour quoi les jeunes gens et les gens riches sont portés à l'insolence. Ils pensent que leurs insultes leur procurent une supériorité. À l'outrage se rattache le fait de déshonorer, car celui qui déshonore méprise, et ce qui est sans aucune valeur ne se prête d’aucune estimation, ni bonne, ni mauvaise."('Rhétorique', II, 2, traduction de Ch. Emile Ruelle)

Pour conclure: quand le "’casse-toi pauvre ... !" émane du pouvoir lui-même, il s'agit de savoir y opposer autre chose qu'une capacité à donc se défiler à peu de frais et quitte à défiler.

Emmanuel Chaumery

Hello Michel,
Comme je le disais sur lepost.fr, on a quasiment toute la matière pour faire appliquer les articles 113-1 et 117 du code électoral et faire invalider l'élection présidentielle mais qui le ferait ?

Robert

Un des signes les plus inquiétants actuellement est la volonté de recentraliser:
Volonté du gouvernement de casser les départements avec ce projat de loi farfelu sur les conseillers territoriaux qui siégeraient tantôt à Guéret tantôt à Limoges et en fait ne seraient nulle part,réforme qui conduira à court terme à la suppression de l'échelon départemental.
Recentralisation au profit du pouvoir central des pouvoirs régionaux,j'en ai eu la preuve cette semaine lors d'une réunion ce la Commission Départementale des personnes handicapées,l' A R S conculte pour les postes à la Commission Régionale mais les décisions sont prises d'avance et les propositions des commissions départementales ne sont que des avis que le directeur régional peut suivre ou non,telle est la nouvelle forme de la démocratie Sarkozyste.
Les schémas proposés dans le milieu sanitaire et médico social ne sont pas encourageants,la suppression de la clinique de la Croix Blanche aprés la radio thérapie de Guéret parait inévitable et on peut même à la longue se poser des questions sur certains service de l'hôpital de Guéret compte tenu des quotas d'interventions imposés,pourras-t-on un jour porchain encore se soigner en Creus ?
Enfin avec la procédure d'appel à projets la privatisation accélérée du secteur hospitalier et médico social

Cécile Fortineau

Très belle note Michel effectivement, sur le fond et la forme... Je suppose que tu as entendu notre président ce soir. maintenant à chaque fois que je l'écoute (je trouve souvent ce qu'il va répondre aux questions), je m'attache à comprendre comment il arrive à convaincre beaucoup de français et ce soir, je l'ai trouvé encore très bon communiquant, malheureusement dans le monde d'aujourd'hui c'est un critère prépondérant... Mots simples et même fautes de conjugaison comme d'habitude, arguments simples voire simplistes, j'imaginais tous ceux aussi qui trépignaient dans leur fauteuil à subir ce discours-là encore...

Mais bon, il va falloir le battre en 2012 et à l'entendre comme ce soir, je me dis que ce n'est pas fait encore, il est habile, un peu pour les vieux (réforme sur la dépendance), un peu pour les agriculteurs (quel culot), etc... Force est de reconnaitre qu'il est très bon dans le genre... "Je fais comme ça car on ne peut pas faire autrement, les allemands le font, je prends modèle sur les meilleurs", c'est assez implacable et il faut être bon en face, irréprochable notamment. Quand j'entendais tout à l'heure Benoit Hamon critiquer à juste titre le soudain blanchiment de Woerth par une étude de l'inspection des finances, donc par son successeur à Bercy, je n'ai pu m'empêcher de penser aux bidouillages internes du PS quand on veut qu'une certaine vérité sorte (c'est Martine et puis c'est tout). STOP

Je suis d'accord avec toi, le "tous pourris" progresse sans doute et bien qu'apparemment Marine Le Pen n'en profite pas trop pour l'instant, il est à craindre un 2002 bis. Sarkozy a aussi réussi à mouiller nombre de ministres issus de la gauche dans sa politique et donc bientôt dans son bilan...

ça donnerait envie de monter dans 2 jours à Paris avec nos fourchettes contre leurs bazookas, pour remettre les pendules de notre beau pays à l'heure... après tout la révolution française c'était bien cela. "Ensemble, tout devient possible", un slogan qui irait si bien à la Gauche... pour gagner!

Jérôme Mathias Bel

(suite et fin)

C'est cette réalité-là que le Président de la République a camouflé sans vergogne hier au soir, avec l'assentiment médiatique d'un journalisme qui n'a plus de tel que le maquillage de plateau-télé: pour sa relance le néoconservatisme sarkozyste n'a jamais eu comme futures parts de marché autre chose que celles qu'il a toujours ambitionné de s'octroyer par le sabordage de ce que plusieurs générations de citoyens ont pourtant payé!

La question a se poser d'urgence dans cette "République abîmée" (mise en abîme?), dans cette "République des amis" (sic), c'est surtout celle-ci, loin du faux pédagogue Sarkozy expliquant quinze ans trop tard mais par trois fois à qui ne veut que l'entendre que le marché est global, qu'Internet existe etc. etc.: quand est-ce qu'en tout domaine de la vie sociale, sera-t-on enfin décidé à penser & à agir en terme de refondation plutôt qu'en terme de réforme? Si ce n'était l'écho morbide de ce dernier terme qui laisse déjà accroire que la République part à la réforme comme un vieux cheval méprisé part à l'abattoir, on croîrait rêver tant cet habile blah blah ne puise toujours son manque d'inspiration qu'au niveau de ce qui constitue depuis toujours son modèle idéologique et dont il demeure en quelque sorte l'écho français, à savoir le néoconservatisme trouble de Bush&Co dont le monde entier paye aujourd'hui et pour longtemps les erratiques décisions d'incivils profits immédiats.

Et il faudrait encore avoir la patience de croire que Nicolas Sarkozy dit la vérité quand il affirme les yeux dans la caméra qu'il n'est pas un idéologue?!

Mais qu'importe aux "amis du Président" (ainsi nommés publiquement par lui-même hier), la déliquance financière étant absoute d'un coup d'écran de fumée magique, le secteur de la santé, une fois privatisée, sera bientôt, avec l'éducation dans sa version communautariste, un lucratif jackpot pour les soutiens de ceux qui ont le culot de vouloir donner des leçons de gestion aux régions qu'ils démembrent pour mieux se garantir l'atteinte de tels objectifs à très moyen terme.

Un exemple "de proximité"? On se contentera donc de l'indistinction critique de cet article du 'Monde':
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/12/revolte-des-elus-de-la-creuse-apres-la-fermeture-d-un-centre-de-radiotherapie_1387104_823448.html

françois

L'ancien ministre Teulade renvoyé devant le tribunal

source : Le Figaro


Le sénateur PS de la Corrèze est accusé de détournement de fonds.

En termes de communication, cela tombe mal pour l'opposition et plutôt bien pour la majorité. À moins que cela n'alimente un peu plus la rengaine du «tous pourris», reprise par les extrêmes… En pleine polémique Woerth-Bettencourt, la gauche se retrouve face à ses propres affaires. L'ancien ministre socialiste René Teulade a été renvoyé le 2 juillet devant un tribunal, avec sept autres personnes, pour abus de confiance, a révélé lundi Le Parisien. La justice le soupçonne d'avoir profité d'avantages indus comme président de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP). La procédure a mis plus de dix ans à aboutir.

Au PS, on ne faisait lundi aucun commentaire. À 79 ans, René Teulade est sénateur PS de Corrèze, premier vice-président du conseil général et maire d'Argentat, dans ce même département. Il a été ministre des Affaires sociales du gouvernement de Pierre Bérégovoy (1992-1993). Il est reproché à René Teulade, en tant que président de la MRFP de 1974 à 1992 puis président d'honneur de la mutuelle, d'avoir détourné des fonds de la mutuelle, notamment via des indemnités, la mise à disposition d'un appartement rue de Solferino à Paris et d'une voiture de fonction, et enfin l'usage d'une carte bancaire de la mutuelle.


Rémunération d'une salariée

René Teulade a ainsi obtenu des indemnités de sujétion, de représentation et de mission conseil pour plus de 45.000 euros et engagé des dépenses de plus de 33.000 euros réglées avec une carte bancaire de la mutuelle, a relevé la juge d'instruction parisienne Sylvia Legendre dans son ordonnance.

«Le principe est la gratuité de la fonction», or les administrateurs se sont servi des fonds de la mutuelle «à des fins qui n'étaient pas prévues par la législation en vigueur», y explique-t-on.

Les huit prévenus devront également s'expliquer sur la prise en charge par la mutuelle entre 1994 et 2000 de la rémunération d'une salariée qui n'a, en réalité, jamais travaillé pour la MRFP.


«Non-lieu partiel»

Joint par l'AFP, René Teulade n'a pas souhaité réagir officiellement. Il a précisé simplement avoir bénéficié d'un «non-lieu partiel» dans cette affaire. Son avocat, Me Jean-René Farthouat, a rappelé pour sa part que son client contestait «formellement les faits qui lui sont reprochés». «Nous démontrerons sans peine que les préventions ne sont pas fondées», a-t-il ajouté.

Pour les sociétaires de la mutuelle qui avaient porté l'affaire devant la justice, «c'est une victoire qui se conjugue avec une autre décision prise récemment par la Cour administrative d'appel qui condamne l'État pour faute lourde et va permettre aux victimes de réclamer une indemnisation», a estimé leur avocat, Me Nicolas Lecoq-Vallon.

Robert

Je regrette Cécile mais le fameux "communiquant" en a pris un sacré coup dans l'aile on le sent peu sur de lui et employé à colmater les brêches.
La Gauche devrait faire preuve de plus d'énergie et rappeler ce qui a été passé sous silence:l'insufisance et l'injustice de la réforme des retraites,le financement occulte présumé de l'UMP et pourquoi ce grand "honnête homme" de WOERTH dont l'essentiel de la mission est de recruter des fonds pour son parti ne s'est pas préoccupé du fait que Liliane BETTENCOURT n'avait pas été contôlée depuis des années !

Robert

La série noire continue pour Nicolas SARKOZY:
L'affaire WOERTH loin d'être terminée connait de nouveaux rebondissements avec la cession de l'hippodrome de Chantilly (Le Canard Enchainé).
Sa prestation télévisée a été jugée peu convaincante par 57 % des français Le feuilleton judiciaire de l'affaire BETTENCOURT se poursuit avec une sitaution juridique inédite,le Procureur liè hiérarchiquement au Garde des Sceaux ouvre plusieurs enquêtes préliminaires alors que la Présidente du Tribunal poursuit l'instruction, confortée en cela par un Arrêt de la Cour d'Appel.Compte tenu des déclarations graves de certains témoins il n'est pas admissible comme l'affirment la totalité des Syndicats de magistrats qu'un Juge d'instruction ne soit pas nommé, comme si on voulait étouffer l'affaire.
Enfin l'élection d'une candidate vert dans la trés à droite ancienne circonscription de Madame BOUTIN est un signe de désaveu net pour la majorité.
On sent se dessiner une nouvelle donne politique,la Gauche peut gagner en 2012 mais elle le devra surtout à ceux ou celles qui tiennent un langage moderne: Ségolène ROYAL qui remonte fortement dans les sondages,Eva JOLY qui si elle était à la Justice n'hésiterait pas à donner un grand coup de balai ,Arnaud MONTEBOURG avec son franc parler etc...
On pourra oublier l'élection cantonale de Chénérailles mal préparée par une Gauche divisée avec un Parti de Gauche dont l'alliance contre nature avec le parti de Besançenot surprend les électeurs.

Robert

Suite à mon précédent commentaire il s'agit de l'hippodrome de Compiégne

Cécile Fortineau

Effectivement Robert, 57% des français n'ont pas été convaincus. Moi qui trouve que la rhétorique du président n'a pas changé, j'en déduis que ce sont les français qui évoluent, tant mieux! On les dits mous, qui ne se révoltent jamais, qui vont accepter toutes les réformes.... Si déjà les français (qui avaient voté Sarkozy) font la révolution dans leur tête et si possible dans les urnes en 2012, ce sera pas mal.

Quant à la gauche, pour ce qui est de la réforme des retraites, vous savez Robert que par exemple Ségolène Royal lance une pétition appelant à un référendum sur ce thème car une telle réforme (nécessaire!) ne peut se construire sans les citoyens dans la pseudoconcertation que l'on voit. Il n'y a pas qu'une seule façon de réussir cette réforme, celle qui nous est proposée est loin de régler tous les problèmes et toutes les injustices. La retraite, c'est avant tout un choix de société : comme toujours il faut définir ce que l'on veut, ce qui est bon pour les Hommes d'aujourd'hui et de demain et ensuite on voit comment on s'en donne les moyens et pas l'inverse, ce que fait systématiquement la droite (cf dogme d'un fonctionnaire sur 2 non remplacé au lieu de définir ce qui est souhaitable aujourd'hui en termes de services publics).

Sarkozy avait dit dans son programme en 2007 qu'il ne toucherait pas à la retraite à 60 ans. En mai 2008, il l'a confirmé en disant que la première raison pour laquelle il n'y toucherait pas c'est qu'il n'en a pas parlé pendant la présidentielle et que donc il n'en a pas le mandat des français! C'est lui même qui l'a dit. Sa réforme n'est pas légitime en plus d'être injuste et inefficace. La réforme constitutionnelle du 21/07/2008 permet d'organiser des référendums d’initiative populaire.

S'appuyer sur le peuple pour des réformes clés est courant : OBAMA pour sa réforme sur la santé l'a fait, LULA sur le thème de la sécurité aussi. La démocratie participative n'est pas un vain mot.
Pour signer la pétition référendum réforme retraites : http://petition.desirsdavenir.org/

Après la République abimée, vive la France humaine, fraternelle et réconciliée !

Robert

Je viens d'entendre l'interwiew télévisée de Madame BETTENCOURT, je suis scandalisé, elle est instrumentée et cela est indigne.

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